6. DISCUSSION ET ANALYSE DES DONNEES
· Ce travail de recherche consistait à identifier
les facteurs clés favorisant la faible performance de
riposte contre le paludisme dans la zone de santé
Angumu à travers l'analyse situationnelle. Les
éléments qui retiennent notre attention
sont: la situation épidémiologique du
paludisme
inquiétante, le contexte
humanitaire fragilisé par les mouvements de déplacements
internes
de la population par suite des conflits armés,
et les défis relatifs à la gestion du secteur de
la
santé.
· Selon les données
démographiques , la zone de santé Angumu couvre à nos
jours une entité de
313828 personnes , parmi lesquelles 58536(personnes) vivent
dans les sites/camps des déplacés ,
soit 18% de la population totale. Cette grande entité
dépassant les normes constitue un des facteurs
favorisant la faible performance de la zone de sante Angumu
dans la riposte contre la morbidité et
la mortalité liée au paludisme. Car Selon le
système de santé de la RD CONGO, la zone de santé
doit couvrir une entité d'au moins 100,000 habitants
dans les entités rurales avec une superficie
maximale de 120km2.
Ø Le contexte de crise humanitaire fragile,
caractérisé par l'installation des populations
déplacées
internes dans la zone de santé Angumu, constitue une
corvée et un facteur sur la problématique
de riposte contre le paludisme. Car, les conditions d'abris
des ménages des déplacés vivant dans
les sites ou camps exposent directement au danger
palustre.
Ø Par ailleurs, les ressources financières ,
matérielles et humaines diaponibles et allouées n'ont de
capacité de procurer les satisfactions attendues en
terme de performance dans riposter contre la
dangerosité du paludisme dans la zone de santé
Angumu.
Ø Du cote des ressources materielles(logistiques): 1
seul vehicule ne peut pas couvrir le besoin d'une
zone de santé aussi vaste que celle d'Angumu ayant une
complexité démographique(313828
personnes) et géographique(morhologie montagneuse avec
une superficie vaste de 150km2).
Ø Les ressources financieres ne sont pas aussi
mobilisées conséquement et relativement à la taille du
problème. ici, nous remarquons un défi au niveau
de la gestion du secteur de la santé. Tout d'abord,
le gouvernement congolais ne prend pas en charge les frais de
fonctionnement du BCZ Angumu,
l'hopital général de référence et
des centres de santé. Secundo, le personnel de santé de la zone
de
santé ne sont pas majoritairement motivés en
terme du salaire en provenance du gouvernement
central. C'est à dire, la prise en charge des membres
de l'équipe cadre de la zone de santé par le
gouvernement central n'est pas effective.Cette situation joue
négativement sur la performance des
agents dans la mise en ouvre des différents programmes
; et plus particulièrement celui de lutte
contre le paludisme.
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