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Piraterie aerienne et droit international

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par Regina Doumit
Université de La Sagesse - DEA en Droit Public 2008
  

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Paragraphe 2 : les Associations

1- l'Association de transport aérien international

est une organisation est une organisation commerciale internationale de sociétés de transport aérien. Ces entreprises sont spécialement autorisées à consulter les prix entre elles par l'intermédiaire de cet organisme. Cette association, fondée à La Havane à Cuba en avril 1945, à été accusée d'agir comme un cartel, et de nombreux transporteurs à bas prix n'en sont pas des membres complets. Son siège social est situé à Montréal, dans la tour de la Bourse, et des bureaux à Genève, New York, Paris, Londres, et Singapour. Elle a jouée pendant plus de cinquante ans un rôle fondamental en permettant à l'aviation civile internationale de véritablement transcender les frontières nationales et les limites inhérentes aux accords bilatéraux. L'importance de ce rôle tient tant à la qualité de ses membres qu'à la nature des activités de l'Association.

L'IATA compte parmi ses membres la grande majorité des transporteurs aériens réguliers existant dans le monde. Les transporteurs qui effectuent des vols internationaux ont la qualité de membres actifs, et ceux qui n'assurent que des vols internes ont la qualité de membres associées. Ce recrutement a l'IATA de constituer un réseau quasi universel ou chaque membre peut agir comme agent ou mandataire d'un autre membre et émettre au nom de ce dernier un billet qui sera honorée sur presque toutes les lignes aériennes du

monde. La chambre de compensation de l'IATA permet aux transporteurs d'être débitées ou créditées suivant qu'ils auront simplement émis le billet et reçu le prix ou qu'ils auront effectuée le transport sans que le prix leur en ait été directement payé par le passager.

En 2006, elle regroupait 280 compagnies qui représentaient 95% du trafic mondial de passagers. Son directeur général depuis 2002 est l'italien Giovanni Bisignani.

Ils font aussi des règlements pour l'expédition d'articles dangereux et publient le manuel IATA de Règlement d'Articles Dangereux, une référence globalement reconnue par les compagnies aériennes transportant expédiant des produits dangereux.

Directement concernée par la piraterie aérienne, comment l'IATA a-t-elle réagi face à ce problème, et en particulier quel comportement a-t-elle adoptée vis-à-vis des compagnies aériennes de pays qui accueillent ou encouragent ces criminels ?

D'une manière générale, étant une association privée, l'IATA pourrait, pour faire respecter son point de vue, soit exercer des pressions économiques, soit appliquer des sanctions prévues dans ses statuts, soit enfin, suivant les cas, agir selon le droit privée devant un tribunal ordinaire.

En fait, l'IATA s'est bornée à exhorter les Nations Unies et ses agences, et les gouvernements, d'une part à prendre des mesures pénales contre les pirates,et, d'autre part, à mettre en oeuvre et à coordonner d'efficaces mesures préventives. Enfin, elle a vivement recommandée aux compagnies aériennes d'échanger toutes informations utiles concernant la sûreté.

Elle a évité d'exercer des pressions psychologiques ou économiques sur les Etats qui tolèrent ou encouragent les actes de piraterie aérienne, bien qu'elle ait vigoureusement pris position contre de tels agissements. Et cela pour deux motifs :

- d'une part, parce que ses membres, pour des raisons égoïstement économiques, n'ont pas voulu compromettre l'exploitation de lignes aériennes rentables par l'application de sanctions discriminatoires envers certaines compagnies, qui sont entre les mains de gouvernements très « souple » face au problème de la piraterie aérienne ;

- d'autre part, ses membres ont préférée se restreindre à leur domaine propre-la fixation des tarifs- plutôt que d'outrepasser leurs compétences, et donc de laisser la très difficile solution de ce problème essentiellement politique aux plus hautes autorités politiques de la communauté mondiale : le conseil de sécurité et l'assemblée générale des Nations Unies.

2-la fédération internationale des associations des pilotes de ligne

est une autre organisation technique29, fondée à Londres en 1948, qui groupe plus 100 000 pilotes originaires représentant plus ce que 100 associations dans le monde.

C'est certainement cet organisme qui a réagi de la manière la plus vigoureuse et la plus continue face au problème de la piraterie aérienne, en réclamant que des mesures soient prises, et en proposant des actions directes et concrètes contre les Etats qui favoriseraient ces actes.

29 www.ifalpa.org

En effet, les pilotes de ligne ont un intérêt personnel à la solution de ce problème. Pilotant presque tous les jours, la probabilité que leur avion soit détournée, sabotée, attaquée, ou qu'il explose en vol, et celle qu'eux mêmes soient menacées, tuées ou pris en otage, est considérablement plus élevée que la probabilité que telles éventualité adviennent aux déléguées à l'assemblée générale des Nations Unies, de l'OACI, ou d'une réunion de l'IATA. En effet, ces derniers n'effectuent que quelques vols par mois, et leur qualité de passager les expose moins que celle de pilote.

On comprend donc que l'IFALPA soit moins patiente que d'autres organisations internationales, et qu'elle prône l'action directe, tel le boycott par tous ses membres des vols en provenance et en direction d'un pays complice d'un acte de piraterie aérienne. Ainsi le 23 juillet 1968, un Boeing 707 d'EL AL, assurant la liaison Rome- tel Aviv, fut détournée par des terroristes palestiniens sur l'Algérie. Celle-ci libéra les passagers non israéliens, puis les femmes et les enfants israéliens. Après six semaines, l'IFALPA ayant menacée publiquement l'Algérie de pratiquer un tel boycott, ce pays libera immédiatement les passagers restants, l'équipage et l'avion.

Puis, au début du mois de septembre 1969, alors que deux Israéliens étaient détenus en Syrie à la suite du détournement d'un Boeing de la TWA sur Damas, l'IFALPA projeta de faire une grève générale de vingt quatre heures, afin d'alerter l'opinion sur le problème de la sécurité aérienne,

et d'obtenir la libération de ces deux passagers. Leur projet de grève souleva beaucoup d'oppositions, d'une part à cause des inconvénients qui en résulteraient pour les usagers des voies aériennes et, d'autre part, peut être, à cause de la perte financière que cela imposait aux compagnies aériennes.

Depuis lors, l'IFALPA s'est bornée à encourager les institutions, telle l'OACI, qui s'étaient attelées à ce problème, et à publier des exhortations, comme le 16 décembre 1969 par exemple, où elle demanda que la peine de mort soit infligée aux auteurs de détournements d'avions.

Cependant, à la suite de l'assassinat du pilote du Boeing de la Lufthansa détourné sur Mogadiscio, l'IFALPA menaça de déclencher une grève de quarante huit heures les 25 et 26 octobre 1977 afin d'obtenir de l'ONU l'ouverture urgente d'une session extraordinaire sur la piraterie. Elle a annulé son appel à la grève après avoir obtenu la promesse que les Nations Unies s'occuperaient rapidement du problème de la piraterie aérienne.

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo