4.1.23 1.7.
Prévention et lutte contre la bilharziose urinaire
4.1.24 1.7.1.
Prévention primaire
L'éradication de la bilharziose passe d'abord par la lutte
contre les escargots, relais du parasite ; épandre des molluscicides
ciblés ou introduire poissons prédateurs, limite leur pullulation
dans les points d'eau douce. En parallèle, la fourniture d'eau potable
traitée, l'aménagement de latrines et la promotion de gestes
d'hygiène rompent la chaîne de transmission. Enfin, des campagnes
de praziquantel distribuées à l'école ou via les centres
communautaires protègent les populations
exposées29,32.
4.1.25 1.7.2.
Dépistage et surveillance ciblée
Dans les zones endémiques, la prévention secondaire
repose sur un dépistage ciblé des riverains exposés ou des
personnes porteuses d'infections chroniques anciennes. Ceux dont l'analyse
d'urine ou l'échographie soulève un doute sont inscrits à
un programme de surveillance cystoscopique périodique, ajusté au
risque individuel, afin d'intercepter toute lésion naissante
suspects29.
4.1.26 1.8.
Conclusion
La relation étroite entre bilharziose urinaire et cancer
de la vessie, notamment par la prédominance du carcinome
épidermoïde, est bien établie dans les régions
endémiques d'Afrique et du Moyen-Orient. Cette parasitose est un facteur
aggravant du retard diagnostique, de la sévérité des
formes cliniques et du pronostic global. La clé d'une meilleure prise en
charge réside dans une combinaison d'actions : prévention
efficace de la bilharziose, amélioration de l'accès au diagnostic
précoce, renforcement des capacités thérapeutiques locales
et recherche approfondie sur les mécanismes moléculaires. Ces
éléments permettront d'espérer une réduction
significative de la morbi-mortalité liée au cancer vésical
dans ces régions.
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