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Le rôle et l'impact des BRICS en Afriquepar Pacifique ISSA AMURI Université de Lubumbashi - Licence en droit public 2025 |
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UNIVERSITE DE LUBUMBASHI FACULTE DE DROIT Département de Droit Public Le rôle et l'impact de BRICS en Afrique Mémoire présenté et défendu en vue de l'obtention du titre de Licencié en Droit. Par ISSA AMURI Directeur : MUMBAKAKUDJI Martial Professeur associé Année Académique 2024-2025 I EPIGRAPHIE
La pacification est une richesse ISSA AMURI Pacifique ISSA AMURI PACIFIQUE II IN MEMORIAM A toi notre cher Révérend pasteur IBICU EYAKI Eddy , que la terre de nos ancêtres a arraché sitôt, tes innombrables souvenirs marquants ne nous ont pas laissé indifférent, de là où vous êtes, sachez que votre semence a porté des fruits. A jamais dans nos coeurs papa . Que la terre de nos ancêtres te soit douce et légère, maman ABEA M'MINDJE, tes conseils ont contribué à notre épanouissement. Les circonstances de la vie ont précipitamment expiré vos séjours sur terre Que vos âmes reposent en paix et vous soyez tous glorieux au paradis III DEDICACE Je dédie ce modeste travail qui est le fruit de plusieurs Années d'étude à : Mes chers et respectueux parents en récompense de leurs sacrifices et leur clairvoyance qui m'ont servi et me serviront tout au long de ma vie Mon frère MFAUM IBRAHIM et toute sa famille Mon pasteur ADONIS MACHINDAKO Toute la communauté EMO 'YA M'MBONDO ETUDIANT LUBUMBASHI ISSA AMURI pacifique IV REMERCIEMENTS La rédaction de ce travail, n'a pas été sans appui extérieur, il nous serait donc ingrat de ne pas adresser nos remerciements à toute personne qui, de près ou de loin y a apporté sa contribution. A tout seigneur, tout honneur. Nos remerciements s'adressent tout premièrement au Père céleste lui qui nous a dotés de l'intelligence, la force, le courage et les moyens pour l'élaboration de ce travail. Nos profondes gratitudes s'adressent à tous les professeurs, chefs de travaux et assistants de l'Université de LUBUMBASHI en général ainsi que ceux du département du droit public en particulier qui ont contribué à notre formation tout au long de notre parcours académique. Les mots nous manquent pour exprimer clairement et exactement notre gratitude à Monsieur le professeur MUMBA KAKUDJI martial qui, en dépit de ses multiples occupations s'est donné corps et âme pour la direction de ce travail en mettant à notre disposition tout son talent, son expérience, son savoir-faire et pour sa rigueur scientifique qui nous a stimuler de bien évoluer avec notre travail Nos chers parents biologiques, AMURI MWENEALANGA yote kwa bwana et MWALIHASHA BI'ANGWA, pour nous avoir montré le chemin de l'école, entretenu constamment et ravivé en nous le goût scientifique et le désir d'apprendre. Quoi que nous fassions, nous ne saurons jamais vous remercier comme il se doit. Votre affection nous couvre, votre bienveillance nous guide, et votre présence à nos côtés a toujours été ma source énergétique pour affronter les différents obstacles de ma vie, nous vous somme reconnaissant Nous remercions infiniment notre grand frère MFAUM IBRAHIM et sa femme REBEKA MFAUM des nous avoir financé tout au long de notre parcours universitaire. Nous vous remercions chaleureusement pour votre soutien financier. Votre bourse nous a permis de poursuivre nos études en toute sérénité. Votre confiance en nous nous encourage à persévérer dans nos études et à atteindre nos objectifs, malgré toutes les charges familiales, vous vous êtes donné corps et âme pour ma vie, Je vous suis très reconnaissant pour votre générosité. Nous adressons nos remerciements à nos chers frères et soeurs, cousins et cousines : ABEDI AMURI, ADELARD AMURI, IMANI ABEDI, MUSA AMURI, UNGWA AMURI, ILONDELO ESUBE, MAKENE WACHIBA, MMASA EBWATELO, BILOMBELE ASUMANI BILAS pour votre encouragement et soutien. V Nos sincères remerciements les plus sévères à tous les frères et soeurs en christ de l'église CECAM pour votre amour et l'assistance manifester auprès de nous durant notre parcours académique que le bon Dieu vous patafiole. Tous nos sentiments de gratitudes s'adressent également à toute la communauté EMO 'VA M'MBONDO ETUDIANTS LUBUMBASHI et tous les membres du groupe TUSUNGULANE : pour tout votre soutien moral, matériel et spirituel. Sans oublier notre bien aimée AWA BLANDINE pour ton encouragement et ton soutien durant la rédaction de ce travail Il ne suffit pas