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La mise en place d'un système d'évaluation en continu: sur les politiques de l'agenda 21 du SICOVAL

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par Cédric VANDAELE
Institut d'Etudes Politiques - M2 Conseil, Evaluation et Action Publique 2009
  

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2. L'intercommunalité toulousaine : une situation atypique !

Ainsi en 1975 se crée autour de Labège et cinq autres communes (13 000 habitants) l'une des premières communautés de communes de l'aire urbaine toulousaine : le syndicat intercommunal d'aménagement et de développement des coteaux et de la vallée de l'Hers, abrégé sous le sigle « Sicoval ». Ces villages périurbains ont alors comme dénominateur commun d'avoir peu d'entreprises sur leur territoire mais en même temps une population disséminée à haut revenu

Le Sicoval se construit en ayant un réel projet de territoire : « concilier développement économique et démographique avec la préservation du cadre de vie », avec pour « fondement - la solidarité intercommunale- et deux domaines d'actions qui demeurent encore,- l'aménagement de l'espace et le développement économique » (Claude DUCERT, maire de Labège et initiateur de la coopération intercommunale)4

L'intercommunalité dite de projet dès ses origines, rassemble alors deux compétences : l'aménagement de l'espace et le développement économique.

Ce dynamisme périurbain ne bouscule cependant pas Toulouse, où les élus politiques (l'ère Pierre Baudis, 1971) adhérent seulement à divers et multiples syndicats intercommunaux pour organiser les transports, le schéma directeur ou encore garantir la gestion des déchets.

4 TYBURCE Léo, La concertation entre la CA du Sicoval et les communes membres autour de l'Agenda 21 local, quels horizons pour la politique communautaire ?, Master professionnel de Sociologie appliquée à la gestion locale, Université Toulouse Le Mirail, 2007

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Les essais successifs d'organiser une structure plus intégrée de l'agglomération échouent et aboutissent en 1992 à un "district" toulousain sans pouvoirs... dont le Sicoval ne fait pas partie, ni la plupart des autres syndicats de communes périphériques apparus dans les années 80 et forment ainsi autour de la ville-centre une structure en "pétales de marguerites" spécialisés.

Les lois Voynet (1995) et Chevènement (1999) favorisent l'intercommunalité afin de dépasser les concurrences locales et fragmentées. En effet, l'état des communes en France est édifiant : plus de 36 000 communes (40 % des communes de l'union européenne se trouvent en France !). Ce qui est encore plus insolite c'est que 80 % des français vivent seulement dans 3 000 communes. L'image de la France profonde avec une succession de villages ruraux quasi-déserts n'est donc pas aux yeux des statistiques une légende.

Afin de ne pas froisser les notables locaux, les pouvoirs publics avancent à tâtons pour mener cette réforme ambitieuse.

Après plusieurs politiques peu suivies (syndicats intercommunaux (1890), districts urbains (1971,...)), la loi Chevènement propose une coopération intercommunale simple et lisible.

3 structures de coopération hiérarchisées sont proposées :

- La communauté de communes, initié par la loi ATR de 19925, sans obligation de seuil démographique

- La communauté d'agglomération, rassemblant au moins 50 000 habitants autour d'une ou plusieurs communes centres de 15 000 habitants.

- La communauté urbaine, regroupant au minimum 500 000 habitants.

Ces 3 niveaux d'Etablissement public de coopération intercommunale (EPCI) ont des compétences obligatoires, optionnelles et facultatives transférées par les communes membres. Le principe est que, plus on monte dans la hiérarchie du regroupement plus le nombre de compétences obligatoires augmente.6

Les pouvoirs publics utilisent la « carotte » financière pour encourager les communes à sauter le pas : l'Etat verse par l'intermédiaire des Dotations globales d'équipement et de fonctionnement (DGE, DGF) une prime renforcée à l'intercommunalité mais attend en retour un renforcement de la solidarité par la taxe professionnelle unique des entreprises (TPU).

L'intérêt communautaire de certaines compétences

Au sein de chaque bloc de compétences officiellement transféré des communes aux EPCI, l'intérêt communautaire permet de séparer ce qui reste de la responsabilité communale de ce qui relève de la communauté : la ligne de partage entre les compétences se fait dans un domaine donné, une opération, une action ou un équipement (méthode de critères ou de liste). Seules certaines compétences sont soumises à l'obligation de définition de l'intérêt communautaire. Elle permet une application du principe de subsidiarité, qui veut qu'un niveau d'administration confie à un autre niveau ce qui lui est difficile d'assumer seul.

Après cette loi, Toulouse constitue un cas unique puisqu'il s'agit de la seule aire urbaine en France où coexistent deux communautés d'agglomération : le Sicoval et le Grand Toulouse puis trois en 2004 avec la communauté d'agglomération du Muretain.

5 Loi n°92-125 du 6 février 1992 relative à l'administration territoriale de la République

6 En annexe les compétence d'une communauté d'agglomération

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Cette situation peut s'expliquer par l'importante étendue de l'aire urbaine qui peut difficilement être gérée par une seule EPCI. La coopération de ces différentes structures intercommunales est un enjeu important pour un développement harmonieux de la métropole. Les actuels travaux sur les schémas de cohérence territoriale (SCOT) sont indispensables pour organiser à long terme l'aménagement du territoire (construction, emplois, transports,...).

Les établissements publics de coopération intercommunale de l'aire urbaine toulousaine

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