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La crise de la dette souveraine dans la zone euro (2009-2011)

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par Charbel Hatoum
Universite Antonine - Liban - Gestion des affaires - option Finance 2012
  

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Conclusion

La crise de la dette souveraine en Europe avait des causes communes dans les quatre pays, la théorie de la zone monétaire optimale de Mundell est pertinente pour appréhender la zone d'euro sur la base des critères qui manquent l'optimalité. Ensuite, cette crise a pour origine principal la crise financière de 2008 qui explique l'endettement excessif en Europe. Il convient de ne pas oublier les causes spécifiques à chacun de ces pays qui sont liées à leurs caractéristiques socioéconomiques.

Chapitre 3 : les conséquences de la crise

Chapitre 3 : les conséquences de la crise

Introduction

Dans ce chapitre on analyse les conséquences de la crise de la dette souveraine sur certains domaines économiques et financiers. De plus, on décrit la récession économique en expliquant l'évolution des indices macroéconomiques comme le chômage, la croissance économique, l'épargne brute et biens d'autre. Puis on étudie les conséquences de la crise sur le secteur bancaire en montrant le changement dans les échanges interbancaires, au niveau des actions bancaires et des créances douteuses par rapport aux dépôts bancaire. Enfin, on décrit la situation des marchés financiers pendant cette période de crise.

1- Une récession qui s'aggrave et un chômage qui augmente

La crise financière de la zone d'euro, qui est la plus grave depuis la seconde guerre mondiale, a eu des conséquences sur le continent européen. L'observation des chiffres macroéconomiques de la zone monétaire, permet de conclure qu'une grande récession économique affecte la zone.

Après que la croissance du PIB27(*) réel dans la zone d'euro (17 pays) avait marqué 0.4% en 2008, cette croissance est arrivée à un taux de -4.4% en 2009. Après cette datte, et en 2010, elle a augmenté de 2% grâce aux plans d'austérité et au rôle de la BCE et du FMI dans la gestion de cette crise. En 2011 la croissance du PIB a diminué de nouveau à 1.5%.

Taux de croissance du PIB réelle - variation par rapport a l'année précédente (%)

Années

2003

2004

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Taux

0.7

2.2

1.7

3.2

3.0

0.4

-4.4

2.0

1.4

Source : Eurostat

L'économie allemande, la plus importante dans la zone d'euro, n'a pas connu une bonne situation économique en 2009. La croissance du PIB est arrivée a -5.1% et après 2010, il a diminué. La chute des marchés asiatiques et les plans d'austérité dans certain pays européens ont exposé ce pays à des nombreuses difficultés en raison de la baisse des exportations ce qui a provoqué la faillite de certaines grandes entreprises.

En France, la deuxième économie dans la zone d'euro n'a pas trouvé une croissance réelle jusqu'à 2011, les mesures gouvernementales visant à diminuer le déficit budgétaire ont ralenti le rythme de la croissance dans ce pays.

En plus, la zone d'euro en générale, et les pays qui ont annoncé des plans d'austérité (pays de la crise, Grèce, Irlande, Portugal et l'Espagne) ont enregistré une baisse dans leur production industrielle. La variation en pourcentage a montré que cette production a diminué d'un taux de -19% en 2009.

La variation en pourcentage de la production industrielle dans la zone d'euro.

Source : L'Équipe Gecodia.fr

En 2009, l'investissement a chuté dans certains pays de la zone d'euro. Selon le forum mondial sur l'investissement (World Investment Forum, WIF) en juin 2010 à La Baule, les projets des secteurs lourds comme l'automobile, les mines et le transport, qui traditionnellement sont attirés vers l'Europe centrale et de l'est, ont chuté, de même les projets de logiciels. Les économies de l'Espagne et de l'Irlande, qui ont été au passé très attractives grâce à la croissance, à l'infrastructure et au système fiscal attractif, ont connu une chute dans l'investissement grâce à la crise financière de l'euro.

Ensuite, l'impact le plus grave est trouvé en Pologne, Hongrie, Romanie et la république tchèque, ou les nombre des projets ont diminué de 40% en 2009 et ou les investisseurs étrangers ont cherché la stabilité dans d'autres économies.

Mais, il y a des pays dans la zone d'euro où la crise n'a pas menacé le domaine de l'investissement comme dans l'Allemagne, la France et autre pays.

Selon les statistiques du Banque mondiale, les exportations dans la zone d'euro ont diminué à 36.6% du PIB en 2009, après que ce taux a représenté 41.9% du PIB en 2008. Après 2009, le taux d'exportation a augmenté lentement. Les importations aussi et comme les exportations, ont diminué mais de 130% du PIB en 2008 a 120% dans l'année 2009 selon Eurostat.

En ce qui concerne l'épargne brute dans la zone d'euro, son pourcentage du PIB a diminué pendant cette crise. On remarque encore, selon les donnés de la banque mondiale, que depuis 2009 l'épargne a diminué à 19.2% du PIB (le tableau ci-dessous retrace son évolution).

Epargne Brute En % du PIB dans la zone d'euro (17 pays)

Années

2005

2006

2007

2008

2009

2010

2011

Epargne brut en % du PIB

21.6%

22.7%

23.4%

21.9%

19.2%

19.7%

20.4%

Source : Banque Mondiale

Le taux de chômage a augmenté depuis 2008 (7.5% de la population active) jusqu'à 2010 (10% de la population active). Il atteint en 2011 10.3% de la population active.

Dans l'Espagne, le taux de chômage a enregistre 23%, 19% en Grèce, 14% en Irlande et 13% de la population active en Portugal. (Données de l'Eurostat).

Le tableau ci-dessous retrace l'évolution du chômage dans la zone Euro.

Chômage dans la Zone d'euro - pourcentage de la population

Source : Banque Mondiale

En somme, la crise a affecté tous les indicateurs macroéconomiques dans la zone pendant cette période.

* 27 Selon Eurostat, Le produit intérieur brut (PIB) est une mesure de l'activité économique. Il est défini comme la valeur de tous les biens et services produits, moins la valeur des biens et services utilisés dans leur création.

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