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DOMAINE
UNIVERSITE LIBRE DES PAYS DES GRANDS LACS
ULPGL/GOMA
DES SCIENCES JURIDIQUE, POLITIQUE ET
ADMINISTRATIVE
FILIERE DE SCIENCE JURIDIQUE
B.P 368 Goma
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LE CONSEIL DE PAIX ET DE SECURITE DE
L'UNION AFRICAINE ET LA QUESTION DES CHANGEMENTS ANTICONSTITUTIONNELS DE
GOUVERNEMENT EN AFRIQUE
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Par
BURUME RUTAKANGWA Sylvain
Mémoire présenté en vue de l'obtention du
diplôme de Master en Droit
Département : Droit public international et
africain Directeur : Prof. Dr. Trésor Muhindo
Makunya
Encadreurs : CT. Nama Cuma Romuald & Ass. Kwizera
Mukiza Moïse
Octobre 2025
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II
DECLARATION
Numéro matricule : 17595.
J'atteste que ce travail « Le conseil de paix et de
sécurité de l'Union africaine et la question des changements
anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique », est personnel,
cite systématiquement toute source utilisée et ne comporte pas de
plagiat.
Signature

Octobre 2025
III
EPIGRAPHE
« Aucun pouvoir n'est légitime s'il n'est pas
fondé sur la volonté libre et véritable du peuple
»
Préambule de la Charte africaine de la
démocratie, des élections et de la gouvernance (adoptée le
30 janvier 2007 et entrée en vigueur le 15 février 2012)
iv
RESUME
L'Afrique contemporaine demeure confrontée à une
recrudescence des changements anticonstitutionnels de gouvernement, sous des
formes variées allant des coups d'État militaires aux
manipulations constitutionnelles. Ces pratiques fragilisent le
constitutionnalisme africain et compromettent les efforts entrepris depuis les
années 1990 pour bâtir une culture de gouvernance
démocratique fondée sur l'État de droit, l'alternance
pacifique et le respect des droits fondamentaux. Dans ce contexte, l'Union
africaine, par le biais de son Conseil de paix et de sécurité
(CPS), s'est érigée en acteur central chargé de
prévenir, gérer et sanctionner toute atteinte à l'ordre
constitutionnel, en vertu de l'Acte constitutif, de la Déclaration sur
le cadre pour une réaction de l'OUA face aux changements
anticonstitutionnels de gouvernement et de la Charte africaine de la
démocratie, des élections et de la gouvernance.
Toutefois, l'étude révèle que
malgré un arsenal juridique ambitieux, l'action du CPS demeure
limitée par des faiblesses structurelles, financières et
politiques, ainsi que par une application parfois sélective de ses
normes. Entre volontarisme normatif et réalités politiques,
l'institution peine à imposer une dissuasion effective face aux auteurs
de ruptures constitutionnelles. Ce mémoire interroge ainsi la pertinence
et l'efficacité du CPS dans sa lutte contre les changements
anticonstitutionnels, tout en proposant des pistes de réformes tel que
le renforcement juridique et institutionnel du CPS mais aussi le renforcement
opérationnel et financier du CPS et coopération internationale
afin de renforcer son rôle dans la consolidation du constitutionnalisme
et la stabilité du continent africain.
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