CONCLUSION PARTIELLE
Tout en évitant de généralisations
abusives, dans ce chapitre il a été question présenter
d'une manière succincte notre milieu d'étude car il est dit que
la production d'un travail scientifique dépend aussi de la connaissance
pure et parfaite du milieu dans lequel la recherche a été
menée. Cela étant, en second lieu un bref survol a
été effectué sur les différents produits agricoles
locaux de celui-ci car ceux-ci constituent l'ossature de notre travail mais
surtout dans le domaine touristique.
Dans le chapitre suivant, il sera question d'identifier parmi
les produits susdits ceux qui peuvent être considérés comme
touristiques dans le but non seulement de promouvoir l'agrotourisme dans notre
territoire mais aussi de contribuer à son développement
socio-économique.
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CHAPITRE TROISIEME :
L'AGROTOURISME A KABARE UNE PRATIQUE EMERGENTE POUR LE
TERRITOIRE
Dans le présent chapitre, il sera question de choisir
parmi toutes les cultures cultivées dans le territoire de KABARE, celles
qui peuvent être promues pour être transformées en produits
touristiques utiles pour attirer la curiosité de visiteurs dans le but
de contribuer au développement socio-économique de ce
territoire.
Ce chapitre mettra un accent beaucoup plus particulier
à deux cultures vivrières à l'occurrence la banane et le
haricot et une culture de plantation à savoir le thé. L'aspect
touristique sera abordé pour chaque culture pour ne pas nous
écarter du thème général et répondre aux
objectifs du travail.
1. LES CULTURES VIVRIERES 1.1. La Banane
La banane est une plante présente dans tout le
territoire de Kabare et qui a une très grande valeur culturelle que vous
trouverez dans les lignes suivantes.
1.1.1. Importance à Kabare
La culture du bananier rêve dans le territoire de Kabare
un caractère important aussi bien au niveau alimentaire,
économique, socioculturel, cultural et environnemental dans la
région.
Au niveau alimentaire, la banane, ancrée dans la
société de l'Est de la RDC depuis des générations,
est un aliment de base pour toute la population du territoire de KABARE. C'est
une banque alimentaire, un aliment énergétique. La banane est
riche en vitamines A, B1, B2, B6, C et E, et en sels minéraux Ca, Fe,
Mg, P et K. Son faible taux en protéines fait qu'elle nécessite
un accompagnement avec les aliments riches en protéine comme le haricot,
le petit pois ou le poisson, la viande, etc.
Au niveau économique, la banane constitue une banque
agricole par excellence pour les paysans. En effet, elle assure durant toute
l'année plus de 60% de revenus des ménages.
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Au niveau socioculturel, Au Sud Kivu la banane est souvent
utilisée pour la production de la boisson KASIKSI. Ce vin de banane
établit et consolide les liens sociaux. Il a le pouvoir rassembler et de
communion entre les gens étant donné son omniprésence dans
toutes les cérémonies.
Au niveau cultural, la banane constitue le centre de
gravité des systèmes agraires. Le système bananier abrite
en association plusieurs cultures vivrières (haricot, maïs, soja,
courge, manioc), industrielles (exemple le caféier) et agro
forestières. La production de la banane est assurée pendant toute
l'année grâce à la position privilégiée et a
l'écologie.
Les organes du bananier constituent une source importante de
matière organique. La bananeraie restitue au sol des
éléments nutritifs exportés lors de sa croissance. Ses
feuilles sont utilisées comme paillage avec effets positifs sur la
fertilité du sol. Le bananier lutte contre l'érosion du sol en
freinant le ruissellement et amortit les rayons solaires évitant, ainsi,
l'évaporation des éléments minéraux volatils.
Ses sous-produits sont utilisés pour faciliter la mise
en place des pépinières et pour la plantation des certaines
cultures comme le caféier. Le système cultural traditionnel du
bananier est cependant inefficient (les moyens mis à la disposition de
la culture donnent des résultats faibles exprimés par un
rendement inférieur comparativement à la moyenne mondiale ou
même africaine) et inefficace (la production actuelle du bananier ne
parvient pas à résoudre le problème épineux de la
disponibilité alimentaire, une des composantes de la
sécurité alimentaire). Cette situation est aggravée par la
présence du BXW dans le territoire de KABARE.
Au niveau environnemental, la bananeraie constitue un des
écosystèmes de première importance attirant et abritant de
nombreux êtres de toute nature tant pathogènes que non nuisibles
vivant dans sa partie aérienne et souterraine.
La disparition de la bananeraie liée au BXW constitue
une catastrophe humanitaire et écologique sans précédent
étant donné que la présence des bananiers dans le
territoire de KABARE atténue tant soit peu l'effet néfaste de la
déforestation, par sa contribution à la sauvegarde de
l'environnement.
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On reconnait un vieux sage et respectueux par la
présence de la bananeraie autour de sa maison. La banane intervient dans
toutes les cérémonies organisées car elle est
utilisée comme accompagnement, comme fruit mais aussi comme boisson
après avoir été transformée en vin par la technique
de brassage.
Signalons qu'il existe un repas de base que nous qualifierons
de repas coutumier à base de la banane à bière
condensé avec le haricot, ce repas est connu traditionnellement sous le
nom de KIFUKAMA, qui est une des gastronomies Kabaroises.
La banane via la boisson KASIKSI constitue un
élément de réconciliation mais aussi de
bénédiction, dans le premier cas, après une
mésentente ou une dispute entre deux ou plusieurs personnes ou en cas de
problèmes en famille, les concernés se réunissent avec de
membres qui peuvent les écouter pour arriver à trancher les
problèmes existants et ceux dernier demandent aux personnes
concernées de partager un verre de KASIKSI en termes de
réconciliation ; dans le second cas, nos grands-parents utilisaient et
utilisent la boisson KASIKSI pour bénir leurs enfants mais aussi leurs
petits fils en leurs donnant ce qu'on appelle « BWANGA ».
1.1.2. Commercialisation
Dans le territoire de KABARE, la banane est
commercialisée sous diverses formes. Elle peut être vendue en gros
ou en détaille et le prix est en fonction de milieux de production selon
que la banane est produite ou non. C'est de cela que vous vous trouverez que
dans quelques parties du territoire la banane coûte cher comme vers
KABARE nord où se trouve le bureau de la chefferie où la
présence de banane est presque inexistante.
Dans les grands différents marchés dudit
territoire disons que la banane est moins chère par rapport au prix de
la banane en ville. Après une étude menée dans le village
de Mosho, groupement de Bushwira, le prix de la banane est quitté de
3500 francs congolais le régime à 7000 franc congolais soit le
double. Le prix de la banane varie aussi en fonction de la
catégorisation de banane, selon qu'il s'agit de la banane verte, de la
banane à bière et de la banane dessert. Disons que la banane
verte n'est plus commercialisée dans ce territoire.
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1.1.3. Promotion
Pour promouvoir la production et la commercialisation de
banane et ainsi contribuer à l'émergence du territoire, il nous
parait important de sensibiliser la population de ce territoire sur
l'importance socio-économique de la banane.
Cela étant, nous comptons saisir la balle au bon pour
sensibiliser ladite population sur l'aménagement des espaces qui peuvent
accueillir les nouvelles semences de banane car la plus grande partie du
territoire est presque vide à cause de la maladie qui avait
attaqué nos bananeraies.
1.1.4. Aspect touristique
Sur le plan touristique, il faut dire que la banane constitue
un produit touristique du territoire de KABARE en ce sens qu'elle est
utilisée pour répondre à plusieurs besoins dans ce
territoire. Rappelons par ailleurs que dans le marché classique, ce sont
les vendeurs qui se déplacent avec de bananes qui doivent être
commercialisées, essayant d'apporter un sens touristique à cet
effet, les producteurs réaliseront toutes les activités d'achat
dans leurs champs car ce sont les touristes qui doivent se déplacer pour
profiter de prestations de ces producteurs. Cela nous pousse à
répondre à une question principale celle de savoir comment
pouvons-nous transformer la banane en produit touristique ?
Répondre à cette question sera pour nous une
opportunité qui nous aide à un certain moment de contribuer au
lancement des activités agrotouristiques dans ce territoire ; cela
étant essayons de voir quels sont les aspects que nous pouvons
retrancher ou ajouter à la banane pour qu'elle soit un produit
touristique de qualité et attrayant.
Se basant sur le niveau alimentaire, il a été
dit que la banane est beaucoup plus utilisée dans ce territoire, comme
dans les autres pays qui se sont déjà développés
à cause de la production de la bière, essayons de montrer aux
visiteurs les techniques que nous utilisons pour transformer la banane à
bière en KASIKSI et que les visiteurs arrivent à déguster
notre bière avant la fin de sa visite, parlons de la valeur culturelles
de cette bière dans notre milieu, la gastronomie du terroir est aussi
fondée sur la banane car plusieurs repas tiennent compte de la
banane.
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1.2.Le haricot
Dans le territoire de KABARE les haricots sont produits deux
fois par an dans toute l'étendue du territoire.
1.2.1. Importance
La culture du haricot revêt dans le territoire de Kabare
un caractère important aussi bien sur le niveau alimentaire,
économique et socioculturel.
Au niveau alimentaire, le haricot est un aliment de base pour
toute la population du territoire de KABARE, cultivé pour plusieurs
raisons dans ledit territoire, il peut être consommé comme
légume ses feuilles et les tous petits jeunes haricots
communément connus sous le nom de haricots verts ou MIKENJA mais aussi
les haricots peuvent aussi être consommés une foi à
maturité accompagné d'autres repas tels que les bananes, les
patates douces, les pommes de terre, le riz. Disons par ailleurs que la plus
importante gastronomie du terroir résulte de la combinaison de la banane
à bière et des haricots.
Au niveau économique, les haricots constituent une
banque agricole par excellence pour les paysans. En effet, elle assure durant
toute l'année plus de 80% de revenus des ménages. Les paysans
cultivent des hectares des haricots qui sont destinés à la vente
en trois phases ainsi permettant à ceux-ci de couvrir leurs besoins. La
première phase de vente concerne les feuilles des haricots qui sont
vendues à un prix aussi bien considérable pour permettre les
paysans à désherber son champs, la deuxième phase consiste
à la vente des haricots verts à quelques mois prêts avant
la récolte finale des haricots mais cette vente à un impact
beaucoup plus négatifs car les paysans risquera de ne plus rien
récolter à la fin si elle a vendu une grande quantité de
ses haricots verts, quant à la dernière phase elle est celle de
la vente des haricots secs permettant ainsi aux paysans de satisfaire ses
différents besoins.
Au niveau cultural, le haricot a une racine principale non
dominante qui est très rapidement complétée de racines
latérales. Les racines peuvent atteindre un mètre de profondeur
si le sol s'y prête. Elles sont le siège du
phénomène de « nodulation ». Les nodules étant
des excroissances provoquées par l'infestation par des bactéries
du genre Rhizobium. Ces bactéries vivent en symbiose avec la plante.
Elles reçoivent par la sève des hydrates de carbone et
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fournissent de l'ammonium synthétisé à
partir de l'azote atmosphérique. Les conditions optimales pour le
développement des nodosités ont une température de
25°C à 30°C et un pH de 6 à 7. La quantité
d'azote fixée peut atteindre 200Kg à l'hectare (Anonyme,
2016).
En RDC, le haricot est une légumineuse plastique dont
la productivité dépend en général de certaines
conditions édapho-climatiques du milieu et du respect de certaines
techniques culturales. Il faut cependant considérer l'altitude de 1000
à 2300m comme étant favorable surtout pour l'Est du pays ou la
productivité est la plus importante. La productivité aux basses
altitudes, notamment au Bas Congo se fait durant les périodes plus
fraiches de la saison sèche dans les bas-fonds. Au Sud Kivu, c'est une
culture qui est cultivée sur un sol meuble, riche et profond avec un pH
d'au moins 5,5.
Au niveau socioculturel, dans le territoire de KABARE, les
haricots sont souvent utilisés pour l'alimentation de la population.
Comme le vin de banane, les haricots établissent aussi et consolident
les liens sociaux. Ils ont le pouvoir de rassembler et de communion entre les
gens étant donné son omniprésence dans toutes les
cérémonies.
Les haricots interviennent dans toutes les
cérémonies organisées car ils sont utilisés le plus
souvent comme légumes. Signalons qu'il existe un repas de base que je
qualifierai de repas coutumier à base de la banane à bière
condensé avec le haricot, ce repas est connu traditionnellement sous le
nom de KIFUKAMA, qui est une des gastronomies du terroir. En cas, de
réconciliation, les différentes parties sont appelées
à partager un repas à base des haricots sans huile. En outre, le
haricot est utilisé dans les diverses cérémonies
d'héritage.
1.2.2. Commercialisation
Dans le territoire de KABARE, les haricots sont
commercialisés sous diverses formes. Ils peuvent être vendus en
gros ou en détaille et le prix est en fonction de la
saisonnalité. Cela étant, signalons que les producteurs pour
vendre leurs productions ils doivent se rendre au marché pour trouver un
grand nombre de acheteurs qui viennent le plus souvent du milieu urbain ou
effectuer des échanges inter producteurs de biens que nous pouvons
qualifier de « troc ».
Pendant les deux saisons de production les haricots coutent
extrêmement moins cher et une mesure value à 1500 francs congolais
alors qu'après une longue période de production une
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mesure peut couter 2000 francs congolais. La commercialisation
des haricots comme elle a été soulignée dans les lignes
précédentes comprend trois phases, la première phase de
vente concerne les feuilles des haricots qui sont vendues à un prix
aussi bien considérable pour permettre les paysans à
désherber son champs, la deuxième phase consiste à la
vente des haricots verts à quelques mois prêts avant la
récolte finale des haricots mais cette vente à un impact beaucoup
plus négatifs car les paysans risquera de ne rien récolter
à la fin si elle a vendu une grande quantité de ses haricots
verts, quant à la dernière phase elle est celle de la vente des
haricots secs permettant ainsi aux paysans de satisfaire ses différents
besoins.
1.2.3. Promotion
Dans le but de promouvoir cette culture dans ledit territoire,
il nous faudra aménager une grande surface pour cette fin et que les
agriculteurs développent de stratégies fécondatrices en se
sensibilisant sur les biens fondées de cette culture pour le
développement socio-économique du territoire. Les
autorités du territoire doivent aussi s'y mettre en aménageant
beaucoup plus d'espaces pourra accueillir ladite culture pour de fins
touristiques.
1.2.4. Aspect touristique
De sa valeur culturelle, les haricots jouent un rôle
plus important dans l'alimentation de la population dudit territoire. Ils
joueront aussi un rôle considérable dans des activités
touristiques car les touristes assisteront au mode de production, de
transformation mais aussi de conservation des haricots. On leur parlera de la
gastronomie du terroir qui a comme produit de base les haricots. Une
dégustation sera faite à la fin de chaque visite.
2. LES CULTURES DE PLANTATION
Plusieurs cultures de plantations sont cultivées dans
le territoire de KABARE, mais tout au long de notre réflexion nous
essayerons de parler en long et en large du thé, car cette culture
attire beaucoup plus de touristes dans ledit territoire.
2.1. Le thé
Il existe deux variétés principales de
thé: Camellia sinensisvar. sinensisou Théier de
Chine, cultivé essentiellement en Chine et au Japon pour la production
de thé vert. La deuxième
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variété est Camellia sinensisvar.
assamicaou Théier d'Assam, cultivé et utilisé
essentiellement pour la production de thé noir en Inde, à Ceylan
(ou Sri Lanka), en Indonésie et en Afrique. Signalons par ailleurs que
c'est cette deuxième catégorie qui est cultivée à
MBAYU précisément dans le territoire de KABARE.
2.1.1. Conditions de culture
Pour assurer l'épanouissement optimal du
thé, il faut veiller à le cultiver sur un sol acide dont
le pH peut varier de 4,5 à 7,1. De plus, le thé exige un sol
meuble, plus ou moins riche en sable, potassium et acide phosphorique. Par
contre, la présence de calcaire et celle d'argile sont
défavorables à la pousse du thé. Le drainage du sol et la
couche humifère doivent être suffisants. Chaque nouvelle
plantation doit être défrichée et labourée deux fois
avant de pouvoir y installer les théiers. La sélection des
plantes de théier est très importante pour garantir une
homogénéité de la qualité et de la production : on
utilisera des semences ou des boutures de théiers
sélectionnés.
Dans la première méthode la culture
débute dans un germoir, puis continue en pépinière pendant
10 à 24 mois.Pour la deuxième méthode les plantes les plus
adaptées au bouturage sont sélectionnées selon plusieurs
critères. Après recueil des boutures, celles-ci sont
plantées dans un substrat spécifique pendant quelque temps, avant
une culture en pépinière de 12 à 18 mois.
A la fin de la période de culture en
pépinière les plantes sont introduites dans les « jardins
», de préférence avant la saison des pluies, pour favoriser
une meilleure implantation des racines.
D'autres conditions de culture sont également
importantes :
V' La température: elle doit être
située dans un intervalle allant de 10 à 30 degrés Celsius
(°C), la moyenne optimale étant en général de 19
°C. Le théier meurt si les températures descendent
en-dessous de - 5°C ;
V' La météorologie: une qualité
optimale de thé est obtenue si les journées sont
ensoleillées de 5 heures en moyenne, et les nuits fraîches. Le
stress ainsi généré emprisonnerait la chlorophylle au sein
des chloroplastes de la feuille, conférant un arôme plus intense
au futur infusé. De fréquentes précipitations nocturnes,
supérieures à 1500 mm par an ou 200 mm par mois, sont propices
à cet arbre hydrophile ;
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? Les régions: on retrouve les cultures de thé
dans les régions tropicales et subtropicales autorisant les conditions
de température précédemment citées. Les latitudes
rassemblant un maximum de ces conditions climatiques sont situées entre
43° nord et 27° sud. Une altitude de 1000 à 1500 mètres
est optimale pour la culture des théiers.
Les plantations de thé, dont chacune porte un nom
différent, sont appelées « gardens », «
jardins » en anglais. Ainsi les thés les plus réputés
sont vendus sous le nom propre de leur « jardin » d'origine. La
taille des « jardins » peut varier de quelques hectares à plus
de mille hectares. Leur organisation se fait en terrasses, parfaitement
géométriques, le long des flancs de montagnes. Chaque terrasse
est disposée de façon horizontale, à hauteur des mains en
formant ainsi des « tables de cueillette », et subdivisée en
zones de cueillettes appelées « jardins ».
Ces tables sont obtenues par une taille des théiers,
leur donnant une forme évasée vers le haut s'étendant en
plateau horizontal : le nombre de tailles augmente les ramifications et donc le
nombre de jeunes pousses.
Les théiers, sensibles aux vents, à la pluie et
au soleil sont souvent protégés par de grands arbres au milieu
des « jardins », tels ceux de la famille des Fabaceae, dont les
racines sont capables de fixer, au niveau du sol, l'azote précieux pour
le bon développement des théiers
2.1.2. Technique de la cueillette
Avant de pouvoir cueillir les premières feuilles de
thé, il est nécessaire de maintenir l'arbre, par la culture,
à une hauteur généralement de 1,2 mètres (m), mais
pouvant varier de 1 à 3 m.Cette taille est également
effectuée dans un but d'empêcher la floraison et d'augmenter le
nombre de bourgeons. La première taille est désignée comme
« taille profonde », réduisant le théier à 50
cm. Puis elle est pratiquée régulièrement ce qui permet au
théier d'atteindre sa maturité au bout de 5 ans.
La première cueillette a lieu sur un théier
âgé de 3 à 5 ans. Généralement cette
tâche est réservée aux femmes, la récolte manuelle
assurant une qualité supérieure au thé. Certains pays
comme le Japon, l'Inde ou la Corée ont mécanisé la
technique en plaine.
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Les feuilles de thé doivent être
récoltées les unes après les autres, et non pas par
poignées ; on récolte uniquement le bourgeon terminal non
épanoui, et les premières jeunes feuilles souples, juste
au-dessus du rétrécissement pétiolaire. Ce dernier
détail confère une qualité supérieure au
thé. Il faut également noter que les pousses du printemps,
très petites, demandent une grande dextérité pour leur
cueillette et nécessitent un volume important pour arriver à la
quantité de thé souhaitée.
Pour assurer une cueillette précise, les femmes pincent
les feuilles entre l'index et le pouce, les lançant ensuite dans la
hotte portée sur leur dos.En fonction de la vitesse de renouvellement du
théier, on peut effectuer trois récoltes par an d'une
durée de 4 à 14 jours, appelées round, «
tournée » en anglais.
Il est nécessaire de savoir, que 30 kg de feuilles
fraîches sont nécessaires à la production de 7 kg de
thé, et que 1200 jeunes pousses sont nécessaires à la
manufacture d'un kilo de thé.
? La cueillette « impériale » ou
P+1. On prélève le bourgeon terminal à peine
déployé, ainsi que la première feuille qui suit. La
qualité est excellente. C'était le thé que les Empereurs
de Chine buvaient exclusivement.
