WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Les infections néonatales


par Gérard ZAKUANI
Université de Kindu - Docteur en Médecine 2026
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

1.1.9 I.5. Facteurs de risque

I.5.1. Facteurs maternels

Les principaux facteurs maternels retrouvés dans la littérature sont :

1. Infection urinaire pendant la grossesse ;

2. Fièvre intrapartum ;

3. Rupture prolongée des membranes ;

4. Chorioamniotite ;

5. Absence ou insuffisance de consultations prénatales ;

6. Accouchement non assisté [16,22].

I.5.2. Facteurs néonataux

1. Prématurité ;

2. Faible poids de naissance ;

3. Souffrance foetale ;

4. Réanimation néonatale ;

5. Hospitalisation prolongée [22,16].

I.5.3. Facteurs environnementaux

1. Mauvaises conditions d'hygiène ;

2. Surpopulation hospitalière ;

3. Non-respect des mesures d'asepsie ;

4. Matériel contaminé [16,22].

1.1.10 I.6. Principaux germes responsables

Les agents pathogènes varient selon le contexte géographique et l'âge de survenue.

Infections précoces

Les principaux germes sont :

1. Streptococcus agalactiae (streptocoque du groupe B) ;

2. Escherichia coli ;

3. Listeria monocytogenes [17,18].

Infections tardives

Les germes fréquemment retrouvés sont :

1. Staphylococcus aureus ;

2. Klebsiellapneumoniae ;

3. Pseudomonas aeruginosa ;

4. Enterobacterspp. [16,22].

1.1.11 I.7. Physiopathologie

Le nouveau-né possède une immunité immature caractérisée par une réponse humorale et cellulaire insuffisante, une activité réduite du complément et une fonction phagocytaire incomplète [3,16].

La contamination peut survenir :

Ø Par voie systémique ou hématogène transplacentaire : cette voie de contamination est initiée par une bactériémie ou virémie maternelle. C'est la voie de contamination du listeria monocytogenes.

Ø La voie ascendante   Elle est la principale voie de contamination des infections néonatales.  Celle-ci est   due à   une   colonisation   du   liquide   amniotique (LA) par   un   germe   pathogène (principalement S. agalactiae ou E. coli) avec ou sans rupture prématurée de la poche   des eaux (RPDE).

Ø Lors de l'accouchement : lors de l'accouchement le nouveau-né peut se contaminer par ingestion, inhalation   et/ou atteinte cutanéomuqueuse lors du passage par les voies génitales

Ø Après la naissance par contact direct ou gestes invasifs : après   la   naissance, le   nouveau-né   peut être   contaminé   par   ingestion   de   lait   maternel   infecté, mais   cela   reste   rare.   L'autre   risque   de   contamination   post-natale   reste l'infection nosocomiale exogène ou endogène, ayant lieu dans les 48 h après la   délivrance   lors   d'infections   bactériennes [16].

Les bactéries franchissent les barrières naturelles (peau, muqueuses, membranes) et se multiplient dans l'organisme. Le système immunitaire du nouveau-né est incomplet (faible activité des neutrophiles, déficit en anticorps maternels, complément peu efficace), ce qui favorise la dissémination. Une réponse inflammatoire s'en suit consistant en une activation des cytokines (IL-6, TNF-á) entraînant fièvre, troubles métaboliques, détresse respiratoire ou hémodynamique.

Cette activation cytokinique est à la base des manifestations cliniques dont les plus fréquentes sont le refus de téter, la fièvre, la détresse respiratoire, les convulsions, pouvant évoluer vers un sepsis sévère ou un choc septique.

Le Refus de téter résulte de l'altération de l'état général et de la perturbation métabolique. L'inflammation systémique entraîne une léthargie et une faiblesse musculaire, ce qui réduit le réflexe de succion.

La fièvre est due à la libération de cytokines pyrogènes (IL-1, IL-6, TNF-á) qui agissent sur l'hypothalamus pour élever la température corporelle. C'est un signe classique de la réponse inflammatoire. Lesconvulsions surviennent par atteinte du système nerveux central (méningite, septicémie), désordres métaboliques (hypoglycémie, hypocalcémie) ou toxines bactériennes. Elles traduisent une souffrance cérébrale aiguë.

La détresse respiratoire est liée à l'inflammation pulmonaire, à la septicémie avec troubles hémodynamiques, ou à une atteinte directe du parenchyme pulmonaire (pneumonie). Elle se manifeste par polypnée, tirage, cyanose.

La léthargieest la conséquence de la réponse inflammatoire systémique et du choc septique. Le cerveau est affecté par l'hypoxie, les troubles métaboliques et la libération de médiateurs inflammatoires, entraînant une baisse de vigilance et d'activité.

Figure n°01 ; physiopathologie de l'infection néonatale bactérienne

précédent sommaire suivant






Extinction Rebellion







Changeons ce systeme injuste, Soyez votre propre syndic



"Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots"   Martin Luther King