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Influence des séquelles neuro-orthopédiques sur la capacité fonctionnelle des adultes cérébro-lésés suivis en rééducation fonctionnellepar Homer Tshibanda Université de Kinshasa - Licence en médecine physique et de réadaptation 2022 |
1.5. La raideur articulaireLa raideur articulaire fait référence à une réduction de la mobilité d'une articulation, souvent causée par des anomalies musculaires ou une spasticité. Après un AVC, la raideur articulaire est courante, en particulier au niveau des membres supérieurs et inférieurs, en raison de la perte de contrôle neuromusculaire et de la tendance à maintenir une posture non fonctionnelle [33]. Chez les cérébrolésés, la raideur articulaire est généralement secondaire à la spasticité. Les muscles peuvent devenir rigides et moins flexibles en raison de l'activation excessive des réflexes spinaux, limitant ainsi la capacité à réaliser des mouvements coordonnés et fonctionnels [34]. L'évaluation de la raideur se fait souvent par l'analyse des symptômes cliniques, examen physique, mesure de l'amplitude des mouvements articulaires à l'aide d'appareils spécialisés, ainsi que des tests fonctionnels et examens complémentaire [35].
La raideur articulaire peut nuire à la mobilité, affectant la capacité d'une personne à marcher, à saisir des objets, ou à réaliser des gestes du quotidien. Elle peut également limiter l'efficacité des thérapies physiques, augmentant ainsi le risque de contractures permanentes si elle n'est pas traitée de manière appropriée [36]. 1.6. Trouble musculaire
Les troubles musculaires post-AVC incluent la faiblesse musculaire, l'atrophie et la spasticité. L'atrophie survient souvent en raison de l'immobilité ou de l'inefficacité des mouvements musculaires post-AVC, tandis que la faiblesse musculaire est courante dans les muscles qui ne sont plus contrôlés efficacement en raison des lésions cérébrales [37].
Les lésions cérébrales altèrent les voies motrices du cerveau, provoquant une perte de contrôle musculaire et entraînant des troubles de la contraction et de la relaxation musculaires. Cette perte de contrôle, en particulier au niveau des muscles moteurs distaux, est un facteur majeur de la faiblesse musculaire chez les patients cérébrolésés [38]. Les principaux mécanismes d'un déficit moteur sont donc un dysfonctionnement des:
L'évaluation des troubles musculaires se fait par des tests fonctionnels, l'évaluation du tonus musculaire, et l'analyse de la force musculaire. Des outils comme le test de force musculaire de Medical Research Council (MRC) et les tests de préhension peuvent fournir des informations sur la gravité des troubles musculaires [39]. Les troubles musculaires, en particulier la faiblesse et l'atrophie, affectent directement la fonction motrice et l'autonomie. Les patients peuvent éprouver des difficultés à se déplacer, à se lever d'une position assise, à marcher, ou même à effectuer des activités de la vie quotidienne comme se nourrir, s'habiller ou se laver [40]. |
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