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Les mécanismes de gestion de la dette publique intérieure du Cameroun. Cas de la titrisation

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par Guy Arsène NYANGOE
Université de Yaoundé II (SOA) - Diplôme d'études approfondies 2009
  

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B. LES PROCEDES DE SOUSCRIPTION

Il existe quatre principaux modes de souscription des titres (1). En ce qui concerne la souscription des EPN au Cameroun, deux principaux procédés sont utilisés (2) au Cameroun.

1. LES PRINCIPAUX PROCEDES DE SOUSCRIPTION

Le professeur Raymond MUZELLEC a classé ces procédés par ordre décroissant d'utilisation. L'opportunité de l'un ou de l'autre de ces procédés repose sur les objectifs que s'est assignés l'Etat. Ainsi donc, si les autorités émettrices des titres ont pour objectif l'achat rapide des titres émis, elles les vendront sans doute aux banques.

La technique consiste à « prendre ferme » les titres d'emprunt qu'elles revendront à leurs clients. Le procédé peut séduire à plus d'un tour parce qu'il est commode, sûr et rapide. Mais seulement, il est dommageable en raison du montant de la commission prise par les banques. L'achat des titres par les banques se fait ici de gré à gré ou par voie d'adjudication.

La souscription publique quant à elle est une technique de placement qui permet à l'Etat d'utiliser les guichets du Trésor pour atteindre le public186. La valeur maximale des obligations est précisée dans ce type de placement187.

184 Cf. MINFI DGI, Lettre N°3026/MINEFI/DI/LC/L du 04 décembre 2001 in « Recueil de doctrine administrative fiscale », P. 40 et s.

185CAA, Marché des effets publics négociables, op.cit, PP. 66 et S.

186 Il convient de noter que le Trésor ne joue pas seul ce rôle. Les autres agents de l'Etat tels que ceux de la poste, des banques nationalisées peuvent être mis à contribution dans ce cas d'espèce. Au Cameroun, la dette salariale qui a fait l'objet de titrisation a été entièrement gérée par le Trésor Public camerounais.

Mémoire présenté et soutenu publiquement par NYANGOE Guy Arsène Page 47

Les mécanismes de gestion de la dette publique intérieure du Cameroun : le cas de la titrisation

La vente des titres en bourse ou leur mise en adjudication sont deux procédés de recours au marché financier par l'Etat. L'un brille par sa discrétion tandis que l'autre l'est par sa simplicité. En effet, la vente des titres en bourse est un système dont l'avantage réside dans sa discrétion. Dans ce cas l'Etat peut créer des titres d'emprunt ou des EPN sans que le public en soit informé. Cette discrétion peut masquer une trésorerie difficile. Cependant, l'Etat se doit d'émettre les titres en petite quantité pour ne pas effondrer leurs cours.

La mise en adjudication des titres est un moyen destiné à simplifier les conditions de recours par l'Etat au marché financier et à mieux encadrer la concurrence entre les établissements financiers. Il existe deux formes d'adjudication à savoir : l'adjudication à la française et l'adjudication à la hollandaise. La différence entre les deux modes réside sur le montant de l'achat des titres émis. Dans le cas le de l'adjudication « à la Hollandaise », Robert FERRANDIER et Vincent KOEN affirment que « les ordres sont servis aux prix proposés par les adjudicataires, les offres dont les prix sont les plus élevés étant servies en priorité »188. Il n'y a donc pas un prix unique à l'émission, à la différence de l'adjudication « à la française ». Dans ce procédé, les offres retenues le sont toutes au prix marginal.

Un constat fort intéressant qui a une incidence sur le mode de placement des titres publics au Cameroun en général, et en particulier pour ce qui est de la procédure d'adjudication. Car a priori, la procédure d'adjudication « à la hollandaise » pourrait sembler moins coûteuse pour l'émetteur que l'adjudication « à la française ».

2. LES PROCEDES DE SOUSCRIPTION DES EPN

Au Cameroun, deux principaux procédés sont utilisés en matière de souscription des titres publics. Il s'agit de la vente aux banques et de la remise en adjudication. L'énumération de ces modes de placement des titres ne peut suffire à satisfaire la curiosité scientifique. Le choix de ces deux modes et le non recours aux deux autres procédés par l'Etat n'est pas sans fondement.

187 Cameroon Tribune N°10101/6302 du lundi 28 mai 2012 P. 10.

188 FERRANDIER (R) et KOEN (V), Marché de capitaux et techniques financières, op.cit., PP. 134-136.

Mémoire présenté et soutenu publiquement par NYANGOE Guy Arsène Page 48

Les mécanismes de gestion de la dette publique intérieure du Cameroun : le cas de la titrisation

En effet, de l'avis des spécialistes et des praticiens, les banques camerounaises sont en surliquidités. L'Etat n'étant pas un agent économique assimilable aux particuliers, il a pour fonction d'assurer la direction de l'économie. Le financement de l'économie par la vente des titres aux banques ne joue plus seulement le rôle de procédé exceptionnel de couverture des charges publiques, mais est également est un instrument d'intervention sur l'épargne et la consommation. Comme tel, il permet à l'Etat d'assurer certains équilibres fondamentaux de l'économie. La vente aux banques étant étroitement liée à la mise en adjudication des EPN, confère à celles-ci la possibilité d'acheter les obligations du trésor selon la procédure évoquée.

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