de disposer des moyens pour réussir dans la vie, le milieu et le climat de travail sont aussi des éléments favorisant la réussite. Ainsi, il serait ingrat de terminer sans remercier tous les amis, camarades et compagnons de lutte qui nous ont entouré d'un grand amour, d'un esprit de collaboration, nous rendant ainsi aisé, la compréhension et l'appréhension des cours. Mes chers collègues, chers amis voisins, voisines, par ces quelques lignes, trouvez en nous toute notre gratitudes pour tous ce que vous avez fait et vous avez été pour nous. Nous sommes limités par l'espace et par le temps. Que tous ceux qui d'une manière ou d'une autre, de loin ou de près, nous ont aidé durant notre cursus académique et dont le nom ne figure pas ici, à tous nous disons infiniment merci et que le très haut vous rende le centuple. ISSA AMURI pacifique VI SIGLE ET ABRÉVIATIONS BRICS: Brésil, Russie, Inde, chine et Afrique du Sud BRI: Belt and Road Initiative BNDES: Banque nationale brésilienne de développement économique et social CSS: Coopération Sud-Sud FOCAC: Forum sur la coopération sino-africaine FMI : Fonds monétaire international IBSA: Inde-Brésil-Afrique du Sud. IBAS: Inde, Brésil et Afrique du Sud IDE: environnement de développement intégré MBB: Nouvelle Banque de Développement ODD: Objectifs de développement durable RD: Recherche et le développement RDO: Règles d'origine RDC: République Démocratique du Congo ONU: organisation de nations unies OCDE: Organisation de Coopération et de Développement Économiques, PPTE: Pays Pauvres Très Endettés» ZES: zones économiques spéciales 1 INTRODUCTION Dans le rapprochement de quatre pays aux vastes territoires, est né les BRIC : le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine, auxquels s'est intégré l'Afrique du Sud en 2011. En effet, c'est au sommet de Iekaterinbourg en 2009, le groupe des BRICS a pris la forme d'une conférence diplomatique à part entière, donnant lieu à un sommet par an, se déroulant à tour de rôle dans chacun des cinq États. Le but de ces sommets est d'affirmer la place majeure de ces pays sur la scène internationale, et de mettre en scène leur poids économique et politique, en particulier au regard d'autres États ou groupes d'États comme les États-Unis ou l'Union européenne. Devant le succès de la formule instantanément adoptée par le monde de la finance, entérinée par le monde académique, puis adoptée par celui politique et la toile institutionnelle mondiale, cet extension de périmètre du BRICS a été critiquée par de nombreux économistes et analystes de marché, dont Jim O'Neill, le créateur dudit concept.1 Les BRICS sont devenus des acteurs majeurs sur la scène économique mondiale. Leur influence s'est progressivement étendue au continent africain, où ils jouent un rôle de plus en plus important dans les dynamiques de développement. Ce partenariat Sud-Sud a profondément transformé les relations économiques et politiques entre les pays du Sud, offrant de nouvelles perspectives mais suscitant de nombreuses interrogations sur les points tels que la durabilité des relations, l'impact sur les inégalités, les rivalités régionales, la souveraineté régionale... Les pays du BRICS affichent aujourd'hui une présence accrue sur le continent africain, multipliant leurs relations diplomatiques, économiques et commerciales avec un nombre croissant de pays d'Afrique2. Depuis le début des années 2000, les ressources dont regorge ce continent sont de plus en plus convoitées par la Chine et ses partenaires des BRICS qui en ont besoin pour assurer leur propre développement national. L'étude du rôle et de l'impact des BRICS en Afrique est une thématique particulièrement pertinente dans le contexte de la mondialisation et des nouvelles dynamiques géopolitiques. L'objectif principal de cette étude est de comprendre les transformations profondes que connaissent les relations économiques et politiques entre l'Afrique et les pays 1LOÏZZO CLARA, « Les BRICS passent de 5 à 10 membres et deviennent les BRICS+ », brève de Géoconfluences, novembre 2023. Mise à jour en janvier 2024. 2 O'NEILL JIM, Building Better Global Economic BRICs, Global Economics, Paper 66, Goldman Sachs, 30 Novembre 2001 3 Marcel YABILI «Chronique d'une colonisation chinoise» 4V. KALUNGA TSHIKALA ; Rédaction des mémoires en Droit, Guide pratique, Ed. COL, Lubumbashi, pp0-21. 2 émergents que sont le Brésil, la Russie, l'Inde, la Chine et l'Afrique du Sud. En d'autres termes, il s'agit de décrypter les enjeux, les opportunités et les défis liés à ces partenariats. Certains craignent que l'élargissement des BRICS ne signe l'acte de naissance d'un nouveau néo-colonialisme, cette fois asiatique. Ce sont les occidentaux qui disent cela car ils perdent leur influence en Afrique, mais ce n'est pas toujours le cas3. La phrase met l'accent sur les acteurs extérieurs, mais les pays africains ne sont pas des victimes passives. Ils ont leurs propres intérêts, leurs propres stratégies et peuvent tirer parti de la multipolarisation, Les relations entre les BRICS, l'Afrique et les puissances occidentales sont complexes et multidimensionnelles. Elles ne se réduisent pas à une simple opposition entre anciens et nouveaux colonisateurs. Cette pensée peut laisser entendre que les acteurs agissent de manière uniforme et intéressée, sans considération pour les réalités locales. C'est une vision caricaturale qui ne rend pas compte de la diversité des situations et des motivations. La domination de la Chine et l'influence de l'Inde au sein des BRICS+ pourraient accélérer cette mutation. La concurrence entre les membres pour l'accès aux ressources naturelles africaines pourrait exacerber les conflits locaux et régionaux, comme observé dans des pays riches en ressources où les intérêts étrangers divergent. De plus, les accords de coopération et les investissements des BRICS+ risquent d'accroître la dépendance économique et politique des pays africains envers ces puissances émergentes. Étant donné leur pouvoir de négociation limité, les pays africains devront renforcer leur capacité à prendre des décisions indépendantes et à défendre les intérêts de leur population, notamment en matière de politique économique et de développement. La (re)négociation des conditions des prêts et investissements est un exemple où les puissances dominantes imposent certaines politiques économiques et sociales, réduisant ainsi la marge de manoeuvre des gouvernements africains. La pertinence et les perspectives de l'Afrique dans le Sud global pourraient ainsi s'y jouer ! II. ETAT DE LA QUESTIONFaire un état de la question signifie pour le professeur Victor KALUNGA TSHIKALA, un relevé des publications antérieures qui, de manière directe ou indirecte, ont porté sur un même thème et non sur un même sujet que celui abordé par le chercheur4 » Pour BALLEY GULLER soutient que la lecture d'ouvrages des chercheurs permet de présenter leurs pensées, d'apprécier les difficultés qu'ils sont rencontrées et les 3 moyens qu'ils ont utilisé pour les surmonter et de saisir l'originalité de leur contribution et des lacunes qu'un autre chercheur devra combler. Elle permet en outre d'utiliser les résultats déjà acquis afin que la recherche à entreprendre soit mieux faite et plus utiles.5 Vu que nous ne sommes pas le premier à pouvoir aborder ce sujet et La probité, l'honnêteté scientifique exige à ce que nous puissions inventorier tous les travaux de nos prédécesseurs qui ont eu à mener leurs recherches dans le même domaine que nous, afin d'éviter de faire un travail de routine, de contre dire ou d'aboutir sur le même résultat. Ce pourquoi nous avons retenu ces quelques travaux ci-après : LAURENT DELCOURT, dans son ouvrage, intitulé « Un BRICS+ : une perspective critique » affirme que: depuis une quinzaine d'années, les BRICS s'affirment sur la scène mondiale, bousculent les équilibres géopolitiques et questionnent les inégalités inhérentes au système économique postcolonial dominé par l'Occident. OEuvrant à la construction d'un monde multipolaire, plus en phase avec leur poids économique et démographique, ils cristallisent les aspirations du Sud global à s'affranchir d'un ordre international perçu comme injuste, incapable de répondre à ses besoins de développement et aux grands défis de l'humanité6. Conformément à notre recherche, cet auteur met en lumière le rôle des BRICS en tant qu'acteurs émergents sur la scène mondiale, qui cherchent à réformer un ordre international perçu comme injuste, tout en représentant les aspirations des pays du Sud global. Voici comment cela se compare et se distingue du rôle et de l'impact des BRICS en Afrique. Il a reconnu que le système économique mondial actuel présent des inégalités, notamment pour les pays en développement. Les BRICS, en tant qu'alliance, visent à remédier à ces déséquilibres, ce qui résonne avec les besoins et les aspirations des pays africains. L'accent mis sur les besoins de développement dans le Sud global est également pertinent pour l'Afrique. Les pays africains espèrent tirer parti de leur relation avec les BRICS pour promouvoir un développement qui soit plus inclusif et durable. Le rôle des BRICS en Afrique est souvent plus axé sur des enjeux régionaux spécifiques, tels que la sécurité alimentaire, l'accès à la technologie et l'amélioration des infrastructures. Les défis uniques auxquels fait face l'Afrique peuvent ne pas être pleinement pris en compte dans une analyse plus large. 