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La crise de la dette souveraine dans la zone euro (2009-2011)

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par Charbel Hatoum
Universite Antonine - Liban - Gestion des affaires - option Finance 2012
  

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Conclusion

Donc, la crise de la dette souveraine a touché plusieurs pays dans la zone monétaire de l'euro, cette zone a été constituée en 1999, par la conclusion de plusieurs traités qui organisent l'intégration des pays participants. Elle a touché principalement et premièrement la Grèce puis, elle s'est propagée vers l'Irlande, le Portugal et l'Espagne.

Pour confronter cette crise, les gouvernements ont appliqué plusieurs séries de reforme et plans de sauvetage. Ces mesures ont contribué à influencer l'évolution du taux des obligations des pays. Les agences de notation on joué un rôle aggravant la dégradation des notes souveraines des pays. La BCE et le FMI ont tenté par leurs interventions de réduire la méfiance des agents et d'empêcher les effets de contagion.

Chapitre2 : les causes de la crise

Chapitre 2 : les causes de la crise

Introduction

Le chapitre aura pour objectif d'analyser les causes de la crise de la dette souveraine qui s'est éclatée et propagée dans la zone d'euro. Dans un premier temps, les causes communes seront analysées. Dans un second temps, nous mettons en évidence les causes spécifiques liées a chaque cas de ces pays touchés.

1- Causes communes :

A- la zone d'euro n'est pas optimale ?

En 1961, Robert Mundell, a développé sa théorie de << la zone monétaire optimale >>.

Selon Mundell, deux critères principales doivent être trouvées pour que plusieurs pays ou entités soient capables de bénéficier de l'adoption d'une monnaie commune :

- L'absence des chocs asymétriques fréquents ;

- La mobilité des facteurs de production (capitaux et main d'oeuvre).

Le choc asymétrique est expliqué par Mundell d'une manière explicite. Il suppose qu'un pays X produit des produits A et un pays Y produit des produits B. Les deux pays ont une monnaie commune. Si un changement dans le goût des consommateurs affecte différemment la demande des produits dans les deux pays, on parle ici d'un choc asymétrique. Le choc asymétrique expose la banque centrale à un dilemme : doit-elle lutter contre le chômage qui menace le pays Y ou lutter contre l'inflation qui menace X ?

Ce problème peut être résolut par une mobilité des facteurs de production et surtout le facteur du travail16(*).

Le transfert des capitaux ou mouvement des capitaux, « permet aux citoyens d'effectuer de nombreuses opérations à l'étranger, par exemple d'ouvrir un compte bancaire, d'acheter des parts dans des entreprises d'autres États membres, d'investir là où le rendement est le meilleur ou d'acquérir un bien immobilier »17(*), tandis que la mobilité de travailleurs signifie le déplacement de la main d'oeuvre d'une région affectée par un choc économique à une autre région possédant des bonnes conditions économiques. Par exemple lorsque la Grèce est affectée par une crise économique (chômage), les chômeurs grecs doivent se déplacer vers un autre pays de l'Union pour rétablir l'équilibre.

En ce qui concerne l'union monétaire européen, la plupart des analystes ont conclu que les pays de l'Europe ne constituent pas une zone monétaire optimale, elle ne répond que partiellement aux critères de Mundell car la mobilité des travailleurs est très faible en Europe. Le marché du travail n'est pas flexible dans cette zone pour plusieurs causes : citons la barrière de langue et de culture, plus la différence entre les pays européens dans le régime de sécurité sociale et l'absence de diversification sectorielle.

Après Mundell, Johnson par ses travaux (Further Essays in Monetery Theory, 1970), a ajouté un nouveau critère pour la réussite d'un projet d'union monétaire, c'est la présence d'un budget fédéral. Il annonce qu'une intégration budgétaire et fiscale peut confronter les chocs par le transfert budgétaire entre les régions18(*).

En l'Europe, la structure actuelle du budget est à l'inverse exact d'une structure fédérale, un budget fédéral implique une coordination budgétaire comme dans un état fédéral (Etats unies), pour jouer un rôle de stabilisation économique en confrontant les fluctuations conjoncturelles et les chocs dans un état membre. En Europe, la situation est différente ; en 2001 le budget européen représente 1,11% du PIB communautaire. Cette part n'est pas suffisante pour jouer le rôle de stabilisation et effectuer les transferts budgétaires entre les membres.

D'autre part, il y a des obstacles dans le chemin de fédéralisme budgétaire en Europe comme le dit Jacques Le Cacheux, cet auteur révèle que les barrières sont de nature politique. les gouvernements nationaux ne préfèrent pas transférer une partie de leurs compétences à d'autres pays19(*).

Ensuite, l'absence d'une intégration fiscale entre les pays européens (comme la présence d'un impôt européen commun) est une grande barrière devant le budget fédéral qui est une condition importante pour la réussite d'une zone monétaire.

* 16 Une mobilité des facteurs de productions de Y qui soufre d'une baisse de demande vers X qui bénéfice d'une demande excédentaire, peut rendre l'équilibre et la stabilité dans les prix et l'emploie car le mouvement des capitaux de Y a X sert à augmenter l'investissement et l'offre ce qui limite l'évolution des prix dans X et le mouvement de main d'oeuvre de Y a X sert à résoudre le problème du chômage dans le premier.

* 17 Ec.europa.eu (site de la commission européenne)

* 18 Rouillot, N. (2010). La théorie des zones monétaires optimales. Études économiques. Science - Economique, France.

* 19 Loury, A. (2012). Pour un budget européen fédéral : reformons son financement actuel ! Le Taurillon, N. de 19 février 2012.

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