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La Dynamique de la Politique du Logement Social à  Montréal: Essai d'une analyse des enjeux sociaux de l'habitat

( Télécharger le fichier original )
par Kuyena Jacques-René
Universite de Montreal - M.S. en Science Politique 1996
  

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ue la localisation ou de la gestion des projets de logement public (lors de la finition desdits projets). Néanmoins, les citoyens, les clientèles cibles, et les groupes de pression ne participent pas directement au choix et à l'évaluation des politiques, d'autant plus que leur rôle consiste à faire pression sur les autorités concernées, au regard de la prise de décision, pour construire de nouveaux logements sociaux.

Eu égard à la situation particulière du Sud-Ouest de Montréal, tl semble que la mise en oeuvre de la politique du logement social générerait des effets positifs, notamment, par l'octroi des logements à prix modique aux personnes se trouvant dans le besoin. Mais, la primauté à ce sujet revient d'abord au gouvernement fédéral, puisque c'est lui qui alloue des fonds par l'entremise de la SCHL. Ensuite, vient le gouvernement provincial, par le truchement de la Société d'Habitation du Québec, qui n'est qu'administrateur des programmes de construction de logements sociaux. L'application effective du programme provincial par la servirait à résorber le problème épineux de manque de logements sociaux. Cette action engendrerait, en retour, un changement social dans les conditions de vie des récipiendaires, du fait que ces derniers auront droit à un logement à prix modique et décent, et ils économiseront un peu d'argent en vue de subvenir à d'autres besoins prioritaires.

5. Profil socio-économique du Sud-Ouest de Montréal

Comme nous l'avons susmentionné, le Sud-Ouest de Montréal comprend les quartiers de Saint-Henri, Griffintown, Petite Bourgogne, Ville Emard, Côte Saint-Paul, et Pointe Saint- Charles. Ces secteurs formèrent le plus grand centre industriel du Canada au début du XXe siècle selon les dires des responsables des organismes communautaires avec qui j ai conversé. Cependant, suite à la fermeture progressive du Canal Lachine, à partir de 1959 jusqu'en 1973, ladite zone industrielle commençait en effet à péricliter économiquement Sa population, qui autrefois, était en croissance, déclina en conséquence. De 110,000 habitants. la population passa à 69.000 l e 4 juin 1974. le gouvernement fédéral décidait

d'attribuer une vocation socioculturelle et récréative à ce Canai.

Sur le plan démographique (Statistiques Canada, 1991), on a estimé en 1991, une population totale de 67,689 personnes. De cette population, on dénombre 29,940 ménages ainsi que 4,440 (14,8%) familles monoparentales. Les quartiers tels que Côte St. Paul, Ville Emard, St.Henri, et Pointe St Charles, sont les plus peuplés selon le tableau 2,4.

Le quartier Pointe St. Charles bat le record en nombre de familles monoparentales, soit un chiffre de 1060 (18.4%), suivis par Côte St. Paul, avec un chiffre de 950 familles monoparentales, soit 12.3% par rapport à Pointe St.Charles. St. Henri, quant à lui, représente 945, soit 14.5%. Nous pouvons constater que ces transformations familiales sont dues à une véritable révolution des comportements en matière de mariage, de divorce et de procréation, qui s'est produit au Québec au cours des vingt dernières années, d'après Yves Péron (Henripin(dir), 1991: 60-73).

Concernant le nombre de personnes de 15 ans et plus, n'ayant pas atteint la 9ème année scolaire, la région du Sud-Ouest représente le chiffre de 16,115 (28.9 %) personnes, par rapport au quartier Westmount, qui n'a que 45(2.5 %) personnes se trouvant dans cette catégorie; chiffre à mettre en rapport avec les 22.1% de l'ensemble de Montréal. Ce portrait sociologique traduit l'existence de problèmes sociaux d'une dimension aiguë qui sévissent dans la dite région.

En effet, la plupart de ces familles monoparentales sont dirigées par une femme, vu que souvent, c'est elle qui conserve la garde des enfants, sans pour autant disposer des ressources financières adéquates pour élever cette progéniture On estime que ces familles deviendront automatiquement prestataires de l'aide sociale La réalité est que 2,439 familles sont bénéficiaires de l'aide sociale dans l'ensemble Sud-Ouest. soit 23.6% de la population comparée aux 18 2% de Montréal et aux 20 1% de la province du

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Québec. D'où le rapport précarité égale accroissement de la demande des logement sociaux se confirme.

