I. Sur le plan phonique
1. Les néographies
Les néographies sont les mots dont la graphie
s'écarte de la norme orthographique, ces derniers se composent de cinq
catégories : les graphies phonétistes, les squelettes
consonantiques, les syllabogrammes et rebus à transfert, les logogrammes
et les para logogrammes ainsi que les étirements graphiques.
1.1. Les graphies
phonétistes
Elle consiste à remplacer des graphèmes complexe
par leur version phonétique uni lettre, elles se subdivisent en deux
sous catégories : réductions graphiques et réductions avec
variantes phonétique.
· La réduction graphique : c'est
l'une des caractéristiques la plus répandue dans le langage
« texto », elle correspond à un « abrègement
en caractère, soit [à une] sélection de
graphiessupposées plus proche du phonétisme.» (J. ANIS
2002) c'est-à-dire sélectionner un graphème qui soit plus
proche phonétiquement à la graphie concernée. La
réduction la plus courante se trouve dans tous les pronoms
relatifs-interrogatifs et exclamatifs : « qui, que, quoi, quel(le), quand,
... » réduction du phonogramme « qu » qui peuvent
être systématiquement remplacés par le diagramme « K
» et deviennent : « ki, ke, koi, kel, kan ». Une autre
substitution, celle de la lettre « S » par « Z » qui
provoque un effet de phonétisme comme dans le mot : « bisous
»? « bizou ».La réduction graphique peut parfois
provoquer la chute des mutogrammes finaux c'est-à-dire l'omission d'une
lettre muette à la fin d'un mot, c'est le cas de : «e- t- s »
dans : « pa, vitess, salu, cour, etc, (pas, vitesse, salut, cours).
»
Ce procédé use aussi des réductions des
digrammes et des trigrammes(des sons écrits à l'aide de deux ou
trois lettres) comme « aussi?ossi », « beau?bo », «
aller?allé », « eau?o ».
La combinaison de ces deux procédés produit des
mots de type : « forfé, jamé », « forfait, jamais
».Le dernier procédé de réduction graphique selon J.
ANIS est une réduction avec compactage, ce processus qui consiste
à dissoudre les segments de mots et évoque le mot phonique, comme
c'est le cas de : « qu'est-ce que, c'est, je suis, etc », «
keske, cé, jswi, etc », l'autre type de graphie phonétiste
est là :
· Réduction avec une variante
phonétique :cette technique reprend les procédés
déjà cités mais en y ajoutant des variations dues à
la langue parlée, elles correspondent à des déformations
de la langue standard, dans sa forme écrite mais aussi orale. Ainsi dans
l'exemple « je suis » peut être écrit « chui
», « je sais », « chai » cela correspond à un
écrasement phonétique dû à la fusion des
phonèmes [?e] et [S].
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