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Pratiques alimentaires et malnutrition chez les enfants soudanais de 06 à  59 mois dans les camps de réfugiés à  Adré, Tchad


par Abraham Dema Koussi
University of Dschang - Master Professionnel en Nutrition de Santé Publique, Diététique et Education Nutritionnelle 2024
  

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III.10 Synthèse des travaux antérieurs

De nombreuses étudesont exploré les pratiques alimentaires des enfants en Afrique subsaharienne. Au Congo Brazzaville, Tchikambala et al., (2024) ont montré que la fréquence minimale de repas, la diversité alimentaire minimale et l'alimentation minimale acceptable étaient largement insuffisantes, surtout en milieu rural, ou seulement 2,7% des enfants bénéficient d'une alimentation minimale acceptable. Sangho et al., (2015) au Mali ont souligné l'impact d'un sevrage précoce et des pratiques alimentaires inadaptées sur la récupération nutritionnelle des enfants malnutris, malgré un bon taux de suivi. En RDC, Mavuta et al., (2017) ont mis en évidence une diversification alimentaire limitée a deux ou trois groupes d'aliments, majoritairement constitués de produits laitiers et de légumes, révélant des connaissances et des pratiques peu conformes aux recommandations de l'OMS. Asramadje Naringar (2023), au Tchad, a également montré que l'introduction trop précoce des aliments de complément, combinée à des mauvaises pratiques d'hygiène était significativement associée à la dégradation de l'état nutritionnel des enfants réfugiés.

Ces études ont principalement porté sur les connaissances, attitudes et pratiques alimentaires ou sur l'état nutritionnel, sans toujours établir de lien clair entre ces dimensions. De plus, très peu de recherches se sont penchées sur ces enjeux dans un contexte aussi particulier que les camps de réfugiés.

C'est dans cette perspective que s'inscrit la présente étude, en apportant un éclairage nouveau sur la situation nutritionnelle des enfants réfugiés soudanais de 6 à 59 mois dans les camps d'Adré, à l'Est du Tchad. En s'intéressant a une population particulièrement vulnérable, ce travail vise à analyser les pratiques alimentaires et leurs déterminants afin d'identifier les leviers d'action pertinents et ciblés. L'étude se distingue ainsi par sa spécificité géographique, démographique et contextuelle, comblant une lacune importante dans la littérature en répondant a un besoin pressant de données pour guider les interventions en nutrition infantile dans les contextes humanitaires

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