Quant à l'économie de cette région sous étude, il en ressort que le revenu moyen se situe à $ 29,917 par an, comparé à $ 34,144 pour Montréal et $ 196,633 pour la ville de Westmount. Le nombre de ménages ayant un revenu annuel de moins de $ 15,000 s'élève à 9,975 (33.3 c),,o) personnes. Le taux de chômage quant à lui, est de 14.8 selon les chiffres de Statistique Canada de 1991, mais ce taux s'est élevé à 18 % en 1995 selon les chiffres du Centre travail Québec. Cela explique le fait que bon nombre de personnes soient prestataires de l'aide sociale, soit un nombre de 17,356 (25.6%).

6. Les besoins en logements sociaux

En fait, il semble parfois difficile d'établir des prévisions démographiques pour les besoins en logements du fait qu'il y a des ajustements internes qui viendront toujours provoquer une augmentation de la demande de logements. Il s'agit en effet des variations qui interviennent en propension des nouveaux ménages, des taux nets d'immigration, et des taux nets de l'exode rural (Kirkland, 1973). Peut-on alors dire qu'il y a pénurie de logements sociaux? La réponse serait affirmative, si l'on tenait compte du fait que de plus en plus de personnes deviennent prestataires de l'aide sociale, et donc de potentiels requérants de logements sociaux, étant donné que leur revenu annuel se situe en dessous de $ 15,000 pour la ville de Montréal, et plus particulièrement pour la région du Sud-Ouest.

Au vu du tableau 2.4, nous constatons que le nombre de ménages locataires au Sud-Ouest est de 22,535, soit 75.3% par rapport à 73.5% pour la ville de Montréal. De ces chiffres, il découle que ce sont les familles monoparentales qui sont majoritairement locataires. avec un nombre de 3.655, soit 16.2% par rapport à 11 6% pour la ville de Montréal. Les chiffres démontrant le nombre de ménages payant plus de 25% de leur revenu pour se loger, se situe à 48.5% pour le Sud-Ouest par rapport à 48 2% pour Montréal Cela reflète une différence significative entre les deux régions Cependant nous devons attirer tout

 
 
 
 
 

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particulièrement l'attention du lecteur sur le montant moyen du loyer entre 1986 et 1991, lequel a haussé de 32.7%, comparativement à 23% de celui de Montréal, et de -18.1 du quartier riche de Westmount Il s'avère pourtant que la location des appartements génère des revenus de location mensuels s'élevant à $ 11,114 860 pour le Sud-Ouest, et de $ 35,750 pour Westmount. Cette différence est due au fait que le nombre de ménages locataires est plus élevé au Sud-Ouest qu'à Westmount. En somme, cela explique pertinemment bien le problème principal en matière de logement des pauvres, d'autant plus

que leurs 'besoins sont les moins satisfaits tant du point de vue de la qualité des logements que de leur accessibilité en termes monétaires" (Conseil Can. de Dével., 1978: 38). Le nombre d'unités de logement social s'éleve à 6047 pour le Sud-Ouest, soit 60.5% de l'ensemble de cette région sous étude; tandis que les ménages sur liste d'attente de l'Office Municipal d'habitation de Montréal (O.M.H.M) en 1994 sont au nombre de 519.

Quant au chômage, les chiffres sont accablants, puisque le problème d'abandon scolaire contribue à grossir le nombre de jeunes au chômage. La région du Sud-Ouest détient un pourcentage de 14.8% comparativement à 14.6% pour Montréal, et 4.4% pour le quartier Westmount. En décortiquant les chiffres du Sud-Ouest, ce sont les quartiers Pointe St. Charles et St. Henri qui mènent la barque, avec respectivement 18.3% et 16.5% du taux de chômage selon le tableau 2.4.

7. Conclusion

Nous venons de présenter, d'une manière descriptive, le logement social au Québec. Nous avons, en effet, identifié les acteurs qui interagissent au sein de la communauté de la politique du logement social, et qui ont établi des réseaux à travers lesquels les relations institutionnelles s'établissent Lors de la formulation de la politique du logement social. l'organisation gouvernementale ne se laisse pas influencer par l'organisation des intérêts parce qu'elle veut jouir d'une position relationnelle forte dans le réseau dirigé par l'Etat. Par contre au cours de la mise en oeuvre de cette politique, l'organisation des intérêts jouit

d'une position relationnelle aussi forte que celle de l'organisation gouvernementale dans le réseau de concertation Ce rappel théorique constitue un préambule pour nous permettre d'entamer le troisième chapitre, lequel mettra en relation les concepts développés préalablement avec la réalité de ce qui se déroule dans la région sud-ouest de Montréal, étant notre étude de cas. Il est important de souligner le fait que les groupes d'intérêt de la région sud-ouest mobilisent les habitants de ces quartiers respectifs, en vue de la revendication du droit au logement social. Les acteurs étatiques devront donc prendre l'articulation de ces intérêts en considération afin de les agréger au sein de la communauté de la politique en question

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault