CONCLUSIONPARTIELLE
A mi-parcours de cette étude, il convient de rappeler
qu'il a été question pour nous dans un premier temps d'examiner
les divers déterminants du changement en Francophonie dans la
période allant de 1970 à 2018. Ceci nous a conduits à
examiner tout d'abord les repères structurels du changement en
Francophonie. Ainsi, la première analyse nous a permis de comprendre le
rôle de la mondialisation et l'émergence de nouvelles puissances
francophones comme repères structurels ainsi que celui des
transformations démographiques et l'évolution des TIC comme
autres repères structurels. Et ensuitela deuxième analyse nous a
amenés à faire une analyse du changement comme produit d'une
adaptation régulière de la Francophonie à la conjoncture
internationale. D'où l'analyse nous a conduits à interroger dans
un premier temps la conjoncture internationale comme facteur de modification et
d'orientation de l'action internationale de la Francophonie. Dans un second
temps, il était question de s'interroger sur la conquête de
l'influence et de la puissance par les Etats francophones et ses
répercussions sur les dynamiques de réformes en Francophonie.
Cependant, il convient tout de même afin de rendre
davantage pertinent ce travail, de procéder à une analyse des
enjeux et des résistances à la mise en oeuvre des changements
dans la trajectoire institutionnelle de la Francophonie.
DEUXIEME PARTIE:LES ENJEUX ET LES RESISTANCES A LA MISE
EN OEUVRE DES CHANGEMENTS DANS LA TRAJECTOIRE INSTITUTIONNELLE DE LA
FRANCOPHONIE
Les
enjeux et les résistances à la mise en oeuvre des changements
dans la trajectoire institutionnelle de la Francophonie sont au coeur des
débats contemporains sur l'avenir de cette Organisation internationale.
Créée dans un but de promotion linguistique et des valeurs de
solidarité entre les pays francophones, la Francophonie fait face
à des défis majeurs liés à l'évolution des
contextes économiques, culturels et géopolitiques. Les
changements envisagés visant à une modernisation de
l'Organisation et à renforcer son rôle sur la scène
internationale, mais ils se heurtent à des résistances diverses.
D'une part, les enjeux incluent la nécessité d'adaptation des
structures institutionnelles aux nouvelles réalités globales,
aussi une nécessité d'amélioration de l'efficacité
des actions menées et d'assurer une plus grandes
représentativité des différents pays membres. La
Francophonie doit aussi répondre à des attentes croissantes en
matière de développement durable, de gouvernance
démocratique et de justice sociale.
D'autre part, les résistances peuvent provenir des
Etats membres, qui craignent une perte d'influence ou une remise en cause de
leurs intérêts nationaux. Les divergences d'intérêts,
de visions et les enjeux de pouvoir compliquent la mise en oeuvre des
réformes nécessaires au sein de l'Organisation. Ces
résistances peuvent souvent émerger des tensions entre les pays
membres et les difficultés pour ceux-ci à trouver un consensus
sur les objectifs et priorités communs. Quels peuvent donc être
clairement les enjeux et les résistances à la mise en oeuvre des
changements dans la trajectoire institutionnelles de la Francophonie ?
Répondre à cette interrogation nous conduiras tout d'abord
à dresser les typologies des réformes en Francophonie et les
acteurs de la mise en oeuvre (Chapitre 3) avant de ressortir clairement les
enjeux et les résistances à l'opérationnalisation des
réformes institutionnelles en Francophonie dans la période 1970
à 2018 (Chapitre 4).
|