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Influences circadiennes sur le jugement social

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par Sébastien Stuhec
Université Libre de Bruxelles - Master en sciences psychologiques à  finalité spécialisée neuropsychologie et développement cognitif 2011
  

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1.5.5. Se souvenir de la cible

Doosje, Spears, De Redelijkheid et Van Onna, 2007 ont étudié le rôle de la consistance sur la mémoire des groupes de hauts et bas statuts. Leurs résultats indiquent une mémoire supérieure pour l'information consistante avec le stéréotype en comparaison avec une information inconsistante. Cependant, leur seconde étude indique que certains sujets (« high-identifiers ») mobilisent davantage de ressources cognitives pour retenir l'information inconsistante et s'en souviennent par conséquent mieux que les autres sujets (« low identifiers »). Cette étude va contre l'idée que l'identification intra-groupe est reliée à l'information favorable à propos de ce groupe. Apparemment, la motivation à résoudre des inconsistances cognitives amènerait à une mémoire supérieure pour les informations nonfavorables comparativement à la motivation à défendre une image positive en retenant uniquement les informations favorables.

1.5.6. Généraliser la perception de la cible à sa catégorie sociale

Même lorsque les gens sont confrontés à des personnes qui remettent en question leur stéréotype sur l'exogroupe, ils admettent des exceptions individuelles en re-cloisonnant le stéréotype (Allport, 1954 & 1979 ; in Dovidio, Glick & Rudman, 2005). Les personnes créent de petits sous-types qui contiennent les exceptions, protégeant ainsi leur catégorie globale.

Les sous-types sont pratiques parce qu'ils permettent aux gens de retenir leurs catégories qui sont confortables. Les gens trouvent pratique de retenir des catégories générales parce qu'elles nécessitent plus d'effort et l'effort est désagréable (Allport, 1954 &1979 ; in Dovidio et al., 2005). Mais cet aspect pratique a ses limites et le sous-type peut alors devenir sous-groupe. Alors que les sous-types maintiennent le stéréotype, les sous-groupes augmentent la perception de variabilité au sein de la catégorie et limitent la perception rigide d'une catégorie (Dovidio et al., 2005).

1.6. Activation du stéréotype

Quand les gens sont motivés à déprécier un individu, ils sont susceptibles d'activer des stéréotypes négatifs qui autrement seraient restés dormants. De manière similaire, quand ils sont motivés à penser fortement à un individu, ils sont plus enclins à activer des stéréotypes positifs qui autrement n'auraient pas été activés. Ces idées peuvent paraitre controversées parce que certaines études ont indiqué que les stéréotypes sont toujours activés de manière automatique lorsque l'individu est exposé aux membres de groupe stéréotypé (cf. Devine, 1989 ; in Kunda & Sinclair, 1999).

Cependant des recherches plus récentes indiquent que l'activation de pensées stéréotypiques n'est pas automatique pour tout le monde ou dans toutes les situations (Radvansky, Copeland & Von Hippel, 2010)

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