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Pratique de la gestion de la trésorerie: le cas de la MA.BU.CIG

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par Sako Gustave Marie NOMBRE
université Libre du Burkina - Licence Gestion et Administration des Entreprises 2005
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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INTRODUCTION GENERALE

L'atteinte des objectifs de l'entreprise à savoir la réalisation de profit maximum à travers son activité est dépendante de la maîtrise par celle-ci des charges qu'elle engage et des produits engendrés. La comptabilité lui est alors indispensable, puisqu'elle lui permet un suivi de ces charges et produits aboutissant à la détermination du résultat, du bénéfice et du profit.

Pour son activité de production de biens et services, l'entreprise est en relation avec son environnement constitué de ses clients, ses fournisseurs, l'Etat, les institutions financières,... Ces relations ont généralement un dénouement financier créant ainsi une obligation de paiement de part et d'autre. Les transactions financières qui en naissent mettent en jeu des comptes de trésorerie principalement la banque et la caisse utilisées pour les règlements. Il est donc idéal pour l'entreprise d'avoir une bonne connaissance de la situation de sa trésorerie pour ne pas être en situation litigieuse avec ses partenaires.

La MA.BU.CIG fort de ce constat a mis en place et sous la tutelle de la Direction Administrative et Financière un service chargé de la gestion de sa trésorerie.

Dans l'intention de mieux cerner cet aspect de la gestion financière, nous avons pu effectuer un stage à la MA.BU.CIG et choisi comme thème de notre rapport « la gestion de la trésorerie ».

Le recueil d'informations pour la rédaction de ce rapport a été fait à partir de recherches documentaires et de nombreuses observations et questions à la MA.BU.CIG durant ces quarante cinq (45) jours de stage. Ainsi nous avons pu le structurer comme suit :

Ä une première partie où nous présenterons la MA.BU.CIG, structure qui nous a accueilli pour ce stage ;

Ä une deuxième partie où il sera développé notre thème portant sur la gestion de la trésorerie de la MA.BU.CIG ;

Ä un supplément pour les remarques faites et les pistes de solutions proposées.

CHAPITRE 1 :

Généralités

Les généralités sur la MA.BU.CIG débuteront par un exposé de l'historique de sa création et de sa situation géographique, puis une description de ses activités, ses produits et son environnement constitué de l'Etat, les institutions financières, les fournisseurs,...

Section I : Historique, évolution et situation géographique de la MA.BU.CIG

I. Historique et évolution

La Manufacture Burkinabé de Cigarettes en abrégé MA.BU.CIG est une Société Anonyme (S.A) créée en 1966 par le groupe JOB avec un capital de cent millions de francs C.F.A (100 000 000 F CFA), repartit en vingt mille (20 000) actions de cinq mille francs C.F.A (5 000 F. C.F.A). C'est en 1967 qu'elle débute ses activités sous l'appellation de MA.VO.CI, Manufacture Voltaïque de Cigarettes. Le changement de nom du pays en 1984 lui impose aussi un changement logique de dénomination et devient Manufacture Burkinabé de Cigarettes (MA.BU.CIG).

Auparavant, la MA.BU.CIG était une filiale du groupe CORALMA International qui est elle-même la fusion des sociétés BOLLORE Technologie et Société d'Exploitation Industrielle du Tabac Africain (S.E.I.T.A). CORALMA International deviendra la propriété de BOLLORE Technologie en juillet 2000, suite au rachat des actions de S.E.I.T.A. En mars 2001, BOLLORE Technologie cède 75% de ses actions à Imperial Tobacco Group (I.T.G) un groupe anglais longtemps présent dans le milieu du tabac. La MA.BU.CIG devient dès lors une des filiales africaines de la multinationale I.T.G comme les neuf (9) autres ainsi reparties sur le continent :

· Afrique de l'Ouest :

o en Côte d'Ivoire : la S.I.TAB (Société Ivoirienne de Tabacs) ;

o en Guinée : l'EN.TA.G  (Entreprise des Tabacs de Guinée) actuellement fermée ;

o au Mali : la SO.NA.T.A.M (Société Nationale des Tabacs et Allumettes du Mali) ;

o au Sénégal : la M.T.O.A  (Manufacture de Tabacs Ouest Africain).

· Afrique Centrale :

o en Centrafrique : la SO.CA.CIG (Société Centrafricaine des Cigarettes) ;

o au Congo Brazzaville : la S.I.A.T (Société Industrielle et Agricole du Tabac Tropical) ;

o au Gabon : la SO.CI.GA (Société des Cigarettes du Gabon) ;

o au Tchad : la M.C.T (Manufacture des Cigarettes du Tchad).

· Madagascar :

La S.A.CI.MEN (Société Africaine des Tabacs de Menchor).

De nombreuses augmentations de capital ont été effectuées à la MABUCIG portant celui-ci à neuf cent trente cinq millions trois cent quatre vingt seize mille francs C.F.A (935 396 000 F. C.F.A) soit neuf (9) fois son capital initial en moins de quarante (40) ans d'existence. La répartition de ce capital se présente comme suit, dans le tableau :

Actionnaires

Nombres d'actions

Pourcentages

CORALMA

30 886

72,64%

NATIONAUX

11 135

26,19 %

ETRANGERS

497

1,17%

TOTAL

42 518

100%

Source : service comptabilité 2005

Représentation graphique de la répartition du capital

II. Situation géographique

Le siège social de la MA.BU.CIG est situé au 55 rue 19.14 dans la zone industrielle de Bobo-Dioulasso dans l'arrondissement de Konsa. Sur ce site sont aussi installées la direction technique, la direction administrative et financière, la section commerciale du Sud-Ouest ainsi que les magasins de produits finis et de matières premières. Elle dispose en outre d'un siège permanent à Ouagadougou abritant les Directions Générale et Commerciale.

Pour mieux vendre ses produits sur le territoire national, la MA.BU.CIG dispose de six (6) agences de distribution disséminées dans le pays à savoir les agences de Bobo-Dioulasso, Diébougou, Kaya, Koupéla, Ouahigouya et Ouagadougou.

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