5 G. BALLEY, La recherche en sciences humaines, éd. Universitaire, Paris, 1970, p. 33. 6 D. LAURENT, BRICS+ : une perspective critique, p 7 4 Dans le cadre des BRICS, les pays membres ont des intérêts variés et parfois divergents. En Afrique, il existe également des dynamiques internes complexes entre les pays africains eux-mêmes, ce qui peut influencer leur capacité à agir collectivement au sein de l'alliance des BRICS. Bien que les aspirations et les critiques des BRICS sur la scène mondiale et en Afrique partagent des points communs, le contexte régional, les dynamiques internes et les niveaux d'engagement diffèrent considérablement, ce qui influence la manière dont ces pays interagissent avec les BRICS et exploitent cette alliance pour leurs propres intérêts. Par James-WILLIAM GBAGUIDI ; dans son article intitulé « Les BRICS en Afrique, une histoire de perception. Entre espoirs et risques de désenchantement »7 Il a signalé qu'il sera nécessaire pour les pays africains de ne pas se laisser enfermer dans le rôle exclusif de fournisseurs de matières premières pour les BRICS, mais surtout d'élaborer des politiques communes mutuellement bénéfiques afin d'accélérer le développement du continent. Car, c'est dans les stratégies individualistes du « chacun pour soi » que se cachent les causes des échecs de nombre de partenariats antérieurs entre l'Afrique et le reste du monde conformément à notre recherche nous pouvons ainsi dire que les pays africains doivent chercher à établir des partenariats qui ne se basent pas uniquement sur l'extraction de ressources, mais qui incluent des investissements dans des secteurs tels que l'éducation, la technologie et l'infrastructure. Cela permettrait d'assurer un développement durable et diversifié. Cette idée appelle à une transformation du rôle traditionnel des pays africains dans le cadre de leurs relations avec les BRICS, en les incitants à devenir des acteurs proactifs dans la définition de leur avenir économique et social. AGNÈS ADÉLAÏDE METOUGO dans un entretien avec Laurent Delcourt8, souligne que la relation commerciale entre les BRICS et l'Afrique présente des défis importants, mais aussi des opportunités pour amorcer un développement autocentré. Mais cela passe par une stratégie proactive de diversification économique, de valorisation de ses ressources, de renforcement de ses capacités industrielles et de ses capacités de négociation et, bien sûr, par l'achèvement du processus d'intégration régionale. À ces conditions, l'Afrique pourra se libérer de cette Dépendance du passé et s'engager sur la voie d'un développement durable et inclusif. 7James-WILLIAM GBAGUIDI, « Les BRICS en Afrique, une histoire de perception. Entre espoirs et risques de désenchantement » mis en ligne le 25/06/2014, pp112 à 113. https://doi.org/10.3917/afco.248.0112. 8Une opportunité pour rejeter les diktats imposés par les Occidentaux » www.cetri.be/Les-BRICS-et-l-Afrique-Entretien du 18/06/2024 9 Coopération de l'Afrique avec les pays« brics » une troisième voie pour le développement de l'Afrique (2013) 5 Il est crucial de transformer la dépendance actuelle en une relation de partenariat mutuel (d'égal à égal) qui soit bénéfique pour l'Afrique. Cette idée souligne la nécessité d'une relation commerciale entre les BRICS et l'Afrique qui soit mutuellement bénéfique et axée sur le développement autocentré. Voici comment cette idée se compare et se distingue du rôle et de l'impact des BRICS en Afrique, Les pays africains cherchent à transformer leurs relations avec les BRICS pour qu'elles ne soient pas unilatérales, mais plutôt basées sur des intérêts communs. Elle propose une stratégie proactive venant des pays africains pour transformer leur relation avec les BRICS, le rôle actuel des BRICS peut parfois être perçu comme réactif, où les pays africains doivent s'adapter aux dynamiques imposées par les puissances émergentes du groupe. Cet auteur partage plusieurs points communs avec notre recherche, notamment l'accent mis sur l'égalité, la