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Association cancer de la vessie et la schistosomiase a schistosoma haematobium a l'hopital general de reference IME/Kimpese de juin 2011 a novembre 2021


par Michael EBAMBE BOMBEKO
Université protestante au Congo - Docteur en médecine 2020
  

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4.1.16 1.5. Prise en charge thérapeutique des tumeurs vésicales dans un contexte bilharzien

4.1.17 1.5.1. Traitement des tumeurs non infiltrantes

Pour les tumeurs non infiltrantes, la prise en charge débute par une résection transurétrale exhaustive qui élimine toute masse visible. Ensuite, on administre des instillations intra-vésicales de BCG ou d'un agent chimiothérapique, choisies selon le profil de risque, afin de réduire drastiquement les récidives et la progression à long terme29.

4.1.18 1.5.2. Traitement des tumeurs infiltrantes

Pour les tumeurs infiltrantes, l'option de référence reste la cystectomie radicale élargie aux chaînes ganglionnaires pelviennes. Dans les centres équipés, on propose auparavant une chimiothérapie néo-adjuvante à base de cisplatine ; elle diminue la masse tumorale et améliore la survie, mais son coût et la nécessité d'un suivi hématologique la rendent souvent inaccessible sur le continent africain. Le tableau est encore plus complexe pour les cancers liés à la bilharziose : découverts tardivement, volumineux, ils réclament de lourdes reconstructions urinaires qu'aucune structure locale n'est en mesure d'assumer, laissant parfois le patient sans solution3,29.

4.1.19 1.5.3. Traitement de la bilharziose

Le praziquantel demeure le traitement de référence : administré en dose unique ou lors de campagnes de masse, il élimine la plupart des vers adultes, diminue considérablement la charge parasitaire et soulage les complications urinaires. Toutefois, son influence réelle sur la prévention largement définitive du cancer vésical bilharzien reste encore débattue24.

4.1.20 1.6. Pronostic et perspectives

4.1.21 1.6.1. Pronostic

Le sort d'un patient atteint de cancer vésical dépend avant tout du stade initial, du profil histologique et de la qualité du traitement reçu. Les tumeurs urothéliales détectées précocement, correctement réséquées puis surveillées offrent ainsi des chances de survie à long terme. À l'inverse, le carcinome épidermoïde lié à la bilharziose est souvent découvert plus tard, chez des patients exposés à une inflammation chronique intense, ce qui alourdit la chirurgie, limite les options adjuvantes et pèse lourdement sur le pronostic 3,23.

4.1.22 1.6.2. Survie observée

En Afrique subsaharienne, la survie globale à cinq ans dépasse rarement 30 %, freinée par le diagnostic tardif, le défaut d'imagerie et les ressources chirurgicales limitées. À l'opposé, dans les pays à revenu élevé, les formes non infiltrantes bénéficient d'une prise en charge précoce, portant la survie jusqu'à 70 %, voire davantage aujourd'hui3.

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