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Analyse sociolinguistique de la messagerie des étudiants de l'ISP/Kaziba dans les réseaux sociaux. Vers un cryptage inédit: approche sociolinguistiquepar Sterling ELIA LIKANGE Institut Supérieur Pédagogique de Kaziba (ISP Kaziba) - Licence 2022 |
1 .2. Les squelettes consonantiquesOn entend par squelettes consonantiques les mots dont les voyelles ont été supprimées, réduisant ainsi la forme à une succession de consonnes principales du mot. Pour A. JACQUES c'est simplement des abréviations. Cette technique est assez simple, pour créer un squelette consonantique, il suffit de prendre la première et la dernière consonne du mot, comme dans l'exemple dans : « tt », « ds », « pr », « lgtps », « tjrs » .Cette technique et utilisée dans les classes lors des prises de notes ainsi les mots les plus courants sont abrégés de la même manière que la langue standard. 1.3. Les syllabogrammes et rebus à transfert· Les syllabogrammes :consistent à « obtenir des effets sonores à partir du nom des lettres » (MARTY : 2001) c'est à dire remplacer un graphème par une lettre de l'alphabet. Leprincipe consiste en une représentation sonore des mots uni-syllabiques par un graphème ayant lemême effet phonétique tel le cas de : « C, K, N, R, V », ils sont le plus souvent des consonnes. Lessyllabogrammes les plus fréquents sont le « C » pour « c'est, s'est, ces, ses et sais » « G » pour« j'ai », « V » pour « vais ». · Les rebus à transfert :elle consiste à remplacer un certain nombre de lettres par un arrangement de chiffres, de lettres, ou d'autres symboles. Considéré comme l'utilisation « deséquences mêlant chiffres, lettres et signes divers, qui doivent être interprétés à l'aide de leurvaleur dénominative. » (FAIRON. C, KLEIN. J.R et PAUMIER. S, 2006 :32). « La technique du rébus révèle, outre la correspondance entre les lettres, les chiffres et lessons, une transgression de l'orthographe et un plaisir évident à jouer avec la langue. » (J .ANIS 2004). Comme pour « nuit ?n8 », « demain ?2m1 », « main?m1 ». Parfois on trouve que l'orthographe d'un seul mot peut varier, qu'il y a des différentes possibilités pour l'écriture d'un seul terme tel que « demain ? 2m1, 2main, 2mn, demn, dmn ». 1.4. Les logogrammes et paralogrammes (ou sigles)· Les logogrammes : elle consiste en la présentation graphique d'un mot, c'est-à-dire des signes graphiques qui garantissent une représentation sonore fidèles à des éléments supralinguistiques ; à savoir les chiffres et les symboles, qui servent à noter des morphèmes particuliers. Les logogrammes sont appelés par J. ANIS par les signes-mots et se présentent comme symboles uniques, souvent empruntés aux écritures scientifiques, et peuvent être engendrés à partir des séquences alphabétiques : « 1= un », « 2=deux », « 7= cet, cette », « + =plus », « - = moins », « et= & », « arobase= @ ». · Les paralogrammes: ce terme est propre à J. ANIS, il évoque les sigles et les acronymes, qui sont différentes l'une de l'autre. Le sigle se prononce comme s'il s'agissait d'un mot normal à l'aide de majuscules, c'est une abréviation dont les éléments sont prononcés lettre par lettre comme dans « HEC = École des Études Commerciales », « CNRS = Centre National de Recherche Scientifique ».Quant aux acronymes, ils sont prononcés sur un même ton comme un seul mot, le cas de « CEDEX = Courrier d'Entreprise à Distribution Exceptionnelle », le1(*) mot SMS est aussi un acronyme de « essemesse». * DEJOND A., La cyberlangue française, p.22. ANIS J., Parlez-vous texto ? Guide des nouveaux langages du réseau, p.35. |
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