1.3.La capacité fonctionnelle
1.3.1. Définition
de la capacité fonctionnelle
La capacité fonctionnelle évalue la
possibilité d'un patient à réaliser un effort. Elle
dépend notamment de la fonction cardio-pulmonaire et musculo-squeletique
[24].
1.3.2. Facteurs
influençant la capacité fonctionnelle chez les adultes
cérébrolésés
Plusieurs facteurs peuvent influencer la capacité
fonctionnelle chez les adultes ayant subi une lésion
cérébrale, notamment:
· La gravité de la lésion
· La présence de spasticité ou d'autres
troubles moteurs
· Les comorbidités (ex.: douleurs chroniques,
troubles cognitifs)
· Le soutien social et familial [25].
1.3.3. Mesure de la
capacité fonctionnelle
La capacité fonctionnelle peut être
mesurée à l'aide d'outils standardisés tels que:
Ø L'interrogatoire du patient (évaluation
subjective)
Ø Un questionnaire auto-administré au patient
Ø Les tests de Marche, que ce soit le test de marche
de 6 minutes ou les tests de marche incrémentiels. Ces tests de Marche
n'évaluent pas les échanges gazeux, mais procurent une
évaluation de la forme physique facile à réaliser et peu
onéreuse.
Ø Les tests cardiopulmonaires d'exercice ou d'effort.
Ces tests cardiopulmonaires analysent les échanges gazeux et
représentent le moyen le plus fiable pour évaluer la
capacité fonctionnelle [26].
1.3.4. Impact de la
spasticité sur la capacité fonctionnelle
Relations entre spasticité et limitations
fonctionnelles:
La spasticité a un impact direct sur la capacité
fonctionnelle, rendant certaines activités difficiles voire impossibles
à réaliser. Par exemple, une spasticité
sévère au niveau des membres inférieurs peut limiter la
Marche ou l'équilibre [27].
1.3.5. Conséquences
de la spasticité sur la qualité de vie
L'impact de la spasticité sur la capacité
fonctionnelle a des répercussions sur la qualité de vie globale
des individus, affectant leur bien-être psychologique et social [28].
1.4. La douleur
1.4.1. Définition
et types de douleur
La douleur est une expérience sensorielle et
émotionnelle désagréable associée à des
lésions tissulaires réelles ou potentielles. Elle peut être
aiguë, survenant de manière soudaine après une
lésion, ou chronique, persistant longtemps après la
guérison initiale du tissu. Chez les patients
cérébrolésés, la douleur peut résulter de
lésions nerveuses, de raideurs musculaires, ou de blessures secondaires
causées par une mauvaise posture ou un mauvais alignement corporel
[29].
1.4.2. Mécanismes
de la Douleur dans les Lésions Cérébrales
Les lésions cérébrales,
particulièrement celles affectant le cortex moteur, peuvent
altérer la perception et le traitement de la douleur. Par exemple, des
lésions du cortex somatosensoriel peuvent entraîner une
hypersensibilité à la douleur, un phénomène
appelé allodynie. Les lésions des voies motrices peuvent
également perturber le contrôle moteur, provoquant des douleurs
musculaires dues à des compensations incorrectes ou une utilisation
excessive de certains muscles [30].
1.4.3.
Évaluation de la Douleur
L'évaluation de la douleur dans les lésions
cérébrales se fait souvent à l'aide de questionnaires
standardisés, tels que l'Échelle Visuelle Analogique (EVA) ou
l'Échelle de Douleur de McGill. Ces outils permettent de quantifier la
douleur perçue et de déterminer son impact sur la vie quotidienne
du patient [31].
1.4.4. Impact de la
Douleur sur la Fonction Motrice et l'Autonomie
La douleur limite considérablement la capacité
fonctionnelle des individus, en réduisant leur amplitude de mouvement,
leur capacité à exécuter des tâches quotidiennes et
leur niveau d'activité physique. Chez les
cérébrolésés, la douleur persistante est un
obstacle majeur à la réadaptation, influençant
négativement l'engagement dans les exercices de
rééducation et affectant la motivation à améliorer
la condition physique et psychologique [32].
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