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Le monopole de dédouanement des produits pétroliers en rdc, "enjeux et perspectives"cas des territoires de Beni et Lubero

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par Alphonse BUNZE NGUDI-A-N'KAMA
CEPROMAD/UNIC-Beni - Licence en Management et Sciences Economiques, Option: Gestion des Ressources Humaines 2006
  

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I.2.3. Situation démographique((*)19)

Les Territoires de Beni et de Lubero comptent un pourcentage élevé de la population tant au niveau Provincial qu'au niveau National.

En effet, on reconnaît à la population de Beni et de Lubero par les caractéristiques ci - après :

· Un attachement à la terre, la population est en effet sédentaire ;

· Adaptation aux conditions de vie dans l'exercice de ses activités. Cette population préfère éviter des problèmes de nature à perturber la bonne marche de ses activités ;

· Une population homogène (surtout à Lubero), constituée de plus ou moins 95 % de l'ethnie Nande. Cette homogénéité fait que les gens se connaissent, se fréquentent en fonction de leur appartenance au village, au métier, à la religion, ... de cette connaissance naît des réseaux dont la caractéristique principale est la confiance. C'est à travers ces réseaux que s'exercent les activités économiques et sociales ;

· Une forte propension à épargner surtout en Territoire de Lubero où l'épargne est affectée à l'investissement.

La solidarité et la confiance de l'un envers l'autre. Des formes de

solidarité se pratiquent dans l'agriculture, le commerce, ...

Dans le commerce, les marchandises s'associent pour le transport en commun dans un engin unique depuis le port d'embarquement, l'achalandage dans une même boutique, ...d'autres formes de solidarités apparaissent en cas de difficulté.

I.2.4. Aspect économique

La vie économique des Territoires de Beni et de Lubero est animée par différentes activités telles que les travaux de bureaux, l'artisanat, le transport, ... qu'on peut les classifier dans les trois secteurs de l'économie dont : le primaire, le secondaire et le tertiaire.

1. Le secteur primaire 

L'agriculture et l'élevage, restent les principales activités du secteur primaire dans l'économie de ces Territoires. Il sied que les cultures de café, thé, quinquina étaient pratiquées à grande échelle mais la présence de la trachéomycose est venue décimer toutes les plantations de café robusta alors que pour le thé et le quinquina, c'est la présence des forces négatives (mayi-mayi) qui a réduit sensiblement la production de la Région. En observant la population de ces Territoires, l'on peut dire que près de 90 % d'entre elle s'occupe de l'agriculture à petite échelle et de l'élevage suite à la fertilité du sol qui produit des cultures diverses tant vivrières qu'industrielles et permet d'assurer non seulement l'autosuffisance alimentaire, mais également de dégager un excédant commercialisé à l'intérieur et en dehors de deux Territoires.

Dans ces Territoires, on pratique l'élevage du gros et du petit bétail ainsi que de la volaille. Dans le secteur traditionnel, l'élevage est pratiqué par les paysans agriculteurs - éleveurs ayant individuellement un nombre très réduit des têtes de bétail constitué généralement des animaux de race locale. N'étant pas seulement pour la consommation, cet élevage génère des revenus permettant de payer les frais scolaires, les soins médicaux, les habits pour les membres de la famille, ...

Par contre, l'élevage moderne communément appelé élevage organisé, amélioré, ne fait pas preuve des grandes performances par rapport au secteur traditionnel.

Les deux activités se pratiquent surtout dans l'intérieur des deux Territoires mais aussi aux périphériques des villes de Beni et de Butembo.

Cependant, les densités des hautes terres ayant pour conséquence l'exiguïté des champs des cultures et les conflits fonciers existants freinent le développement de l'agriculture en créant les rivalités entre les groupes et en encourageant l'exode rural des jeunes dynamiques et productifs.

La pêche reste artisanale, pratiquée sur le Lac IDIAMIN (EDOUARD), et sa production reste encore insuffisante par rapport à la demande de la population en poisson.((*)20)

2. Le secteur secondaire

Jusqu'aujourd'hui, ce secteur reste encore au stade embryonnaire. L'industrie dans cette contrée demeure un grand vide dans son économie, vu la diversité des produits vivriers, maraîchères et industriels que possède les deux Territoires, les unités de transformation sont encore insignifiantes. Cette situation serait causée par le manque de certaines infrastructures de base préalables, malgré l'esprit d'initiative de la population : l'électricité, voies de transport, ...

Les activités artisanales assurent la survie d'une partie de la population de ces deux Territoires, menuiserie, maçonnerie, réparations diverses.

Dans l'intérieur des deux Territoires, l'artisanat semble être l'apanage des paysans à revenu faible. Mais paraît encourageant et promettant en villes car si nous prenons par exemple la construction d'une maison, à part les maçons, il y a une grande partie de la population qui en bénéficie,...

3. Le secteur tertiaire

En plus de son activité principale qui est l'agriculture, le commerce s'est aussi développé dans ces deux Territoires et parmi les activités exercées par un grand nombre de la population. C'est la principale activité économique du secteur tertiaire dans cette contrée et surtout en ville de Beni et de Butembo à telle enseigne que Butembo constitue présentement un important centre de rayonnement commercial dans la province du Nord - Kivu. Cette activité s' y est développée grâce à l'esprit d'épargne.

Les biens produits en territoires de Beni et de Lubero sont vendus à son sein et à l'extérieur de ses limites administratives.

Le commerce est plus d'import que d'export. Les commerçants de ces Territoires achètent des marchandises à grande quantité à l'étranger et viennent les vendre aux grossistes ou aux demi-grossistes et ceux -ci les revendent aux détaillants qui privilégient des échanges avec les consommateurs. C'est ce commerce de détail qui occupe un grand nombre de personnes à l'intérieur de ces deux Territoires.

Dans ces deux Territoires, nous observons l'émergence des coopératives financières, des institutions et agences de transfert d'argent aussi une petite amélioration au niveau des services de transport. Et il s'agit surtout des initiatives des particuliers sans une intervention remarquable de l'Etat.

* (19) ) KAKULE KAPARAY, La dynamique du micro financement informel et de développement local (en

Territoire de Beni et Lubero R.D.C) D.E.A Université Catholique de Louvain,

Bruxelles, 2002, p.35

* (20) MIBALI BAZALI, Les réalisations des ONG en Territoires de Beni - Lubero, mémoire en économie,

inédit UCG, 2001 - 2002, p.14

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"Qui vit sans folie n'est pas si sage qu'il croit."   La Rochefoucault