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Les actions de l'ULCR en matière de lutte contre le racket à  Abidjan: le cas de la commune de Marcory.

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par N'Guessan Hyacinthe KOUADIO
Université Félix Houphouet Boigny d'Abidjan - Master 1 2013
  

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IV- REVUE DE LITTERATURE

La revue de littérature consiste à faire la recension des écrits, c'est-à-dire de faire le bilan critique de ce qui a été produit dans le domaine de la recherche concernée ou sur l'objet de l'étude en question.

Depuis la création de l'ULCR, aucune étude visant l'évaluation de ces actions en matière de lutte contre le racket n'a été menée. Toutefois, il existe plusieurs écrits sur le phénomène du racket.

La chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire (2005) décrit les formes de racket et présente sur le plan qualitatif les impacts socio-économiques. En plus, elle propose des solutions pour endiguer le phénomène du racket, surtout celui des forces de l'ordre.

Cette étude a le mérite d'aborder ce phénomène sur le plan national.

Deux autres études ont été réalisées en Mars 2008 par le Centre Ivoirien de Recherche Economiques et Sociales (CIRES) pour le compte de la Commission Européenne. L'une porte sur l'analyse générale de la corruption en Côte d'Ivoire et présente la corruption dans les différents secteurs d'activité. Pour le secteur des transports, on y décrit la pratique du racket à partir d'exemples. L'autre, relative au racket et à la corruption dans le secteur du transport à Abidjan, présente la densité de barrages routiers sur quelques axes à partir des données issues de l'étude de la chambre de commerce et d'industrie, ainsi que les montants du racket journalier et annuel sur la ville d'Abidjan par

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catégories de véhicules de transport de voyageurs (autocars et cars appelés « gbakas », taxis communaux et intercommunaux appelés « woro woro »).

TOURE (2008), a mené une étude complète sur le phénomène du racket pour le compte de la Banque Mondiale. Il évalue dans son travail, l'ampleur du phénomène et propose des actions à mettre en oeuvre afin de le réduire substantiellement. Cette étude va au-delà de celles réalisées par la chambre de commerce et d'industrie de Côte d'Ivoire et le Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales. Elle a pour objectif de faire connaître au Gouvernement et à la Banque Mondiale l'ampleur et l'impact du racket sur l'activité économique et sociale relativement à deux volets : le transport routier de marchandises et le transport routier de voyageurs, aussi bien dans le district d'Abidjan que sur les grands axes routiers de Côte d'Ivoire. Toutefois, cette étude à des limites qu'il convient de relever :

Au niveau des collectes des données, les enquêtes ont concerné les grands axes routiers, les axes secondaires et quelques axes à l'intérieur du district d'Abidjan. Les petits axes ne sont donc pas pris en compte. En plus les données de référence utilisées sont influencées par la situation de crise militaro-politique qu'a connu la Côte d'Ivoire.

En matière de montant collecté au titre du racket, il n y a quasiment pas de données de référence sur les flux d'un certain nombre de marchandises tels que le bois et le charbon.

En matière d'impact du racket, les impacts sur les prix sont limités à certains produits notamment les produits vivriers. En outre, le racket des syndicats et autres « Gnambro »1 n'est pas dénoncé.

En outre, ATTA (2004), KANE (2003) et KRAGBA (1996) mettent en exergue, dans leurs différentes études les rapports conflictuels entre la Police

1 - Des syndicalistes qui obligent les chauffeurs à payer un droit de chargement.

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Nationale et les transporteurs, chauffeurs de taxi, «gbaka» et «woro woro». Ils ont réalisé un travail remarquable en présentant le racket comme étant l'une des causes principales de ses mauvais rapports. Par ailleurs, Ils proposent des mesures susceptibles de réduire ce phénomène. Les travaux de KANE présentent des insuffisances dans la mesure où l'auteur soutient que le racket est pratiqué de façon systématique par les Policiers. En fait, il n'apporte pas de preuves à cette assertion. La brièveté des recherches des deux autres auteurs, ne permet pas de cerner la quintessence du racket dans les rapports souvent conflictuels entre ces deux acteurs.

ANON (2004) dénonce dans son mémoire la prolifération des barrages et la pratique de son corollaire qu'est le racket. Par ailleurs, il dénonce l'impact négatif du contrôle routier sur l'activité économique et propose la limitation du nombre de barrages.

YAPI (2005) montre à travers ses travaux les avantages et les limites des actions policières dans la lutte contre la petite criminalité. Il a fait un travail remarquable en présentant le racket comme l'une des causes de cette faiblesse cependant il ne fait pas de véritables propositions pour apporter des solutions.

Au total, la revue de littérature nous a permis de cerner notre objet d'étude. Bien plus, elle nous a permis d'appréhender les points de convergences et de divergences des différents auteurs ayant travaillé sur le racket. Toutefois, aucun d'entre eux n'a porté sur les actions d'une structure luttant contre ce phénomène d'où la nécessité de s'intéresser à celles de l'ULCR.

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"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld