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Besoins non satisfaits en planification familiale au sein du couple en république démocratique du Congo, déterminants. analyse des données de l'eds-rdc2007

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par Jocelyn MANTEMPA NZINUNU
Université de Kinshasa - licence en démographie (sciences de la population et du développement) 2007
  

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CHAPITRE 1.

REVUE DE LA LITTERATURE

1. 0. Généralités sur les besoin non satisfaits : notions et origine

La notion de besoins non satisfaits peut jouer un rôle important dans les programmes de planning familial. En effet, elle se fonde sur les réponses que les femmes elles-mêmes ont apportées aux questions qu'on leur a posées à l'occasion d'enquêtes. Elle identifie aussi le groupe qui a le plus de chances de s'intéresser à la contraception, mais n'y a pas encore recouru. Enfin, elle situe nettement le problème : comment atteindre et aider ces femmes. Cette notion, qu'on applique d'ordinaire aux femmes mariées, peut aussi s'appliquer aux célibataires, voire à des personnes qui se servent d'une méthode de planning familial qui ne leur convient pas ou ne donne pas de bons résultats ( populations report 1996).

Les besoins non satisfaits ont été estimés pour la première fois par Westoff (1988) à partir des données de l'enquête mondiale sur la fécondité réalisée entre 1974 et 1984. Cet auteur s'était intéressé à la limitation des naissances chez les femmes qui étaient encore en période reproductive et déclaraient avoir atteint le nombre d'enfants désirés, qui ne pratiquaient pas la contraception et qui étaient exposées au risque. S'inspirant de cette étude, Nortman (1982) a élargi son échantillon aux femmes qui désiraient atteindre au moins deux ans avant leur prochaine naissance mais qui ne recouraient à aucune méthode de contraception. Avec les données de l'EDS, Westoff et Ochoa (1991) ont exclu de la mesure des BNS les femmes enceintes ou en période d'aménorrhée post-partum suite à l'échec de la contraception.

A partir des données de l'enquête démographique et de santé de la Tunisie (1988), Cohrane et Guilkey (1995) ont montré que le facteur le plus déterminant dans l'accroissement de la motivation et du recours effectif des motivés est la qualité des services de planification familiale. L'étude révèle par ailleurs que les niveaux d'études du mari et de la femme, l'éloignement de la résidence par rapport au centre de santé et le niveau de vie du ménage sont les éléments les plus déterminants dans le recours contraceptif des femmes tunisiennes. Autrement dit, les besoins non satisfaits dans cette population proviennent donc de l'incapacité pour une couche, compte tenu de sa pauvreté, de s'offrir des services de bonne qualité nécessitant le déplacement.

Au Bénin, le fait de résider en milieu urbain ou en milieu rural n'affecte pas la demande en PF. Selon les résultats de l'EDS-Bénin II de 2001, en milieu urbain, 30,1% contre 29,1% en milieu rural ont une demande en PF concernant l'espacement des naissances. Par contre, le fait d'être instruit accroît considérablement les besoins pour la PF. Les variables telles que la région de résidence, la discussion au sein du couple et l'approbation de la pratique de la PF ont aussi un effet significatif sur la demande pour la PF (Gora et Kodjogbé, 1999).

Les besoins en matière de planification familiale varient selon les caractéristiques sociodémographiques. Quand on considère l'âge, c'est entre 20 et 34 ans que les besoins non satisfaits sont les plus élevés (26 % ou plus), et particulièrement entre 20 et 29 ans (30 %). Comme la prévalence contraceptive est également à son niveau maximal entre 25 et 39 ans, c'est donc à ces âges que la demande potentielle totale en planification familiale est la plus élevée (au moins 48 %). En outre, on peut noter que jusqu'à 39 ans, les besoins non satisfaits en matière de planification familiale sont essentiellement orientés vers l'espacement des naissances. Par contre, à partir de 40 ans, les femmes ont beaucoup plus des besoins pour limiter que pour espacer leurs naissances (EDS-RDC, 2007).

Des études faites sur la Côte d'Ivoire en matière de planification familiale ont relevé un certain nombre de raisons relatives à la non utilisation de la contraception moderne par les femmes. Il s'agit entre autre, du manque d'informations sur les méthodes contraceptives modernes, des difficultés d'accès à ces méthodes et de la qualité des services offerts, de l'opposition du conjoint, des familles et de la communauté, du refus propre de la femme, de l'absence de discussion entre les conjoints au sein du couple, du manque de moyens financiers, des effets secondaires de certains produits contraceptifs. A ces différentes raisons, il faut aussi ajouter celles qui sont d'ordre historiques telles que le statut traditionnel de l'homme et de la femme et l'influence du conjoint sur le comportement reproducteur de la femme.

Dans cette synthèse de la littérature, nous relevons les besoins non satisfaits en fonction des facteurs sociodémographiques et culturels notamment :

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand