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La genèse d'un projet de renouvellement urbain - le cas du bas Chantenay à  Nantes

( Télécharger le fichier original )
par Philippe Lassale
IAUR (Institut d'Aménagement et d'Urbanisme de Rennes) - Université Rennes 2 - Master MOUI (Maîtrise d'Ouvrage Urbaine et Immobilière) 2012
  

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Les enjeux de la consultation

Après avoir cerné, il nous semble, ce qui fait espace public, reprenons les enjeux identifiés actuellement dans le cahier des charges tel qu'il est à ce stade, puisqu'il n'est pas encore finalisé. Ce document, issu d'un travail sur les acquis des études précédentes et fruit de nombreux échanges entre NMA et les services de Nantes Métropole, est volontairement très pragmatique. Sans entrer dans des considérations théoriques sur l'avenir d'un ancien quartier industriel, il recense des éléments matériels et factuels sur lesquels pourront s'appuyer les candidats admis en phase offre. Il rassemble ainsi les enjeux identifiés à ce jour, auxquels il nous semble indispensable que l'urbaniste lauréat répondre dans ses intentions programmatiques. Ce sont des enjeux spécifiques au territoire, mis en exergue tout d'abord par les travaux de Pierre Gautier (en 2006 puis 2008), puis plus récemment par la mission de cohérence des deux rives de Marcel Smets (en 2011). Ils relèvent certains éléments distinctifs de l'urbanisation du site, de ses atouts et de ses contraintes actuelles, et laissent volontairement apparaître des premières orientations pour le dessin du projet. A ces éléments nous avons essayé d'associer certaines des pistes de réflexion proposées par les candidats, afin d'amorcer le dessin de ce qui pourrait être l'approche urbaine demain.

Les enjeux de la forme urbaine

Faire cohabiter deux fonctions urbaines distinctes

Marcel Smets 2011

L'urbanisation originelle du Bas Chantenay s'est faite sur les hauteurs, en tissant un maillage serré et de petites parcelles d'habitations. Dans un second temps, l'industrie s'est développée en bas du quartier, sur les parties planes de bord de Loire. Le maillage de ce territoire est donc majoritairement lâche, composé de grandes parcelles d'activité industrielle ou logistique. Il s'agit de réfléchir à la cohérence entre ces deux grandes fonctions urbaines et de travailler à rétablir une forme d'articulation entre ces deux espaces aujourd'hui très distincts.

De la même manière, le lien qui unissait naguère, à travers les activités navales, les habitations en surplomb au fleuve en contrebas n'existe plus.

Marcel Smets 2011

Le site est ainsi marqué par un réseau viaire peu irrigué qui contrarie les jonctions entre l'habitat au nord et le bord de fleuve. Cette absence de liaison vers le fleuve demande une réflexion poussée sur le rôle des deux axes parallèles à la Loire, boulevards au nord et rue des usines au sud.

Cet enjeu est bien saisi par les candidats. L'équipe formée autour de Devillers propose ainsi d'assurer la traversée des infrastructures et autres barrières pour accéder au bord de Loire. Elle propose de privilégier « la requalification des escaliers et ruelles existantes, la réalisation de certains ouvrages permettant de franchir les fractures urbaines mais aussi d'augmenter les flux et l'accessibilité avec des parcours spécifiques (ascenseurs urbains, funiculaires, rampes...) ». Bernardo Secchi et Paola Vigano envisagent eux le lien entre haut et bas Chantenay à travers le prisme des usages : « Le projet (...) devra donc s'intéresser à la mixité des usages comme moteur de nouvelles relations qui s'établissent, de sociabilité et d'échanges. Cela pose la question de la politique à adopter en termes de mixité des usages, quels types d'activités, quel type d'habitat, pour qui, quelle place aux lieux de la culture, de la sociabilité ? »

Ajuster le parcellaire en fonction des orientations programmatiques

Marcel Smets 2011

D'un point de vue morphologique, le parcellaire, hérité des activités industrielles et portuaires, présente de vastes unités foncières, qui ont parfois subi des redécoupages ou remaillages. Ces vastes parcelles, dont les dimensions peuvent atteindre une dizaine d'hectares, ne sont plus adaptées aujourd'hui à une forme contemporaine de mixité. Si la partie Ouest a pour vocation de rester industrielle, une réflexion doit être menée sur son accessibilité (peu de voies intérieures nord-sud) ainsi que sur le redimensionnement de ses îlots. De la même manière, la partie Est, qui semble plus adaptée à l'insertion progressive d'une mixité, doit être le fruit d'un remembrement afin de travailler sur des parcelles de taille plus modestes. En parallèle de l'étude économique en cours visant à conforter et à préciser les vocations de chaque site, une réflexion sur les évolutions parcellaires envisageables (découpage, remembrement) sera à conduire.

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