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La contribution à  la lutte contre le phénomène kuluna des enfants en conflit avec la loi dans la ville province de Kinshasa


par Henock KALUBI CITENGA
Université d'Unikin  - Graduation Droit pénal 2024
  

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II. Les dispositions physiologiques

Ici, l'on vise les altérations subies par l'enfant aussitôt après l'accouchement, si pour une femme avoir une grossesse est aisé car pouvant se réaliser en un petit temps, l'accouchement par contre est un événement qui s'accompagne des douleurs, parfois atroces. Parmi les dangers qui dominent le déroulement d'un accouchement, et dont les conséquences peuvent être néfastes pour l'enfant, il convient de souligner la dystocie osseuse.

Celle-ci est un ensemble des difficultés ou complications de l'accouchement liées à l'étroitesse ou à la déformation du bassin, tandis que la dystocie dynamique consiste dans les anomalies de la contraction de l'utérus remplissant alors mal son rôle d'ouverture du col utérus et de la poussée du foetus.

S'agissant des événements postérieurs à la naissance et susceptibles d'aggraver certaines anomalies chez l'enfant, il y a lieu de mentionner: les troubles du premier encéphalique, le dressage et l'entrainement des enfants à l'alcoolisme par des parents ainsi que les maladies telles que la syphilis, la tuberculose et la débilité motrice.

B. Les causes exogènes

Les causes exogènes sont celles qui se situent dans le milieu où vit l'individu, dont l'action agit perpétuellement sur son esprit sa personnalité en transformation constante, qui lui proposent de multiples occasions de délinquance et peut-être même l'exemple contagieux d'actes antisociaux impunis et admis par l'entourage.

Il s'agit des causes externes à l'individu. Elles peuvent être soit politiques, soit économiques, soit sociales, soit enfin culturelles. La société de consommation est incontestablement plus criminogène que les sociétés anciennes. Dans un village le sujet vit dans un milieu entouré des siens, les moyens qui sont offerts lui permettent de attendre ses idéaux, dans une telle société, il y'a peu de délinquants56.

Par contre dans une grande agglomération, il est proposé à ses habitants des modèles de conduites contradictoires, ils sont en face d'une réalité hétérogène : milieu familial, scolaire, et professionnel, chacun de ces milieux est normatif et il s'y développe un modèle de conduite. Tout cela place l'individu devant un dramatique problème de choix, il résulte de

56 KANIAMA CISHUKU, op.cit, p. 34.

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cette association différentielle de sérieuses difficultés d'adaptation qui expliquent la conduite criminelle57 .

1. Les causes politiques

a. Les guerres et affrontements politiques

Toute inquiétude ou toute agitation politique interne ou externe entraine fatalement un déséquilibre de conscience et une augmentation de délinquance, de même les accrochages continuels entre politiciens finissent par banaliser les crimes crapuleux.

La guerre, par exemple, provoque un déséquilibre social, car les soldats mobilisés abandonnent leurs familles pour se rendre au front, leurs épouses restent seules et sont généralement contraintes de travailler pour nourrir la famille, et pendant ce temps, les enfants sont abandonnés à eux-mêmes. C'est cet état de choses qui explique l'augmentation de la criminalité féminine et juvénile pendant la guerre58.

Il convient également de noter qu'à l'occasion d'une révolution ou d'un bouleversement politique, se commettent très souvent des crimes politiques ou de droit commun qui caractérisent cette période de crise, les gens peuvent avoir pour motif la simple intention de se venger ou d'exprimer leur sentiment de haine, de jalousie ou de xénophobie, c'est le cas du génocide perpétré au Rwanda en 1994, ainsi que de la guerre civile qui a eu lieu sur le territoire de la RDC en août 199859.

b. Les trafics d'influence et interventions des autorités pendant les poursuites des "Kuluna"

De plus, l'effort que fournit la Police dans la répression des « Kuluna » est parfois amenuisé, voire même découragé par les interventions intempestives et illégales des autorités, politiques, administratives, judiciaires ou militaires.

En effet, il n'est pas rare que les autorités administratives ou politiques demandent et obtiennent la mise en liberté injustifiée de certains « Kuluna », pour des raisons subjectives tenant à leurs liens de parenté ou d'amitié ou à des considérations d'ordre politique. Cette attitude contra legem est de nature non seulement à décourager les efforts d'une Police déjà exposée à de nombreuses difficultés, mais aussi à encourager le passage à l'acte criminel. Ainsi, malgré la

57 KANIAMA CISHUKU, op.cit, p. 34.

58 P. AKELE ADAU, Cours de l'évolution de la criminalité au Congo, Cycle doctoral, UNIKIN, Kinshasa, 2005-2007, pp. 9-11.

59 KANIAMA CISHIKU, op.cit, p. 39.

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menace de la loi, un tel jeune ne peut pas être retenu dans son entreprise car il sait pertinemment qu'in fine, un coup de téléphone pourra déclencher sa libération.

c. Le déficit d'une politique d'embauche et d'encadrement de la jeunesse

Les pouvoirs publics ne peuvent entreprendre une lutte efficace contre la criminalité des jeunes qu'après avoir déterminé juridiquement les contours de celle-ci il leur appartient ensuite de choisir entre les divers modes d'encadrement; enfin lorsque c'est à ces derniers que l'on a décidé de recourir, encore convient-il de savoir les résultats qu'on peut en attendre et décider en conséquence, de l'orientation à leur donner.

La réaction sociale prend dans chaque pays et à chaque époque des aspects juridiques particuliers et chaque Etat suit une politique criminelle qui lui est propre. Cette politique criminelle, selon le doyen Nyabirungu mwene Songa, n'est autre que l'ensemble des mesures, à caractère pénal ou non, tendant à assurer la protection de la société contre les activités criminelles, déviantes et antisociales à aménager le sort des délinquants, des déviants et des marginaux, et à garantir les droits des victimes60.

Ce qu'on a appelé l'inflation pénale de notre époque s'explique en partie par l'extension de l'Etat notamment dans le domaine économique, l'incrimination pure ne saurait d'ailleurs suffire, il faut que l'autorité sociale se fasse connaitre. De même, le clivage est similaire sur les causes et les remèdes : les uns pensent que la pauvreté résulte d'un manque d'intervention des pouvoirs publics, les autres estiment au contraire que la meilleure façon de lutter Contre la pauvreté est de laisser les institutions caritatives et les âmes charitables agir61.

Puisque nous savons que la famille, en moralisant ses enfants, en les maintenant dans le devoir, diminue la criminalité, elle ne doit cependant pas tout faire pour la protéger. La politique criminelle est basée sur trois axes, à savoir : la prévention, la répression et le traitement des délinquants.

En effet, l'Etat ayant reçu de la part de la société le monopole de répression et la mission d'assurer à la population la paix et la sécurité, il exige de la part de tout un chacun le respect des prescrits des lois établies, le constat malheureux sur le terrain concerne l'existence d'une nouvelle forme de la criminalité à grande échelle, l'oeuvre des jeunes « Kuluna » qui terrorise des quartiers entiers.

60 R. NYABIRUNGU MWENE SONGA, Traité de droit pénal général congolais, 2eme éd. E.U.A, Kinshasa, 2007, p. 38

61 Idem.

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De ce fait, le pouvoir public devrait en principe adapter la réaction sociale à la hauteur de cette forme de criminalité afin de dissuader les délinquants potentiel, il en est ainsi par exemple de la multiplicité des audiences foraines sur le lieu du crime. Nous pensons que cela aurait un effet intimidant sur les potentiels délinquants62.

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