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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013par Alban Paul GAZELE LEMBY Université de Dschang - Master 2020 |
B- La sécurisation des sites des déplacés internesLa crise centrafricaine de 2013 est considérée comme étant la plus sanglante et la plus dévastatrice qui a plongé le pays dans le chaos. Cette crise a des conséquences néfastes graves sur la population civile car elle a entrainé des milliers des personnes déplacées internes. On a assisté la création d'une centaine des sites. En effet, les personnes déplacées internes trouvaient refuge dans les sites, les églises ainsi que la brousse. Depuis 2013, environ un tiers de la population a été déplacé. En septembre 2016, 467 000 Centrafricains étaient inscrits à l'étranger auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) et 385 750 étaient des déplacés internes, dont 238 513 vivent toujours dans 92 camps70(*) ; les autres réfugiés ont été accueillis par des communautés ou se sont enfuis dans la brousse71(*). Plus de la moitié des réfugiés s'est enfuie au Cameroun, un quart d'entre eux en République démocratique du Congo, et le reste au Tchad et en République du Congo72(*). Mais le plus important était la sécurisation de ces personnes se trouvant dans ces différents sites existant tant dans la capitale que dans l'arrière-pays.De ce fait, la sécurisation des personnes déplacées internes dans les différents sites pesait sur les forces onusiennes de la MINUSCA. La protection des personnes déplacées internes est la priorité de la MINUSCA. Ainsi pour protéger cette population faible et victime de cette crise sanglante, la MINUSCA a mis ou installe des forces dans les différents sites en vue de protéger la population civile. La MINUSCA avait divisé les différents contingents afin d'assurer la protection de la population civile. Par exemple dans le grand site de la capitale notamment l'aéroport international Bangui M'poko qui contenait des centaines de milles, on constatait la présence non seulement des forces françaises mais aussi des contingents Rwandais de la MINUSCA. Il est à noter que les sites des personnes déplacées internes faisaient objet des attaques de la part des groupes armés d'où l'obligation des forces onusiennes de mettre en place des mesures de protection. La protection de la population civile est la priorité des missions dévolues aux forces onusiennes déployées en République Centrafricaine en Septembre 2014. La sécurité ne se limite pas uniquement à la protection de la population civile. La population civile ne peut être en paix sans le désarmement. Pour ce faire, il faut mener des actions relatives au désarmement des groupes armés en République Centrafricaine. * 70UNOCHA (Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires des Nations Unies), Rapport des groupes d'experts sur la crise centrafricaine, Bangui, septembre 2016. p.15 * 71Ibid. * 72 UNHCR (Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies), Le plan d'action humanitaire, Bangui, mars 2016. p.29 |
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