? La cueillette fine ou P+2. Lors de la
récolte considérée aujourd'hui comme donnant un thé
de qualité supérieure, on prélève le bourgeon
terminal non épanoui, et les 2 premières feuilles.On appelle ce
thé « pekoe » ou « flowerypekoe » ; « pekoe
», le bourgeon terminal, dérive du chinois « pak ho »,
signifiant « cheveux », en raison du duvet blanc à la surface
des bourgeons et des jeunes feuilles.
? La cueillette « grossière » ou
P+3. Il s'agit de thé de qualité nettement
inférieure, composé de la première pousse et des trois
feuilles suivantes.
2.1.3. Procédé d'obtention du thé
noir
Une anecdote raconte la découverte du thé noir
par les Européens : en effet, l'humidité du bateau transportant
les caisses de thé vert aurait provoqué le développement
de « moisissures ». Le thé ainsi noirci plaisait
particulièrement aux Occidentaux.
Les procédés traditionnels chinois d'obtention
du thé furent modernisés avec l'arrivée des
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Anglais, à l'origine du déplacement des
plantations vers l'Inde. Les six étapes initiales furent
perfectionnées et raccourcies en cinq étapes: on parle du
procédé « orthodoxe ». L'élément crucial
dans l'obtention du thé est le démarrage rapide de la
première étape, le flétrissage, assurant l'absence d'un
début de fermentation. Pour cela, des « factories », les
maisons servant à la préparation du thé, sont
installées à côté des plantations.
? Le flétrissage ou séchage
Les feuilles fraîchement cueillies sont
étalées sur des plateaux, des toiles, ou des treillis
métalliques en couches de 15 cm. Un dispositif de ventilation aspire
l'air à travers les feuilles, les privant d'un certain taux
d'humidité. Ces appareils sont appelés « flétrissoirs
», fonctionnant à une température de 26°C. D'autres
enceintes sont constituées de plateaux séparés de 20 cm,
sur lesquels on étale les feuilles de thé, en faisant circuler
l'air produit par un système de ventilation. La durée du
flétrissage dépend des variétés du thé,
s'étendant de 6 à 24 heures et conférant à
l'infusé un arôme plus ou moins mordant en fonction du taux
d'humidité résiduelle.
? Le roulage
Une déshydratation adéquate est
nécessaire pour effectuer un roulage efficace, en trois à cinq
étapes d'une dizaine de minutes. Ainsi le roulage s'effectue pendant 30
à 40 minutes, pouvant être répété plusieurs
fois dans le but d'augmenter la quantité d'huiles essentielles pour
accentuer la force du thé. L'opération a lieu dans des cuves
cylindriques : lors du roulage les cellules végétales sont
brisées, libérant des huiles essentielles ainsi que des
enzymes.
Le nombre d'étapes du roulage dépend de
l'altitude des plantations :Les feuilles issues de basses altitudes subissent
un roulage léger ou light rollingen cinq étapes: des
feuilles peu brisées, libérant peu de sucs en sont issues. Les
bourgeons ne sont que peu oxydés.
Par contre, les feuilles issues d'altitudes plus
élevées subissent un roulage plus fort ou hard rolling.
L'opération se déroule en trois étapes, de façon
à ne pas trop endommager lesfeuilles: elles libèrent une plus
grande quantité de sucs, colorant les bourgeons en jaune
paroxydation.
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D'autres thés nécessitent d'abord un roulage
léger, puis fort. Ces variétés sont
caractérisées par un arôme intense et des feuilles
entières.
Pour contrecarrer une fermentation trop rapide et pour
séparer les fragments de feuilles brisées et les débris
végétaux grossiers, une étape de tamisage ou dhool
sépare chaque étape du roulage.
? La fermentation
Cette étape consiste à étaler les
feuilles issues du roulage en couches de 5 à 7 cm dans une pièce
à hygrométrie de 95 à 98 %, à température de
27°C, à hygiène et à ventilation très
surveillées. La durée de la fermentation est tout aussi
importante : elle s'échelonne entre 1 et 4 heures. Ainsi la fermentation
est presque absente pour le thé vert, moyenne pour le thé Oolong,
et la plus longue pour le thé noir.
En effet, un thé amer témoigne d'une
fermentation trop courte, tandis qu'un thé trop fermenté perdra
son pouvoir à cause de l'oxydation excessive des polyphénols.Le
respect rigoureux de ces conditions idéales est nécessaire
à l'action des enzymes libérées par le roulage. Parmi ces
enzymes, comme on verra plus tard, le polyphénol oxydase est la plus
important. Elle est responsable de la transformation d'une quantité plus
ou moins importante (allant jusqu'à 50%), en fonction du temps de
fermentation, de polyphénols en théaflavines,
théarubigènes et théasinensines.
? La dessiccation
La dessiccation est l'étape la plus délicate de
la préparation du thé. Son but est de stopper la fermentation,
qui trop longue, pourrait anéantir la qualité du produit. Le
thé sortant de l'enceinte de fermentation est transféré
sur le tapis roulant d'un dessiccateur produisant un courant d'air très
sec et chaud de 85 à 90°C. Le taux résiduel
d'humidité est de l'ordre de 2 à 3%. Le procédé
doit être rapide, mais une dessiccation trop rapide peut rendre la
feuille cassante et évaporer le meilleur de l'arôme. Inversement,
une dessiccation trop lente ne pourrait pas stopper la fermentation, le but du
procédé étant l'inactivation des enzymes responsables de
celle-ci.
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? Le tamisage et l'emballage
Le triage des feuilles sèches se fait à l'aide
de tamis vibrants ou de souffleries d'air, pour les séparer en fonction
de leur taille. Un rouleau de bakélite retient les fibres superflues par
son pouvoir électrostatique. Cette étape doit se dérouler
très rapidement pour éviter un noircissement ou greying
des feuilles. Pour les thés de haute qualité, le tamisage est
réalisé manuellement.
Les feuilles sont emballées après un stockage
éventuel du thé dans des silos à l'abri de
l'humidité. Des caisses en bois d'un volume de 40 kg doublées de
feuilles d'aluminium, pour protéger le thé de l'humidité
externe et éviter qu'il ne s'imprègne d'odeurs externes, servent
d'emballage. Généralement on appose une feuille de riz entre le
thé et l'aluminium.
Les sacs en papier, destinés à recevoir de plus
petites quantités de thé, sont eux aussi doublés
d'aluminium.
Pour la plupart des thés, on mélange les
feuilles de plusieurs jours pour obtenir des lots homogènes, car il est
impossible d'obtenir un thé de qualité identique deux jours de
suite. Par contre, les thés de très haute qualité sont
emballés jour après jour, afin qu'ils soient les plus purs
possibles.
2.1.4. Commercialisation
Après la cueillette le thé subit une
transformation qui respecte des étapes bien connu avant d'être
acheminé au marché. Cela étant ils sont beaucoup plus
commercialisé en dehors de la ville de Bukavu mais on peut aussi avoir
quelques points de vente à l'occurrence de sites touristiques pour
attirer bon nombres de clients parmi ces points nous pouvons citer le PNKB et
CRSN LWIRO voire la Chefferie de KABARE. Un sachet de thé coute 5$
USD.
2.1.5. Promotion
Toute promotion est le fruit d'une communication, et cette
dernière passe par la sensibilisation de la couche concernée sur
les avantages du produit que l'on veut promouvoir. Cela étant, la
promotion du thé doit être effective à travers des
différentes activités qui peuvent être organisées
par Great Lake Plantation en faveur de la population environnante de cette
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plantation ainsi que les différents médias
à travers de communiqué et des affiches. Cette même
sensibilisation pourrait inciter les clients à acheter le thé
transformé localement dans notre territoire au lieu de faire recours au
thé exporté. Cette promotion passera également par
l'organisation d'une journée porte ouverte à MBAYU.
2.1.6. Aspect touristique
Après une longue période d'étude ne
dépassant pas une année et après l'échange avec le
personnel de GLP, il nous a été dit que le thé de MBAYU
fait l'un de produits touristiques du territoire de KABARE et consommé
différemment de produits touristiques du PNKB et de CRSN LWIRO pour
plusieurs raisons. Juste à l'entrée de l'usine de thé, la
verdure nous accueille avec toute une beauté jamais vu ailleurs
seulement à KABARE, cette usine donne une opportunité à
ses touristes d'assister à la cueillette, à la transformation et
arrivent à la dégustation du thé produit après
toutes les phases de transformation. Une randonnée pédestre est
aussi impeccable.
Culturellement parlant, le thé n'a pas une grande
valeur dans notre culture car seuls nos aïeux l'avaient utilisé
comme médicament.
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