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La médiation sanitaire: une réponse à  l'insatisfaction du patient

( Télécharger le fichier original )
par Isabelle Jeanneret
Institut universitaire Kurt Bosch IUKB, CH-Sion - Master européen en médiation 2009
  

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1.3.8. Le droit d'être accompagné42

«Un patient qui séjourne dans un établissement sanitaire a droit à une assistance et des conseils pendant toute la durée de son séjour.

Il a le droit de demander le soutien de ses proches et de maintenir le contact avec son entourage.

S'il le souhaite, il peut faire appel à un accompagnant extérieur».

Sur demande du patient, un proche ou un accompagnant peut l'assister dans les démarches administratives liées à une hospitalisation ou un placement en institution médico-social et est autorisé à participer à des colloques de réseau ou à des entretiens avec des instances.

Il est à noter que ce droit est strictement réservé au patient qui peut accepter ou refuser les visites de l'accompagnant.

42 Ibidem, p. 18

Par proche, l'on entend toute personne connaissant bien le patient, qui entretient avec lui une relation de parenté ou amicale dans un esprit bienveillant : famille, amis, partenaire. L'accompagnant supplée au manque de réseau social du patient par sa présence empathique et sa chaleur humaine, son soutien et ses conseils.

1.3.9. Les dons d'organe et de tissu43

«Une personne peut décider de son vivant de donner ses organes à des fins de transplantation.

Le don d'organe ou de tissus ne peut en aucun cas faire l'objet de transactions commerciales».

La loi fédérale du 1er juillet 2007 sur la transplantation d'organes, de tissus et de cellules, intitulée «Loi sur la transplantation», prévoit une réglementation uniforme du champ de la transplantation. Sans directives anticipées sur ce sujet ou l'expression ferme et récurrente de son opposition, le consentement de la personne décédée est présumé en ce qui concerne le prélèvement de ses organes ou tissus; les proches doivent alors être consultés au préalable et ont le droit de refuser le prélèvement.

Si la personne de son vivant exprime clairement son opposition, son désir doit être respecté, les proches ne pouvant s'y opposer.

Un problème éthique réside dans l'application des droits à l'information et au consentement libre et éclairé qui touchent à l'une des valeurs essentielles émanant de l'évolution des pratiques de la médecine : l'autonomie.

«Le principe selon lequel le médecin dispose de la liberté thérapeutique ne l'affranchit nullement de l'obligation de mettre le patient en situation de prendre une décision en connaissance de cause quant à son propre corps [...]. En matière médicale comme dans tout autre rapport contractuel, le consentement des parties est requis pour que le contrat soit valable. Depuis longtemps, l'exigence est confirmée dans le chef du médecin qui doit recueillir le consentement libre et éclairé du patient»44.

43 Ibidem, p. 20

44 N. Fraselle in "Nouvelle encyclopédie de bioéthique : médecine et environnement biotechnologique", de G. Hottois et J.-N. Missa, collectif, Ed. De Boeck Université, Paris Bruxelles, 2001, p. 333

Or, nous verrons au travers de notre recherche que ces deux droits constituent la source principale de plaintes avant le refus d'accès au dossier et que l'harmonie recherchée dans la relation thérapeutique recourt indubitablement au respect de l'autodétermination du patient.

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"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit"   Aristote