WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013


par Alban Paul GAZELE LEMBY
Université de Dschang - Master  2020
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

INTRODUCTION GÉNÉRALE

PREMIÈRE PARTIE : LA STABILISATION PROGRESSIVE DE L'ÉTAT CENTRAFRICAIN

INTRODUCTION GÉNÉRALE

Située entre l'océan Atlantique et l'océan indien, l'Afrique se présente sous la forme d'un point d'interrogation qui ponctuerait le questionnement d'un continent que ses potentialités économiques, culturelles et diplomatiques ainsi que la richesse de son passé prédestinent aux premiers rôles dans le monde, mais que la réalité présente sous un visage moins resplendissant : celui d'une terre déchirée par de nombreux conflits1(*). Il est à noter que depuis plus de trois décennies, les guerres déchirent l'Afrique, détruisant le tissu social, fragilisant les économies. Elle est baignée dans des conflits multiformes entrainant une certaine instabilité chronique au sein du continent. Ces différentes crises que connaît l'Afrique ont de conséquences néfastes sur le développement humain, politique, social et économique du continent car presque toutes les régions de l'Afrique sont touchées. Aujourd'hui, l'Afrique principalement sa sous-région Afrique Centrale est l'une des régions où les feux de l'actualité sont continuellement braqués. Cette localisation médiatique témoigne malheureusement davantage de l'existence de tragédies et de crises à répétition que d'événements réjouissants. Parmi les pays de la sous-région, plus de la moitié a régulièrement été confrontée, pendant des périodes plus ou moins récentes, à des conflits armés avec leurs cortèges de pertes en vies humaines, de vagues de réfugiés, de populations déplacées et de destructions de grande ampleur. Les problèmes de sécurité continuent d'être vivement préoccupants.

En effet, la multiplication des conflits dans le monde constitue aujourd'hui l'un des principaux défis auxquels doit faire face la Communauté internationale. Au premier rang de celle-ci se trouve l'Organisation des Nations-Unies (ONU). Ainsi, conformément aux dispositions des chapitres VI et VII de sa Charte de 1945, les Nations-Unies ont depuis la fin de la guerre froide (au début de la décennie 1990) multiplié et renforcé des actions de paix et de sécurisation de l'Afrique centrale. Ces actions passent par la prévention, la gestion des conflits, la diplomatie, le maintien de la paix etc. Face à ces crises, en considérant le chapitre premier de la Charte des Nations-Unies de 1945, il apparaît que les buts des Nations Unies sont, entre autres, de maintenir la paix et la sécurité internationales. Cela est un motif largement suffisant pour s'interroger sur le rôle que cette organisation joue dans la construction d'un monde pacifique et sécurisé surtout en Afrique Centrale2(*).

S'il est un constat clair, c'est celui selon lequel, au moment où l'une des plus grandes Missions des Nations Unies notamment la MINUSCA3(*) dans le monde connaît un renforcement sans précédent en République Centrafricaine (RCA), l'Afrique centrale est loin d'être pacifiée et sécurisée laissant ainsi libre cours à divers commentaires. En effet, les soubresauts politico-militaires qu'a connus la République Centrafricaine sont un facteur inhibiteur de la sécurisation sous régionale. Après les espoirs suscités par le bon déroulement des élections de 1999 et le succès reconnu de la MINURCA4(*) jusqu'en 2000, la RCA est une fois de plus replongée dans une crise politico-militaire qui a abouti en 2003 au coup d'Etat du général BOZIZE. En 2013, ce pays est plongé à nouveau dans une crise politico-militaire. Les multiples crises qui ont émaillé et continuent d'émailler l'histoire de ce pays ont aggravé la crise humanitaire, terni son image internationale et rendu peu attrayant le pays pour les investisseurs étrangers. Si le conflit participe de la dynamique même des sociétés, sa gestion interpelle l'intervention des différents acteurs dont l'ONU. Cette instabilité requiert l'attention des acteurs comme les Nations-Unies. Les objectifs sont tous rivés vers les opérations de maintien, d'imposition de la paix, car la vertu d'une politique de sécurité est d'assurer la stabilité par la lutte contre toutes les formes de menaces qu'elles soient intérieures ou extérieures.

D'où la nécessité de s'interroger sur : « L'ONU et la résolution des crises en Afrique Centrale : le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013 ».

L'exploration de l'étude requiert des préalables fondamentaux qui tournent autour des étapes importantes que sont le cadre conceptuel (I) et le cadre opératoire (II).

I- LE CADRE CONCEPTUEL DE L'ÉTUDE

Pour mieux cerner ce sujet, il est nécessaire de présenter le contexte de l'étude (A), ensuite la clarification des terminologique (B), la délimitation du champ d'étude (C) et enfin la revue de la littérature (D).

* 1Sady SIDY, La résolution des conflits en Afrique, Thèse de doctorat d'Etat en Science Politique, Université Cheikh Anta Diop de Dakar, 2003, p.3.

* 2 Éric Wilson FOFACK, « L'ONU face aux conflits en Afrique Centrale post-guerre froide », 1990-2004, Guerres Mondiales et Conflits contemporains, 2012/4, N°248, pp.83-96.

* 3Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine.

* 4Mission des Nations-Unies en République Centrafricaine, qui a succédé à la Mission interafricaine de surveillance des accords de Bangui (Misab) en 1998, qui visait à stabiliser la capitale et ses environs.

précédent sommaire suivant






Extinction Rebellion







Changeons ce systeme injuste, Soyez votre propre syndic



"Les esprits médiocres condamnent d'ordinaire tout ce qui passe leur portée"   François de la Rochefoucauld