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Approvisionnement de la ville de Kinshasa en banane dessert et banane plantain

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par Patience MPANZU BALOMBA
Faculté Universitaire des Sciences Agronomiques de Gembloux - DEA en Sciences Agronomiques et Ingénierie Biologique 2007
  

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3.1.2. Structure defihiere approvisionnement banane

Ce point présente la manière dont la filière approvisionnement banane est structurée du lieu d,approvisionnement a Kinshasa. Il fait aussi état d,autres activités liées a l,approvisionnement de Kinshasa en bananes.

a. Lieu d'approvisionnement

Toutes les bananes dessert et bananes plantain commercialisées sur le marché de Matadi Mayo viennent de la province du Bas-Congo et plus particulièrement du district du Bas-Fleuve.

Tableau 21. Territoire d'approvisionnement

Territoir

/0

Sekebanza

63

Lukula

26

Tshela

8

Songololo

2

Mbanza Ngu-ngu

1

Total

100

 

Source : l,auteur, résultats d,enquêtes (mars, avril et mai)

Les commercants enquêtés s,approvisionnent principalement au niveau des territoires de SeKebanza, de LuKula et de Tshela respectivement pour 63%, 26 % et 8 % d,entre eux (tableau 21). Dans ces principaux territoires plusieurs villages sont ainsi sillonnés par les commercants/collecteurs pour collecter les régimes de bananes et constituer leurs lots en fonction des moyens financiers dont chacun dispose.

Il faut signaler ici que malgré l,éloignement des territoires de SeKebanza, de LuKula et de Tshela qui sont situés a plus de 400 Km de Kinshasa, la majorité de commercants rencontrés sur le lieu d,enquête s,y approvisionnent. Alors que Songololo et Mbanza-Ngungu qui sont pourtant beaucoup plus proche de Kinshasa (moins de 225 Km) recoivent moins de commercants. Cette situation s,expliquerait par le fait que les plus grandes quantités des bananes sont produites dans les trois premiers territoires. En outre, le fait que généralement les marchés secondaires de Kinshasa sont spécialisés en fonction de la provenance des produits agricoles explique aussi ce constat. Le marché de Matadi-Mayo recoit davantage des produits agricoles provenant du Bas-Fleuve que d,autres parties du Bas-Congo.

b. Source de moyens d'investissement

Aides familiales
23%

Crédit 7%

Vente des biens
personnels
10%

Revenus des
activités
antérieures
60%

Figure 9. Source de l'investissement

Source: l,auteur, résultats d,enquêtes (mars, avril et mai)

La figure 9 nous présente les principales sources de financement du commerce de bananes selon les commercants enquêtés. On peut ainsi relever que les revenus des activités antérieures arrivent en tête (utilisés dans 60 % des cas), suivis par les aides familiales (22 % des cas), puis la vente des biens personnels (10 % des cas) et enfin le crédit n,arrive qu,en quatrième position et pour 7 % des cas.

Le crédit dont il est question ici n,est que rarement un crédit de campagne accordé par des Institutions de micro-finance permettant aux commercants de s,approvisionner et vendre puis de rembourser. Il s,agit plutôt généralement des crédits usuriers contractés auprès des particuliers. Comme cela apparaIt sur la figure n° 9, il n,existe pas un système de financement de commerce des produits agricoles en général et particulièrement l,approvisionnement auprès des producteurs locaux. Cette situation explique sans doute les quantités limitées achetées et commercialisées ensuite par ces commercants collecteurs.

Selon les commercants enquêtés il n,existe aucune contrainte pour quelqu,un qui voudrait bien se lancer dans le commerce de bananes. L,entrée sur le marché est donc libre et il y a suffisamment de vendeurs pour assurer une multiplicité de choix et une certaine concurrence.

Toutefois il faudrait signaler que c,est un commerce qui demande dans tous les cas un certain investissement que beaucoup de gens, même intéressés, ne peuvent se permettre faute de moyens financiers. Il faut avoir non seulement les moyens pour acheter les marchandises, mais aussi des moyens supplémentaires pour financer le transport, les séjours, la manutention, etc.

Pour ce qui est de la qualité des bananes commercialisées on ne remarque pas de grandes différences d,un vendeur a l,autre. Les différents régimes vendus présentent en gros les mêmes qualités.

c. Encadrement des commercants et appartenance a une association professionnelle

La grande majorité (96 %) des commercants que nous avons enquêtés a déclaré n,avoir jamais bénéficié d,un quelconque encadrement ou formation. Les pratiques acquises sont le fruit de l,expérience et des conseils prodigués par les plus anciens dans ce commerce.

Quant aux services de vulgarisation du Ministère de l,agriculture, ils se préoccupent plus des activités strictement de production laissant de côté tout ce qui concerne les opérations post-récoltes.

Seule une minorité des commercants a pu déjà bénéficier au moins une fois d,un encadrement. Il faut préciser tout de suite que pour ces quelques cas la formation organisée a été l, uvre d,un projet mis en uvre a LuKi dans le Bas-Congo et non de l,Etat.

Tableau 22. Appartenance a une association ou syndicat professionnel

Appartenance

%

Non

95

Oui

5

Total

100

 

Source : l,auteur, résultats d,enquêtes (mars, avril et mai)

En ce qui concerne l,appartenance des commercants a une association ou organisation professionnelle, le tableau 22 montre que la quasi-totalité (95%) des commercants ne font pas partie d,une association ou d,un syndicat. Ces commercants sont donc plus vulnérables en cas de conflit avec d,autres catégories socioprofessionnelles. La mise en place d,une association ou coopérative faciliterait la gestion de la filière approvisionnement en bananes et mettrait en face des autres intervenants a la filière un interlocuteur valable pour défendre la cause des commercants. De telles associations peuvent avoir l,avantage d,organiser certaines opérations comme la collecte ou l,évacuation groupée de leurs marchandises.

Ceux qui sont membres d,une association (5%) déclarent tirer les avantages suivants: l,évacuation de leurs régimes de bananes, des aides en cas de difficultés et des soins médicaux en cas des maladies. Bien entendu, ces avantages sont conditionnés par des cotisations périodiques que chaque membre doit respecter.

d. Circuit d'approvisionnement de Kinshasa en banane dessert et banane plantain

Ce point présente le circuit que suivent les bananes destinées au marché Kinois. Il convient de préciser qu,une autre partie de la production est dirigée vers d,autres villes de la province du Bas-Congo comme Matadi, une autre part enfin est autoconsommée.

Bas-Congo

Kinshasa

Producteur

Grossiste

Consommateur final

Demi-grossiste

Détaillant

Kinshasa

Figure 10. Circuit d'approvisionnement de Kinshasa en banane dessert et banane plantain

Source : l,auteur, résultats d,enquetes (mars, avril et mai)

La figure 10 nous montre comment est structurée la filière approvisionnement de la ville de Kinshasa en banane dessert et banane plantain. Les résultats de nos enquêtes montrent qu,au niveau du marché secondaire de Matadi-Mayo dans 41 % des cas les commercants vendent leurs bananes aux détaillants, dans 40 % des cas aux demi-grossistes et dans 19 % des cas au consommateur final.

La liaison directe sur le schéma entre producteur d,une part et les demi-grossistes et le détaillant d,autre part s,explique par le fait que certains producteurs viennent vendre euxmémes leurs productions jusqu,à Kinshasa aux demi-grossistes et aux détaillants.

Pour le reste le grossiste vend aussi bien au demi-grossiste, au détaillant qu,au consommateur final. Le demi-grossiste vend au détaillant et au consommateur final. Enfin le détaillant quant a lui ne vend qu,au consommateur final.

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