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La gestion participative des ressources naturelles dans le Bassin du Congo : l'exemple du Cameroun et de la République Démocratique du Congo

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par Aristide Taleng Faha
Université de Limoges - Master 2 Droit international et comparé de l'environnement 2006
Dans la categorie: Droit et Sciences Politiques > Droit de l'Environnement
  

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Conclusion partielle deuxiËme partie

Les forÍts du Bassin du Congo sont au centre des prÈoccupations de la sociÈtÈ

internationale, notion ‡ laquelle la cour internationale de justice ‡ donnÈ une consistance depuis líaffaire du sud ouest africain en 1972. Cette deuxiËme partie aura ÈtÈ líoccasion de se rendre

compte que la gestion des ressources naturelles renouvelables du Bassin du Congo intËgre la participation de la communautÈ internationale, vu sous le double prisme de la coopÈration sous- rÈgionale et de la mobilisation de tous les acteurs environnementaux au niveau universelle.

Les ÈcosystËmes forestiers díAfrique Centrale, au-del‡ de leur grande richesse et de leur immense diversitÈ, forment un massif forestier díune extraordinaire unitÈ physique. Ces ressources

se jouent des frontiËres conventionnelles Ètablies par les hommes. Leur gestion appelle des actions

concertÈes de la part de tous les ...tats de la sous-rÈgion. Au niveau sous-rÈgional justement, un ensemble de mÈcanismes juridiques et díinstitutions communautaires sont mis en úuvre pour assurer la cogestion des ressources forestiËres. Ces mÈcanismes concernent aussi bien les ressources ligneuses que celles animales.

Líengouement sous-rÈgional pour la gestion concertÈe des ressources naturelles se

cristallise autour de la COMIFAC et du plan de convergence adoptÈ par la confÈrence des ministres

en charge des forÍts díAfrique Centrale. Ce sont au fond deux puissants instruments díintÈgration qui prÙnent une vision commune de la gestion des ressources forestiËres renouvelables. Líobjectif ‡

terme Ètant díaboutir ‡ líharmonisation des politiques de gestions forestiËres basÈe sur la gouvernance rationnelle. Reste que cette vision, pour lÈgitime et mÍme nÈcessaire quíelle soit, se heurte ‡ un manque de volontÈ politique manifeste. En effet, les chefs dí...tats et de gouvernement

ont enclenchÈ un processus quíils ont pratiquement abandonnÈe ‡ mi-chemin.

Le financement de la dynamique sous-rÈgionale de cogestion est une Èpine dans le dos de

la participation ‡ la gestion des ressources naturelles dans le Bassin du Congo. MalgrÈ la forte rentabilitÈ Èconomique des ressources forestiËres, les pays de líAfrique Centrale sont toujours rÈticents quand il síagit de contribuer au financement des activitÈs communes de gestion des ressources naturelles. Cíest ainsi que les procÈdures de dÈcaissement de líargent vouÈ aux institutions sous-rÈgionales de cogestion sont encore trËs complexes et sont ‡ líorigine des retards

de cotisation.

Il est constant de rappeler que les forÍts du Bassin du Congo sont díun intÈrÍt mondial. Par consÈquent, leur gestion mobilise la sociÈtÈ internationale prise dans sa composition traditionnelle,

cíest-‡-dire dans le tÍte ‡ tÍte que les ...tats se tiennent entre eux, de mÍme que dans líextension que líarticle 27 de la dÈclaration de Rio 92 fait des acteurs du DIE, et singuliËrement les ONG. A ce propos, nous pouvons structurer la participation de la sociÈtÈ internationale ‡ la gestion des ressources naturelles autour de trois grands pÙles. Le premier pÙle est constituÈ par líUnion EuropÈenne avec son support au Projet ECOFAC. Fait partie du second pÙle, líinitiative nÈe au sommet de Johannesburg en 2002 et qui prend líallure díune action concertÈe universelle. Elle se matÈrialise par le PFBC. Enfin le troisiËme pÙle est formÈ par les ONG internationales. Elles interviennent au travers des actions multiformes. Elles sont notamment ‡ líavant-garde de la prÈservation des droits de participation des populations riveraines des forÍts.

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