WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Le placement de produits dans les films - tour d'horizon des caractéristiques de cette nouvelle technique de communication et analyse des variables influençant son efficacité


par Philippe Lassale
ESSCA (Ecole Supérieure des Sciences Commerciales d'Angers) - Master Marketing 2006
  

précédent sommaire suivant

III.3.5.3. ... une sévérité paradoxalement plus marquée chez les cinéphiles

Pour des raisons de praticité, nous avons décidé de regrouper les deux premiers groupes de consommateurs de films en salle et de vidéos, et avons ainsi créé deux catégories principales : d'un côté les individus qui visionnent plus de deux films au cinéma et deux vidéos chaque mois, que l'on nommera ici les cinéphiles, et d'un autre côté ceux qui sont moins assidus, que l'on appellera donc les occasionnels.

Figure 10. Types d'attitudes face aux écrans publicitaires et placements de produits par fréquence de consommation de films.

Lorsque qu'on se penche sur l'effet de la variable cinéphile ou consommateur occasionnel, une tendance originale ressort. Paradoxalement, alors que les chercheurs semblaient presque tous unanimes sur le fait que les personnes fréquentant souvent les salles obscures étaient plus enclins à accepter la pratique, on trouve ici un résultat tout à fait inverse. Lorsqu'on leur demande ce qu'ils pensent de l'intégration de marques dans les scénarios vis-à-vis du déroulement de l'histoire du film, près de 74% des occasionnels répondent d'une manière positive ou neutre, alors que seuls 51% des cinéphiles font de même.

III.3.6. La proéminence des placements mise en cause chez les individus rejetant la pratique

Des quelques 13,2% d'individus déclarant que le placement de produits dans les films est une nuisance on retiendra que la principale raison de cette attitude réside dans le manque de discrétion des placements, puisque dans les trois rasions proposées, c'est cette justification qui ressort, cumulant plus de la moitié du total des réponses.

Figure 11. Raisons du rejet de la pratique du placements de produits.

III.3.7. Une position nuancée en fonction du type de produit placé

Après dépouillement des résultats, on distinguera trois catégories de produits en fonction de leurs caractéristiques éthiques. Comme on s'y attendait, et en accord avec les observations des recherches sur lesquelles on se réfère, les produits « controversés » tels que les armes, le tabac ou l'alcool ressortent nettement, suivis par les produits que l'on peut qualifier de peu sains pour la santé tels que les produits gras ou sucrés. Enfin, et sans surprise, on voit apparaître une dernière catégorie regroupant des produits neutres allant des vêtements à la nourriture saine. Il est intéressant de noter que les convictions face à ces trois catégories sont très marquées et distinctes.

Du fait de la lourdeur du traitement des données, nous n'avons pas essayé de déterminer si les variables sexe et fréquence de consommation de films influaient sur les opinions, par conséquent on considèrera que la tendance est similaire à ce que l'on a vu concernant l'attitude générale face à la pratique, à savoir que les femmes ainsi que les cinéphiles semblaient plus sévères.

précédent sommaire suivant