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Comment rendre la stratégie de croissance accélérée (SCA) pro-pauvre ?

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par Serigne Ngueune SARR
Université Gaston Berger de Saint Louis - Maitrise 2009
Dans la categorie: Economie et Finance
  

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III) Un tourisme plus conforme à la politique de redistribution

Dans la littérature, nous avons les termes comme : tourisme solidaire, alternatif, éthique, durable, communautaire, équitable (...) dont nous ne développerons pas ici. Le nouveau terme est cependant, le tourisme pro-pauvre.

Il est maintenant reconnu de tous que le tourisme joue un rôle très important dans les économies contemporaines en générale et celles du tiers monde en particulier. Par exemple, la croissance sénégalaise est portée dans une proportion non négligeable par le secteur tourisme. Pour ainsi dire que ce secteur est un facteur de croissance hors paire.

Dès lors, partant du principe selon lequel, pour une croissance pro-pauvre, la méthode la plus efficace est que la population pauvre soit elle-même à la base de cette dite croissance. Pour le cas du tourisme, cette possibilité semble être entravée à bien des égards.

En effet, un des problèmes du tourisme pro-pauvre est la faiblesse des liens entre le projet et les marchés touristiques. Des infrastructures sont souvent construites, une main d'oeuvre locale est entrainée, mais au bout du compte, il semble être oubliée qu'a l'offre doit correspondre la demande. Il y'a de faite, une absence complète de contrôle ; ce qui fait que les pauvres sont encore une fois défavorisées face à une concurrence farouche non réglementée. Par exemple à Louga, à St_Louis, les auberges, les hôtels sont d'un nombre très peu contrôlable.

Avec un non respect des normes, ce que hypothèque toutefois toute possibilité d'un tourisme pro-pauvre. Ce qui n'épuise pas la question pour autant.

Dans certains cas, des communautés sont incitées à investir en main d'oeuvre et en terrain, et à s'endetter, dans des projets voués à l'échec. Ce qui traduit en quelque sorte les non financements (problème d'accès au crédit) des projets par les institutions financières. A Gandiole5, et à Hydrobase6 par exemple, les propriétaires des hôtels et auberges, vivent à peine de leur métier ainsi qu'à Louga, et sur la petite côte. Et au cas ou ils arriveraient à financer, c'est l'échec total, car, ceux qui leur conseillent ne possèdent tout simplement pas l'expertise dans la commercialisation du tourisme ou méme dans la gestion de ce type de projets. Et tout cela, en dehors de toute assistance des grandes entreprises expérimentées en la matière.

Pour les grandes entreprises touristiques, leur implication se limitent à des dons faits au nom de leur responsabilité sociale, mais, rare sont celles voulant faire les choses autrement, pour améliorer la vie des populations là ou elles exercent, ne serait ce que de les faire profiter des emplois, de l'expertise. Ce qui aurait un impact et a coup sur faisant de ce secteur porteur d'une croissance pro-pauvre.

Delà, les gouvernements, ont un rôle de premier plan à jouer, mais malheureusement, il faut souligner que pour les gouvernements des pays concernés beaucoup d'entre eux, n'ont ni les moyens encore moins l'expertise requise.

Mais comme le dit Carolline Ashley et Harold Goowin du Overseas Developpement Institute (ODI) ; il y'a de l'espoir, vue la base de donnée assez forte, qui permet de plu en plus à avoir une idée de plus en plus exacte par rapport à l'emplacement touristique dans une région.

5 Localité de la région de St-Louis

6 Localité de la région de St-Louis, au bord de la mer

En définitif, il faut d'abord que tout ca prenne la forme d'un tourisme pouvant attirer des clients qui ont de l'argent à dépenser pour l'économie locale. En suite, il faut que les micros et petites entreprises locales aient accès à du capital et à du soutient étatique qui leur permettent de se développer. Il faut aussi que la main-d'oeuvre peu qualifiée ait de son côté accès à de la formation.

Les infrastructures locales sont encore une fois nécessaires. Par exemple : route, transport, électricité doivent être adéquates ; en fin, la demande de produits locaux doit rencontrer une offre à même de la comblée.

Au delà de ces éléments plus qu'essentiels, il faut qu'avant tout, qu'une grande partie des 700 millions de touristes actuels, et d'après les prévisions de l'Organisation Mondiale du Tourisme, les 1,6milliards soient captables par un secteur digne de se nom.

Une infrastructure solide, doublée d'une bonne politique de redistribution participe nécessairement à une croissance beaucoup plus égalitaire.

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