diversification économique et le renforcement des capacités. Cependant, elle se distingue par son appel à une initiative proactive de la part des pays africains pour transformer leur dépendance historique en partenariats véritablement mutuels, adaptés aux besoins spécifiques du continent. FODÉ SALIOU TOURÉ, dans son article, intitulé « la coopération de l'Afrique avec les pays« brics », une troisième voie pour le développement de l'Afrique9 » souligne que pour améliorer la contribution de ces nouvelles relations au développement du continent, celui-ci doit, entre autres, éviter le piège des matières premières Dans sa trajectoire économique en mettant l'accent sur l'impératif de la diversification de ses Structures économiques afin d'améliorer la compétitivité des économies africaines et de Renforcer l'intégration régionale. Les liens de coopération avec les pays BRICS pourraient Être renforcés grâce à une diversification des économies africaines dans des secteurs comme L'agriculture, les services et l'industrie manufacturière, ce qui permettrait d'élargir la base D'exportation très limitée du continent et améliorer 1' insertion des économies africaines dans L'économie mondiale. Les partenariats conclus avec les pays BRICS s'élargissant rapidement, L'intégration économique régionale dans le processus de coopération devient nécessaire de créer des économies d'échelle susceptibles de donner une nouvelle impulsion aux échanges commerciaux et aux flux d'investissement et de permettre à 1 `Afrique d'assurer sa Compétitivité dans l'économie globale. 6 Les propos de cet auteur sur le développement de l'Afrique en relation avec les BRICS mettent en avant des thèmes centraux qui résonnent avec le rôle et l'impact de ce groupe sur le continent. Voici une analyse des similarités et des différences : Tant cette idée que le rôle des BRICS soulignent l'importance de diversifier les économies africaines pour éviter la dépendance aux matières premières. Cela reflète une compréhension commune que la diversification peut accroître la résilience économique et améliorer la compétitivité. Renforcer les liens de coopération avec les pays BRICS est également en phase avec la manière dont ces pays cherchent à établir des partenariats stratégiques avec l'Afrique, notamment dans des secteurs clés comme l'agriculture, les services et l'industrie manufacturière. L'auteur propose une approche proactive où les pays africains prennent des initiatives pour diversifier leurs économies et renforcer leur intégration régionale. En revanche, le rôle des BRICS peut parfois être perçu comme réactif, où les pays africains doivent s'adapter aux dynamiques imposées par les puissances émergentes. Son idée partage plusieurs points communs avec le rôle et l'impact des BRICS en Afrique, notamment la nécessité de diversification économique et d'intégration régionale. Cependant, elle se distingue par son appel à une initiative proactive de la part des pays africains, son accent sur la création d'économies d'échelle, et sa focalisation sur des secteurs spécifiques pour améliorer l'insertion du continent dans l'économie mondiale. III. PROBLÉMATIQUE ET HYPOTHESE 1) PROBLÉMATIQUE La problématique est encore définie par le professeur, Docteur ISANGO IDI WANZILA10 est entendue comme un procès ré flexionnel, et l'art d'élaborer et de poser clairement son problème aussi le résoudre en suivant leur transformation dans la réflexion scientifique comme une théorie philosophique. MULUMBATI NGASHA Adrien11 définit la problématique comme une série des questions faisant l'objet d'étude qu'un chercheur se pose au sujet d'un phénomène qu'il étudie. Partant de notre travail, vu que les brics Les BRICS sont devenus des acteurs majeurs sur la scène économique mondiale. Leur influence s'est progressivement étendue au 10 I. ISANGO, Cours de Méthode de travail scientifique, G1 SPA, 2003, Pp 13-14. 11 MULUMBATI NGASHA, Sociologie Générale, Lubumbashi, éd. Africain, 1971, p.236 7 continent africain, où ils jouent un rôle de plus en plus important dans les dynamiques de développement. Portant dans les dynamiques de développement, nous avons eu a formulé quelques questions pour nous permettre a bien mené nos recherches ? Quel est le rôle des brics dans le développement économique et social des pays africains et quels impacts cela t'il sur les relations internationales en Afrique ? ? Comment les investissements des BRICS influencent-ils le développement économique et social des pays africains, et quels en sont les impacts à long terme ? ? Dans quelle mesure la coopération entre les BRICS et les pays africains renforce-t- elle la souveraineté économique de ces derniers face aux influences occidentales ? Ainsi, nous tâcherons de répondre, dans la mesure possible, aux questions ci-haut posées. 2) HYPOTHESES Il est évident que l'on ne peut pas parler de l'hypothèse sans qu'on ne sache préalablement ce que cela veut dire. Il importe de ce fait qu'il nous soit permis de définir le concept hypothèse. C'est ainsi que SHOMBA KINYAMBA, dans son ouvrage intitulé : « méthodologie de la recherche scientifique » conçoit l'hypothèse comme une série des réponses qui permettent de prédire la vérité scientifique au regard des questions posées dans la problématique.12 MULUMBATI NGASHA Adrien, dans son ouvrage de la sociologie générale, définit l'hypothèse comme étant la proposition des réponses provisoires aux questions que l'on se pose à propos de l'objet de recherche formulé en des termes tels que l'observation et l'analyse qui puissent trouver des réponses. Étant donné que tout travail scientifique repose sur des bases précises lui permettant ainsi de dégager des théories fiables, le but d'une hypothèse scientifique est aussi de parvenir à fournir une explication générale ou restreinte aux phénomènes étudiés.13 Pour Raymond QUIVY et Luc VAN CAMPENHOUDT l'hypothèse comme une proposition qui anticipe une relation entre deux termes qui, selon les cas, peuvent être des concepts ou des phénomènes14. Ce qui veut dire plus clairement que dans le cadre d'une recherche scientifique l'hypothèse est une affirmation ou une réponse provisoire, présomptueuse et vraisemblable à la 12 SHOMBA KINYAMBA, Méthode de la recherche scientifique, UNIKIN, 2002, p.87, inédit. 13 MULUMBATI NGASHA, Sociologie Générale, Lubumbashi, éd. Africain, 1971, p.236. 14Raymond QUIVY et Luc VAN CAMPENHOUDT, Manuel de recherche en sciences sociales, 2eme ed, Dunod, Paris, 1995, p.117. 15Russia les particularly interested in gaining control over the supply of oil and natural gas from Africa to European countries. » (Volman, 2009, p. 12). 8 problématique et qui résulte des faits connus même empiriquement et qu'il faudra vérifier par des données pour l'infirmer ou l'affirmer. C'est pourquoi pour notre travail, nous allons avancer les hypothèses aux questions de notre problématique en disant que ; Les BRICS en tant que puissances émergentes, jouent un rôle de plus en plus important dans le développement de l'Afrique. Leurs investissements massifs, leur soutien politique et leur influence sur les institutions financières internationales ont des implications profondes pour le continent. Ils contribuent dans le développement économique des pays africains en apportant des investissements directs étrangers, en soutenant des projets d'infrastructure et en favorisant les échanges commerciaux, ce qui conduit à une croissance économique accrue. L'engagement des BRICS en Afrique modifie le paysage des relations internationales sur le continent, en diversifiant les partenariats économiques et en réduisant la dépendance vis-à-vis des anciennes puissances coloniales et des pays occidentaux. Toutefois, sur le plan des échanges, de l'investissement et de L'aide au développement, les tendances récentes sont prometteuses. Il est évident que les pays BRICS jouent un grand rôle dans l'amélioration des opportunités de développement de l'Afrique15. Et, il est d'ores et déjà possible de dire, sur la base des éléments disponibles à ce jour, que cette coopération aura probablement des répercussions importantes sur l'avenir du développement de l'Afrique et ses relations postcoloniales. En outre, l'Afrique n'est pas un pays, mais un continent marqué par la diversité et l'hétérogénéité de 54 pays offrant un tableau contrasté en termes de développement économique et de richesse en ressources naturelles. Autant dire que toute généralisation apparaît artificielle. De même, la présence croissante des BRICS est loin d'être une vaste entité porteuse d'une même réalité sur le continent. Les pays BRICS ont plutôt une présence qui est à géométrie variable et se différencient par leur approche et leur engagement sur le continent. À cet égard, la Russie qui dispose de ressources naturelles immenses, comme le sont beaucoup d'économies africaines, n'éprouve pas le même intérêt pour l'Afrique et ses matières premières que la Chine et l'Inde. 9 |
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