WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les relations économiques internationales et l'exploitation des ressources minières de la RDC

( Télécharger le fichier original )
par Dinah IRAGI KAJUCHI
Université Officielle de Bukavu - Licence en relations internationales 2011
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

4. OBJECTIFS DU TRAVAIL

Au travers du cadre conceptuel, de l'analyse et de la stratégie de mise tout au cours de cette étude, il ressort que notre attention s'est focalisée sur les objectifs suivants :

v Analyser les éléments qui concourent à l'exploitation illégale et artisanale des ressources minières de la RDC au préjudice de l'économie congolaise;

v Expliquer les enjeux autour de l'exploitation des ressources minières de la RDC de la part de la communauté internationale voire du pays et les défis à relever pour l'harmonisation ou la régulation du système dans ce domaine ;

v Démontrer le rôle et la place de la RDC dans les relations économiques internationales ou dans la dynamique de coopération politico-économique.

5. ETAT DE LA QUESTION

Le thème « les relations économiques internationales et l'exploitation des ressources minières en RDC » que nous avons choisi d'analyser est au coeur des préoccupations de plusieurs observateurs et chercheurs depuis un temps.

Quoique n'ayant pas encore été exploité largement et selon qu'il s'agit des relations économiques internationales ou des ressources minières de la RDC, quelques ouvrages et/ou travaux ont traité des thèmes proches du notre. Du nombre de ces travaux, pouvons retenir les suivants :

D'abord, Pierre BARACYESTE, avec son ouvrage portant sur « l'enjeu géopolitique des transnationales minières au Congo »1(*), montre que la mégestion des dirigeants a un impact négatif sur les échanges inter frontaliers. Il présente la RDC comme le cas typique de tragédie africaine car, même en étant un pays situé au coeur de l'Afrique, fertile et pourvue de plus grandes et de plus précieuses matières premières, subit le revers de la dégradation de la situation socio-économique.

Les dirigeants congolais sont, pour lui, des dinosaures et des barons qui laissent illégalement traverser les frontières des kilos des matières premières à destination des comptoirs des Etats voisins en occasionnant des guerres partout où peuvent se trouver celles-ci dans l'unique but de permettre leur exploitation. Ainsi, par exemple, le régime de Kigali a toujours profité de la mauvaise gestion et des troubles à l'Est de la RDC pour exploiter illégalement des ressources minières.

Dans son analyse, il se penche seulement sur la responsabilité qui revient aux dirigeants de la région des grands lacs dans la recrudescence des guerres et la pauvreté qui ravagent cette région en mettant de côté toutes les alliances qui se concluent entre plusieurs Etats au moyen des milices et des groupes armés opérant en RDC.

Ensuite, Rigobert MINANI, dans « la problématique des ressources minières en RDC : état de lieux et perspectives »2(*), décrit bien la situation de la RDC en tant que scandale géologique des ressources naturelles, particulièrement minières, mais dont la grande majorité croupit dans une misère indescriptible. Cet auteur cherche à analyser et à comprendre les problèmes liés aux ressources naturelles ou minières en vue de la relance de l'économie nationale car il ne fait pas de doute que le secteur minier représente un enjeu important pour le redressement du pays à condition que les dirigeants observent certaines contraintes objectives, notamment en rapport avec la bonne gouvernance ou la réglementation dans le domaine de l'exploitation des minerais.

Enfin, Serge SUR, dans son ouvrage en rapport avec « les relations internationales »3(*) donne une lecture plus intelligible de la coopération internationale en disant que la coopération suppose l'action commune conjointe et/ou coordonnée par des partenaires indépendants agissant chacun pour son compte mais associant leurs conduites de façon connue pour la mise en oeuvre des opérations limitées.

SUR soutient que l'internalisation des échanges économiques est un phénomène marquant du vingtième siècle en étant liée à diverses raisons. Elle est d'abord le produit du processus volontariste et donc inter étatique, lequel relève d'une logique politique lorsqu'on mesure le danger d'une compétition sans règles. La logique est alors directement économique lorsqu'il s'agit de favoriser la croissance et un enrichissement dont parfois les bénéficiaires les plus immédiats ne sont pas alors les Etats mais plutôt les firmes multinationales qui voient s'ouvrir devant elles de nouveaux marchés, s'élargir et se diversifier le champ d'action.

Jacques FONTANEL, dans « L'économie des armes »4(*), postule que, dans son histoire, l'économie a souvent été considérée comme une arme ou comme un moyen de pression dans les conflits. Mais, pense-t-il, le renforcement des interdépendances financières et industrielles lui donne une importance encore plus grande dans les stratégies diplomatiques et militaires contemporaines.

Aux questions de savoir si l'économie constitue un champ de guerre ou si la guerre est un phénomène économique, ou autrement-dit, elle dépend en dernier ressort de seules variables économiques, il estime que, dans une situation mondiale de crise, les armes économiques sont couramment utilisées vers l'extérieur pour affaiblir l'adversaire potentiel ou pour tenter de redresser une situation économique interne difficile. Il pense que la guerre économique intéresse tous les pays et que ses principales armes sont particulièrement efficaces. Actuellement, l'expression de la puissance se manifeste autant dans l'ordre économique que dans l'ordre militaire, lequel est d'ailleurs tributaire du premier.

En ce qui nous concerne, et comme cela ressort déjà de notre objet d'étude ci-haut défini ; nos investigations, à la différence des précédentes, tout en tenant compte de leurs analyses ou critiques, s'emploie à analyser la façon dont les puissances émergentes, les Etats ou sociétés multinationales exploitent les ressources minières de la RDC. Nous dégageons par la suite l'impact de ces ressources sur la configuration et la conduite des relations économiques internationales de la RDC avec ses partenaires tout en présentant les enjeux que cela constitue de part et d'autre.

* 1BARACYESTE, Pierre. L'enjeu géopolitique des transnationales minières au Congo, Ed. Complexe, 1999

* 2MINANI, Rigobert. « La problématique des ressources minières de la RDC : état de lieux et perspectives », In congaf n°471, Kinshasa, CEPAS, 2007

* 3SUR, Serge. Les relations internationales, 4ème Ed. , Paris, Montchrestien, 2006

* 4FONTANEL, Jacques. L'économie des armes, Paris, La Découverte, 1983

précédent sommaire suivant






Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy








"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille