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Prise en charge d'un nourrisson présentant une déshydratation aiguë

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par Karima Bounoua
école paramédicale - IDE soins généraux 2007
Dans la categorie: Biologie et Médecine
  

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I DÉFINITION :

  La déshydratation aiguë du nourrisson se caractérise par la perte rapide et brutale d'une grande quantité d'eau et d'électrolyte.

 

C'est une urgence médicale et peut compromettre le pronostic vital de l'enfant, si elle n'est pas traitée.

90% des déshydratations sont liées à des pertes digestives, notamment des diarrhées ou l'association de diarrhées à des vomissements, en particulier dans le cadre des gastro-entérites aiguës.

Le témoin clinique majeur est une perte de poids rapidement significative.

Le nourrisson est tout spécialement exposé à ce risque en raison des particularités de son métabolisme hydro-électrolytique.

II RAPPELS PHYSIOPATHOLOGIQUE

Il est important de connaître quelques particularités du métabolisme de l'eau du nourrisson et les grands mécanismes de déshydratation rencontrés à cet âge.

Ces particularités sont d'autant plus vraies que l'enfant est petit. De façon plus précise, un nourrisson est constitué de 70 à 80 % d'eau, dont 45 % se trouve dans le secteur extra cellulaire ; ses besoins sont de 100 ml/kg/jour. Le grand enfant est constitué de 60% d'eau dont seulement 20 % se situe dans le secteur extra cellulaire et ses besoins sont de 20 ml/ kg/jour.

II-1 LES PRINCIPAUX MÉCANISMES DES DÉSHYDRATATIONS :


Il est classique de séparer les déshydratations en déshydratations intra-cellulaires et déshydratations extra-cellulaires. Cette distinction est artificielle car les déshydratations sont le plus souvent globales. D'autre part cette nuance a peu d'intérêt pratique.


Il est également habituel de classer les déshydratations suivant la perte respective d'eau et de sel.

* Si la perte d'eau est égale à la perte de sel, la natrémie est normale, et l'osmolarité sanguine est normale et la déshydratation est dite isotonique. C'est le cas des déshydratations par brûlures (le plasma perdu au niveau de la brûlure contient 150 mEq/l de sel), et des diurèses osmotiques (les urines dans ce cas contiennent 100 mEq de sel par litre. C'est surtout le cas de bon nombre de déshydratations par diarrhée.

* Plus souvent, la perte d'eau est supérieure à la perte de sel. Il existe alors une hypernatrémie et la déshydratation est hyperosmolaire ou hypertonique. C'est le cas de la majorité des gastro-entérites aiguës (les vomissements contiennent 50 mEq/l de sel), des coups de chaleur (la sueur contient 10 mEq de sel par litre) et des diabètes insipides (il s'agit d'une perte d'eau libre non liée au sel).


* Plus rarement, la perte de sel est plus importante que la perte d'eau. Il existe alors une hyponatrémie et l'osmolarité sanguine est basse ; la déshydratation est dite hypotonique. C'est le cas des syndromes de perte de sel.

III ÉTIOLOGIE


Théoriquement un déséquilibre de la balance hydrique peut être entraîné par une augmentation des pertes ou par une insuffisance d'apports. Dans l'immense majorité des cas, les déshydratations du nourrisson sont dues à une augmentation des pertes. Les causes peuvent être

III-1 DIGESTIVES

a) Diarrhées aiguës (90%)

En effet, les diarrhées, notamment par gastro-entérite virale, représentent 80% des causes de déshydratation du nourrisson. Il s'agit le plus souvent de diarrhée à rotavirus évoluant par épidémie hivernale. Il peut s'agir également de diarrhée invasive liée à différents germes entéropathogènes (salmonelle, shigelle, colibacille).

b) Vomissements, asp gastrique, stomies, fistules.

III-2 URINAIRES :

· Tubulopathies : congénitales (diabète insipide néphrogénique).

· uropathies malformatives.

· Diabète insipide pitressosensible.

· Polyuries osmotiques : diabète sucré, levée d'obstacle.

· Insuffisance surrénale

III-3 CUTANEES :

a) Coup de chaleur. - déshydratation - insolation

Le coup de chaleur est une défaillance du système naturel de thermorégulation qui permet à la température interne du corps de rester à 37°C. Il touche surtout les enfants. Il est dû à une trop forte chaleur ambiante (>30°C), l'humidité, l'absence de vent. Le symptôme principal est une fièvre supérieure à 39°5. La peau est sèche et brûlante. En l'absence de traitement, des douleurs musculaires puis des troubles du comportement surviennent. Le coma et la mort suivent.

La déshydratation peut être mortelle et menace surtout les enfants et les personnes âgées. Sa prévention impose une hydratation adaptée et il faut penser à proposer de l'eau à l'enfant avant qu'il le la réclame. Il ne faut jamais laisser un enfant dans un véhicule à l'arrêt fenêtres fermées au soleil.

b) Brûlures étendues, Lyell.

c) Hyperventilation pulmonaire

IV DIAGNOSTIC :

Les signes cliniques apparaissent pour une perte de poids supérieure à 5%.

La sensibilité de chaque signe pris individuellement est médiocre d'où l'importance de leur association et surtout la nécessité de
quantifier la déshydratation en pesant l'enfant. La distinction classique entre signes des déshydratations extra ou intra cellulaire à peu d'intérêt pratique comme nous l'avons cité. En fait, tout dépend de la rapidité d'installation de la déshydratation. Si la perte d'eau s'installe lentement, elle touchera également le secteur extra et intracellulaire. Si, à l'inverse, elle est rapide, c'est le secteur extracellulaire qui sera le plus touché.

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