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L'ONU et la résolution des crises en Afrique centrale: le cas de la crise socio-politique centrafricaine de 2013par Alban Paul GAZELE LEMBY Université de Dschang - Master 2020 |
II- LE CADRE OPÉRATOIRE DE L'ÉTUDEL'on ne peut aboutir à la réalisation de ce présent travail sans dégager le cadre opératoire de notre recherche. Il comprend, entre autres, l'intérêt de l'étude (A), la problématique (B), l'hypothèse (C) et enfin les méthodes et techniques de la recherche (D). A- L'intérêt de l'étudeLa pertinence du sujet de recherche s'apprécie à travers son originalité et son intérêt. L'originalité de ce sujet s'évalue par rapport à ce qu'il apporte dans le domaine de la science et l'intérêt quant à lui justifie pourquoi le sujet retenu mérite qu'une étude lui soit consacrée. C'est pourquoi, on doit relever l'intérêt scientifique et pratique de cette étude. L'originalité scientifique de ce travail se présente sous un double aspect.D'abord, la présente étude est un sujet d'actualité car la crise centrafricaine de 2013 perdure. Ensuite, de nombreux chercheurs ont travaillé sur la crise centrafricaine avec des acteurs différents du nôtre (PNUD, UA, CEEAC, CEMAC) mais jusqu'alors aucun travail n'a été fait ou réalisé notamment sur l'ONU et la résolution de crises en Afrique Centrale notamment la crise sociopolitique centrafricaine de 2013. De ce fait l'originalité se trouve dans le choix de l'acteur en l'occurrence l'ONU. Au plan pratique, ce travail vise à éclairer ou informer l'État centrafricain, l'ONU et le public, sur les forces et les faibles de l'ONU dans les crises en Afrique Centrale en général et en Centrafrique en particulier. Cette étude peut servir de base et de référence, d'outil de décision pour les Nations-Unies dans le cadre du maintien, de l'imposition de la paix et de la sécurité internationales ; un instrument au service des décideurs. Enfin, l'intérêt pratique consiste à formuler non seulement des recommandations à l'endroit de l'ONU en vue d'une réforme dans le domaine du maintien de la paix et de la sécurité internationales mais aussi il pourra servir de référence aux futurs chercheurs qui aborderont les sujets similaires au nôtre. B- La problématique de la rechercheD'après Michel Baud, la problématique est « l'ensemble construit autour d'une question principale [...] et des lignes d'analyse qui permettent de traiter le sujet choisi 33(*)». Une étude scientifique qui veut conduire à des résultats objectifs doit, au-delà de ses multiples hypothèses de travail qui peuvent la structurer, se fixer une préoccupation centrale autour de laquelle la réflexion est menée. Depuis son accession à la souveraineté tant nationale qu'internationale, la République Centrafricaine se caractérise par des crises récurrentes à telle enseigne que l'on est en droit de dire que la guerre ou le conflit est la règle et la paix ou la concorde l'exception. Les différentes rébellions post coloniales le démontrent fort bien. En guise d'exemples, on peut citer le coup d'état de Jean Bedel Bokassa de 1964, les mutineries de 1996, les rebellions de 200334(*) et de 200735(*). Au regard de ces conflits, l'ONU est déjà intervenue deux fois en République Centrafricaine sous des appellations diverses36(*). Parmi les ces interventions, c'est la deuxième, celle allant de 2013 à nos qui nous intéresse. Cela retient l'attention d'autant plus qu'elle semble perdurer, aller de prorogation à prorogation. Aujourd'hui, les forces de l'ONU bien que renforcées, tentent de maintenir la paix et sécuriser tout le pays, toujours victime de conflits et en proie à de violences, massacre d'innocents et autres violations des droits humains, sans y parvenir. De ce fait, notre problématique tourne autour de l'apport de l'ONU dans la résolution de la crise centrafricaine de 2013. Dans cette perspective, quel est l'apport de l'ONU à la résolution de la crise sociopolitique centrafricaine de 2013 ? C'est autour de cette interrogation que s'articule l'ossature de la présente étude, à laquelle il faut joindre une hypothèse. * 33 Michel BAUD, L'art de la thèse, Paris, édition La découverte, 1985, p.55. * 34Ayant abouti à la prise de pouvoir par le Général d'armées François BOZIZE le 15 mars 2003 qui a chassé le Président élu Ange Félix PATASSE. * 35UFDR et les autres groupes armés, c'est une rébellion créée après les élections de 2005 dans le Nord de la République Centrafricaine notamment à Birao dans le village de TIRINGOULOU. Les principaux leaders Jean Jacques DEMAFOUTH, Michel DJOTODJA, etc. * 36MINURCA : Mission des Nations Unies en République Centrafricaine en 1999 et plus récemment en 2013 sous l'appellation de la MINUSCA (Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en Centrafrique). |
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