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Interactions et ancrage territorial des industries créatives: le cas de la Belle-de-Mai à  Marseille


par hélène sEVERIN
Université Aix-Marseille - Master 2 géographie du développement 2015
  

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b) PORTER pour l'innovation et la compétitivité

o de l'oubli de l'enseignement des analyses en matière de système national d'innovation...

Selon FREEMAN (1988), l'innovation technologique ne peut se comprendre indépendamment du contexte socio-institutionnel dans lequel elle s'insère et qui la favorise. Puis, d'autres auteurs comme CARLSSON et STANKIEWICZ en 1991, LUNDVALL en 1992, METCALFE, 1995, FREEMAN en 1995, NELSON en 1988 et 1993 ont étudié ce concept d'une manière plus approfondie. Selon eux, « l'innovation ne peut être appréhendée uniquement d'un point de vue micro-économique [...] mais il est nécessaire d'intégrer des éléments contextuels à l'entreprise qui relèvent du pays dans lequel elle est localisée. ». Ces analyses en matière de systèmes d'innovation vus à échelle nationale ont fait l'objet de nombreuses critiques (DELAPLACE, 2001). Ainsi, on aboutit à une remise en question de cette étude. L'existence de « déséquilibres régionaux dans l'innovation et les performances de croissance » (Mac KELVEY, 1991) suppose que la nation n'est pas l'échelle la plus pertinente et que les espaces intra-nationaux pourraient jouer des rôles bien plus fondamentaux dans la capacité des firmes à innover.

o ... à la nécessité d'articuler les différentes échelles spatiales de l'innovation

C'est PORTER (1999) qui choisit le premier d'analyser différentes échelles spatiales de l'innovation. Son étude du concept de cluster a rapidement été utilisée comme politique économique. Néanmoins, son analyse reste une analyse plutôt globale des déterminants de la compétitivité d'une entreprise. Selon lui, « la compétitivité des firmes dans une industrie et un pays donnés peut être analysée à partir de quatre grands déterminants stratégiques qui se renforcent les uns les autres (le contexte de la stratégie et de la rivalité d'entreprises, les conditions des facteurs de production, les conditions de la demande et les industries connexes et reliées qui constituent, au sens strict avec l'industrie considérée, le cluster) » (DELAPLACE, 2011). Les grappes industrielles (par traduction du terme « cluster ») sont le produit des interactions entre ces quatre éléments. Ces quatre déterminants représentent donc l'avantage concurrentiel des entreprises. Le cluster ne fonctionnera donc que si ces quatre déterminants entre en relation et pas seulement au niveau local (toujours selon PORTER). Si ces quatre éléments entrent en relation, alors le cluster sera une concentration géographique d'entreprises d'un même secteur qui collaborent et qui seront en concurrence.

PORTER voit également le cluster comme auto-renforçant. En effet, il permettrait de stimuler les stratégies compétitives des firmes ; et les firmes, par leurs stratégies compétitives, renforceraient la compétitivité du cluster. Toujours selon lui, l'organisation d'un écosystème de type cluster permettrait l'accroissement de la productivité des firmes et des industries, le renforcement de leur capacité d'innovation et la stimulation du développement de nouvelles activités et de nouvelles firmes. PORTER, contrairement à de nombreuses théories, utilise les comportements individuels ainsi que la dimension spatiale pour comprendre les changements. Grâce à ce changement, on peut ainsi étudier les relations qu'ont les acteurs entre eux et non plus les entreprises entre elles.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie