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Les jeux réduits avec ballon en football, comme alternative aux exercices intermittents courses à  haute intensité et de courtes durées

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par Benjamin Barthelemy
Université de Montpellier 1 - Ingénierie de la performance et de la Préparation Physique 2011
  

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UNIVERSITÉ MONTPELLIER I

Unité de Formation et de Recherche

En Sciences et Techniques des Activités Physiques et Sportives

Mémoire présenté en vue de l'obtention du Master 1 Professionnel

Sciences du Mouvement Humain

Spécialité Ingénierie et Ergonomie des Activités Physiques et Sportives

Parcours INGENIERIE DE LA PERFORMANCE

Option PREPARATION PHYSIQUE

Les jeux réduits avec ballon en football, comme alternative aux exercices intermittents courses à haute intensité et de courtes durées

Présenté par

Benjamin BARTHELEMY

Année Universitaire 2010/2011

SOMMAIRE

I. INTRODUCTION 3

II. METHODES ET MATERIELS 7

2.1. SUJETS: 7

2.2.1. Le test Gacon 45/15 : 8

2.2.2. Le Hoff Test: 8

2.3. PROTOCOLE EXPÉRIMENTAL: 10

2.3.1. Procédure d'entraînement: 10

2.3.2. Les différents entraînements des groupes 11

2.3.3. Lieu d'expérimentation 13

2.4. ANALYSE STATISTIQUE 13

III. RESULTATS 14

IV. DISCUSSION 17

V. CONCLUSION ET PERSPECTIVE 18

VI. LES POINTS CLES ET APPLICATIONS PRATIQUES 19

VII. BIBLIOGRAPHIE 20

VIII. ANNEXES 21

ANNEXE 1 : CARDIOFRÉQUENCEMÈTRE POLAR® 21

ANNEXE 2 : PLAN D'INTERVENTION 21

I. INTRODUCTION

L'analyse de l'activité physique du footballeur a été effectuée par de nombreux auteurs. L'intérêt de cette analyse n'est pas minime, dans la mesure ou la quantification de l'effort physique du joueur va permettre une orientation fine et précise de l'entraînement. Depuis de nombreuses années l'effort produit lors d'un match a évolué avec le professionnalisme et les tendances de jeu. Cette mutation doit être prise en compte pour une orientation optimale de l'entraînement du footballeur via une étude de la bibliographie spécialisée.

L'analyse de l'activité physique du footballeur peut se faire soit de manière qualitative, soit de manière quantitative. Les valeurs quantitatives permettent de donner une tendance globale, alors que les valeurs qualitatives suggèrent un entraînement spécifique selon les postes occupés (Dellal 2008). Ces résultats permettent également de différencier l'activité des joueurs professionnels et amateurs. Des amateurs parcourent une distance moindre, et présentent une décroissance de la performance en sprint 2 fois plus importante à celle des professionnels au cours de la 2ème mi temps d'un match de football (Bangsbo 2008).

Toutefois, l'analyse de l'activité du footballeur n'est pas une fin en soi. Elle doit être accompagnée d'une analyse de l'activité technique et tactique au cours d'un match, ainsi que d'une analyse fine de l'objectif premier du football : marquer un but (Dellal 2008).

L'analyse quantitative  peut par exemple nous montrer la distance totale moyenne parcourue en mètres et par joueur au cours d'un match. Dans la littérature spécialisée, Whitehead (1975), donne une distance de 11 700 mètres, Whiters et al. (1982), donne une distance de 11 500 mètres, et Bangsbo (1994), donne une distance de 10 550 mètres.

Ces données trop générales représentent des chiffres non exploitables dans l'entraînement de par leur globalité. Nous notons tout de même que les auteurs trouvent une distance moyenne parcourue comprise entre 8 et 13 km par match, à une vitesse de 7,8 km.h-1 et à une fréquence cardiaque moyenne de 164 bpm.

Ceci ne pourra servir que de tendance à l'entraîneur, car ces données seront inutiles dans le calibrage des séances.

L'Analyse qualitative, nous montre, elle, la distance totale parcourue aux différentes allures, selon le poste occupé. Verheijen (1998), a montré les distances de course parcourue aux différentes allures et aux différents postes pendant un match. Ces distance s'échelonnaient de 2,2 km à 4,2 km, en marche, avec une diminution des distances parcourues, pour l'ensemble des postes aux allures supérieures, mais avec des variations pour chacun d'entre eux. Rampinini et al. (2007), ont également montrés des distances proches de celle de Verheijen (1998).

En terme de calibrage de l'entraînement, les données qualitatives sont beaucoup plus utiles que les quantitatives. D'une information plus précieuse, nous pouvons également noter que Whiters et al. (1982) relevaient qu'un joueur effectuait 9,2 sauts par match, 49,9 demi-tours et 13,1 tacles au cours d'un match. La marche correspondait à 27% de la distance totale parcourue, la course lente à 46%, la course rapide à 13,5%, les sprints à 0,7%, les courses arrière à 7,8%, les courses latérales à 3% et les courses avec ballons à 2%.

Bangsbo (1994), relevait lui, en moyenne, 8 têtes par match, 11 tacles par match, 1,3 minutes de possession de balle et 30 dribbles par match, avec une moyenne de 2,9 secondes par dribble, quand Stolen et al. (2005), relevaient qu'un joueur effectuait une nouvelle course toutes les 4 à 6 secondes.

Concernant les distances parcourues à des allures inférieures à celle des sprints, les différents auteurs notent une diminution allant de 1 à 9% chez les professionnels. Cette diminution s'accentue chez les amateurs.

L'analyse de l'activité technico-tactique du footballeur est très explicite : les footballeurs sont très peu en possession de la balle (Entre 30 secondes et 3 minutes par match et par joueur selon Monbaerts, 1993), et le nombre de touche de balle moyen est également très faible (Bangsbo 2007). Par conséquent, ils doivent agir très rapidement tout en étant endurant, forts lors des duels, coordonnés, adroits, mobiles dans la gestuelle tout en ayant de la lucidité dans les prises de décision (Mourinho 2005). Leur condition physique doit être optimale afin de retarder la fatigue et d'être techniquement et tactiquement performant tout au long du match (Lippi 2007).

Ainsi les analyses bibliographiques de l'activité technico-tactique et de l'activité physique ont permis de distinguer les différents facteurs de la performance en football. Ils regroupent indépendamment et en interaction : L'endurance, la force, la coordination, la vitesse, la mobilité articulaire et musculaire, la technique et la tactique individuelle et collective (Dellal 2008).

Cazorla (2006) a lui effectué une étude auprès de 7 sélectionneurs internationaux. Pour eux la première qualité jugée indispensable pour pratiquer le football au haut niveau, actuellement et dans les années futures est la qualité athlétique. Elle devance de l'avis des experts, dans l'ordre suivant, les qualités cognitives et mentales, techniques et physiologiques.

L'ensemble de ces facteurs interférent directement avec la performance technique et tactique au cours d'un match. Partant de ce constat nous comprenons bien l'importance d'optimiser les différentes qualités physiques et d'en avoir une connaissance approfondie (Dellal 2008).

Cependant, l'ensemble des données citées sont issus d'analyses effectuées via le temps de jeu total d'une rencontre. L'analyse de la distance totale parcourue lorsque l'équipe évoluait dans une organisation de jeu de type 4-4-2 démontre qu'entre 2 611 m et 3 765 m sont effectués lors des arrêts de jeu, soit entre 26.08% et 29.48% de la distance totale parcourue. Quand cette même équipe évolue en 4-5-1 évolutif en 4-3-3 en phase offensive, ces proportions restent les mêmes : entre 2 585 m et 3 342 m sont effectués durant les arrêts de jeu, soit de 24.87% à 30.08% de la distance totale parcourue (Dellal & Dyon, 2009). En effet, l'ensemble des analyses précédentes ne considère pas spécifiquement le temps de jeu effectif, c'est-à-dire la durée de jeu réelle au cours d'un match. Jacquet et al, en 2002, avaient relevés que ce temps de jeu effectif variait entre 49 et 68 minutes au cours des grandes compétitions internationales entre 1994 et 2002. Par conséquent, l'analyse de l'activité serait totalement différente entre une analyse durant 90 minutes et une étude sur les 60 minutes de jeu effectif.

Le football est donc une activité à dominante aérobie, et également une activité intermittente (Verheijen & Bangsbo, 1994)

Le travail de la puissance aérobie est donc le plus consistant, et surtout le plus régulier au cours de la saison. Les exercices intermittents sont ceux dont l'efficacité nous semble de loin la meilleure (Bangsbo 1994b, Pradet 1996). Le travail dit intermittent se définit comme étant un rapport entre le temps de travail et le temps de récupération (W/R).

Cependant, les entraîneurs doivent préparer les joueurs de façon complète au cours de la semaine, au niveau tactique, physique et technique.

Dellal et al. (2007), ont démontrés via la fréquence cardiaque que certains jeux réduits, type conservation ou autres « Stop Ball » avaient des effets semblables à certains exercices de types intermittents courses de courtes durées.

Hoff et al. (2002), Impelizzerri et al. (2005), Rampinini et al. (2007c) et Mallo & Navarro (2008), ont également démontraient qu'un entraînement à base de jeux réduits en football, permettait de solliciter la capacité aérobie des joueurs et d'élever la VO2max.

Ceci serait donc bénéfique pour l'entraîneur qui, via la mise en place d'un jeu réduit, pourrait impacter sur le domaine tactique, technique et physique de ses joueurs, le tout durant un seul exercice, et de manière moins lourde psychologiquement pour les joueurs. Nous noterons surtout l'importance de ces données pour le milieu amateur, domaine où l'entraîneur bénéficie de très peu de séances hebdomadaires pour travailler technique, tactique et physique. Les jeux réduits permettraient également aux joueurs d'approcher les conditions de match, car le football est aussi décrit, selon Kirkendall (2001), comme un ensemble de phase de jeu à 4 contre 4 ou moins, sur des espaces réduits.

Néanmoins, nous sommes en droit de nous demander si le côté physique ne serait pas « pollué » par les deux autres domaines. En effet, la qualité du joueur durant les jeux réduits est très dépendante de ses qualités technico-tactique, et il est donc possible que la précision de l'entraînement physique soit pipé par le côté technique et tactique du jeu. Si tel est le cas, l'interférence des trois paramètres ne nuit t'elle pas à l'optimisation du développement des qualités physiques du joueur ? N'est il pas dans ce cas préférable dans certains cas de ne pas utiliser la préparation physique intégrée pour optimiser les qualités physiques des joueurs ?

Le but de cette étude est de comparer les réponses cardiaques induites par le stress cardiovasculaire, lors des jeux réduits avec ballon, et lors d'exercices de course intermittentes de courtes durése sans ballon, chez les footballeurs amateurs.

Nous rappelons que Dellal et al. (2007), ont démontrés via la fréquence cardiaque que certains jeux réduits, type conservation ou autres « Stop Ball » avaient des effets semblables à certains exercices de types intermittents courts, chez des footballeurs de Ligue 1.

La problématique de cette étude était de savoir si le contexte technique et tactique inhérent aux jeux réduit, n'allait pas perturber le travail physique des joueurs, en ne créant que très peu de corrélations entre les réponses cardiaques des deux types d'entraînement.

Nous rendrons compte des différences entre les deux méthodes, avec comme première hypothèse, qu'il n'y a aucune différence significative dans certains cas bien précis, avec cependant une variation inter sujet plus forte lors des jeux réduits (Dellal et al. 2007), et nous essaierons d'établir un lien entre différents exercices de type intermittents course, et des jeux réduits avec ballon, en fonction du nombre de joueur, du type d'exercice et de la superficie du terrain, pour pouvoir épisodiquement substituer certains exercices intermittents courses de courtes durées sans ballon, par des jeux réduits avec ballon. Puis nous testerons l'hypothèse que, via l'échelle Ratings of Perceived Exertion (RPE) de Borg (Borg 1998), les joueurs acceptent mieux les jeux réduits avec ballon que les exercices intermittents courses courts.

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Rassembler les contraires c est creer l harmonie