WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Analyse sociolinguistique de la messagerie des étudiants de l'ISP/Kaziba dans les réseaux sociaux. Vers un cryptage inédit: approche sociolinguistique


par Sterling ELIA LIKANGE
Institut Supérieur Pédagogique de Kaziba (ISP Kaziba) - Licence 2022
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I. Sur le plan phonique

1. Les néographies

Les néographies sont les mots dont la graphie s'écarte de la norme orthographique, ces derniers se composent de cinq catégories : les graphies phonétistes, les squelettes consonantiques, les syllabogrammes et rebus à transfert, les logogrammes et les para logogrammes ainsi que les étirements graphiques.

1.1. Les graphies phonétistes

Elle consiste à remplacer des graphèmes complexe par leur version phonétique uni lettre, elles se subdivisent en deux sous catégories : réductions graphiques et réductions avec variantes phonétique.

· La réduction graphique : c'est l'une des caractéristiques la plus répandue dans le langage « texto », elle correspond à un « abrègement en caractère, soit [à une] sélection de graphiessupposées plus proche du phonétisme.» (J. ANIS 2002) c'est-à-dire sélectionner un graphème qui soit plus proche phonétiquement à la graphie concernée. La réduction la plus courante se trouve dans tous les pronoms relatifs-interrogatifs et exclamatifs : « qui, que, quoi, quel(le), quand, ... » réduction du phonogramme « qu » qui peuvent être systématiquement remplacés par le diagramme « K » et deviennent : « ki, ke, koi, kel, kan ». Une autre substitution, celle de la lettre « S » par « Z » qui provoque un effet de phonétisme comme dans le mot : « bisous »? « bizou ».La réduction graphique peut parfois provoquer la chute des mutogrammes finaux c'est-à-dire l'omission d'une lettre muette à la fin d'un mot, c'est le cas de : «e- t- s » dans : « pa, vitess, salu, cour, etc, (pas, vitesse, salut, cours). »

Ce procédé use aussi des réductions des digrammes et des trigrammes(des sons écrits à l'aide de deux ou trois lettres) comme « aussi?ossi », « beau?bo », « aller?allé », « eau?o ».

La combinaison de ces deux procédés produit des mots de type : « forfé, jamé », « forfait, jamais ».Le dernier procédé de réduction graphique selon J. ANIS est une réduction avec compactage, ce processus qui consiste à dissoudre les segments de mots et évoque le mot phonique, comme c'est le cas de : « qu'est-ce que, c'est, je suis, etc », « keske, cé, jswi, etc », l'autre type de graphie phonétiste est là :

· Réduction avec une variante phonétique :cette technique reprend les procédés déjà cités mais en y ajoutant des variations dues à la langue parlée, elles correspondent à des déformations de la langue standard, dans sa forme écrite mais aussi orale. Ainsi dans l'exemple « je suis » peut être écrit « chui », « je sais », « chai » cela correspond à un écrasement phonétique dû à la fusion des phonèmes [?e] et [S].

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme