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La gestion systémique de la crise financière internationale de 2008: le cas de deux banques coopératives


par Nabila Ouchene
HEC Montréal - Master 2015
  

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1.4.2 Les formes des crises et conséquences potentielles

Comme nous l'avons évoqué à la précédente section, il y a différentes types de crises identifiés dans la littérature relative à la gestion de crise : crises financières, technologiques, sociales, psychologiques, internationales, naturelles, systémique etc. (Lagadec, 1991). Certains auteurs ont identifié trois formes de crises : les désastres technologiques, les crises de déclin et les crises de développement (Kovoor-Misra, Clair, et Bettenhausen 2011). La crise est une combinaison d'attributs de trois facteurs critiques : la nature de la crise, les personnes impliquées et les systèmes de gestion de crise de l'organisation. Ces trois formes de crises peuvent survenir de manière indépendante mais peuvent être aussi inter-reliées, c'est-à-dire qu'une crise de déclin peut être liée à une crise technologique (Kovoor-Misra et al., 2011). La figure 2 ci-dessous présente la grille de repérage des différents types de crises organisationnelles: un axe détermine le caractère « interne » ou « externe » de la crise, et l'autre axe la dimension « humaine » ou « technique » (Mitroff, Pauchant et Schrivastava, 1988).

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Figure 2 : « Les différents types de crises organisationnelles » (Mitroff et al., 1988).

Dans un contexte de crises, deux formes de mécanismes de défense sont souvent identifiés comme conséquences directes des crises : le déni ou la continuation et la contraction de l'autorité (Ford, 1981) ou les deux. Le déni est la réaction la plus répandue face à une crise qui repose sur la supposition que le(s) problème(s) de l'organisation sont transitoires, les gestionnaires tendent alors à sous estimer le besoin d'entreprendre tout changement et continuent leurs activités (Ford, 1981). La contraction de l'autorité survient lorsque les gestionnaires, étant confrontés au besoin nécessitant une réponse rapide, peuvent réduire le nombre de personnes participant au processus décisionnel (Ford, 1981). Pauchant et Mitroff (2001) ont également identifié le déni, la projection et la grandeur comme étant des mécanismes de défense qui peuvent apparaître dans un contexte de crise. La projection consiste à déplacer la responsabilité vers une source externe tandis que la grandeur découle de la croyance que la taille rend invulnérable (Pauchant et Mitroff, 2001).

Face à une crise, l'individu peut être directement ou indirectement exposé aux conséquences des crises. De manière générale, l'individu subit le choc initial de la crise, le sentiment d'impuissance, l'urgence, l'incertitude, les enjeux, la perte de l'univers de référence et de repères, la culpabilité, le stress et l'angoisse etc. (Lagadec, 1991). C'est la raison pour laquelle le facteur individuel est essentiel et ne peut être sous-estimé dans une situation de crise, car cela réfère à l'importance d'intégrer l'approche individuelle dans la gestion de crise et le type de personnalités pour prévenir et gérer les crises le moment venu (Lagadec, 1991; Pauchant et Mitroff, 2001).

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