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La méditation de la pleine conscience : outil pédagogique et soutien aux apprentissage ?


par Ronan LE JONCOUR
Université De Provence UFR de Psychologie - Master Recherche 2 2011
  

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Relation Affective et Émotions :

Nous avons choisi de baser l'étude en adoptant une approche centrée sur la personne. Par conséquent, ce qui nous a semblé le plus judicieux est une approche systémique ou approche par relation circulaire, et par conséquent selon une dynamique d'échange du sujet avec son milieu (voir le schéma ci-après).

Tout comportement s'insère dans le contexte d'autre comportement qui le précède et qui le suivent. Il synthétise nécessairement et à chaque instant : attentes, désirs, stratégies, anticipations, valeurs, émotions, impressions et pressions, conscient et inconscient.

Figure 1 : Circularité de la relation Je / Tu ou Sujet / Objet.

Légendes :

Pensées  = cognitif, images mentales, dialogue interne, valeurs affichées, projets, besoins identifiés par la personne.

Émotions = ressentis, impressions, sensations, état physique, besoins ressentis, tel qu'identifiés et nommés par la personne.

Comportement = ce qui est visible, audible, constatable, enregistrable par une caméra et/ou un magnétophone : les faits.

Les pensées et émotions ne sont pas accessibles directement par le vis-à-vis, mais déduites de ce qu'il perçoit, sent ou ressent. Pour chacun, les liens entre les trois pôles (Cognition / Émotion / Conation) sont fort et « évident » alors qu'ils sont différents d'une personne à une autre.

a) Notion d'antériorité : production de notre d'esprit

Pour respecter les sens de notre travail, approche centrée sur la personne, nous allons étudier le point de départ, l'esprit.

Avant même de nous retrouver dans une situation stressante due à un événement extérieur, c'est à dire confronté à un événement extérieur à nous même, nous allons nous pencher sur l'étude de la personne en tant que sujet autonome et créateur de ses émotions.

Comme nous l'avons vu précédemment, le comportement est supporté par un état d'esprit qui synthétise à tout moment l'état interne dans lequel nous nous trouvons.

Les émotions de base naissent de l'état d'esprit tendu dans lequel nous nous trouvons,une tension qui oscille en permanence entre peur et espoir.

La tension elle-même ayant pour origine le fait que nous cherchions à saisir et retenir quelque chose. Et cette chose est elle-même produite par le flot incessant de pensées qui traverse notre esprit, cette pré-occupation permanente qui fait la distinction entre l'homme et l'animal, notre cortex.

En quoi peur et espoir pourrait être source de déséquilibre ?

La PEUR de voir se reproduire une situation qui remonte à nous comme un souvenir, cette peur à pour effet de contraindre notre esprit ce qui a pour conséquence de réduire et de limiter ses capacités de réflexions, son champ d'action. Les conséquences secondaires peuvent être l'apparition de frustrations, de sentiments négatifs, voir de colère.

L'ESPOIR, de voir se réaliser un rêve, un projet, cet espoir à pour effet de « projeter » notre esprit à l'extérieur ayant pour conséquence, là aussi, de réduire et de limiter ses capacités de réflexions, son champ d'action. L'idée intense de déjà y être et de retenir la chose a pour conséquence de nous empêcher de réfléchir aux étapes de sa réalisation. Les conséquences secondaires peuvent être du même ordre que précédemment.

Dans le point suivant nous verrons comment GOLEMAN a classifié la compétence à observer ce type de phénomènes.

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