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Association cancer de la vessie et la schistosomiase a schistosoma haematobium a l'hopital general de reference IME/Kimpese de juin 2011 a novembre 2021


par Michael EBAMBE BOMBEKO
Université protestante au Congo - Docteur en médecine 2020
  

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4.1.11 1.3.2. Diagnostic

Le parcours diagnostique commence souvent par l'observation d'une hématurie « suspecte », indolore et capricieuse ; chez l'adulte africain, toute coloration rouge de l'urine doit faire penser à un possible cancer de la vessie. On réalise alors un examen cytobactériologique des urines pour écarter une infection banale et, surtout, un test de filtration à la recherche d'oeufs de Schistosoma Haematobium, marqueur précieux d'une bilharziose sous-jacente. L'exploration idéale reste la cystoscopie, qui permet de visualiser directement la tumeur et de prélever des biopsies ; malheureusement, cet acte coûteux et technique demeure rare en zone rurale. La certitude diagnostique est donc apportée par l'anatomopathologie : elle précise le type histologique, confirme ou non l'origine bilharzienne et guide ainsi la stratégie thérapeutique3,23.

4.1.12 1.3.3. Retards diagnostiques et conséquences

En régions endémiques, les délais entre apparition des symptômes et confirmation sont souvent longs (plusieurs mois), contribuant à une majorité de diagnostics à stade infiltrant, difficilement curable3.Les obstacles sont l'accès limité aux soins, la précarité économique, la méconnaissance des symptômes, et le recours prioritaire aux médecines traditionnelles.

4.1.13 1.4. Approches diagnostiques et classification des tumeurs vésicales

4.1.14 1.4.1. Classification TNM

Avant d'envisager toute thérapie, il est indispensable de classer la tumeur selon la profondeur de son implantation dans la paroi vésicale, car ce seul critère conditionne le pronostic et le choix des armes. Les lésions Ta et T1, dites non infiltrantes du muscle (TVNIM), restent cantonnées à la muqueuse ou à la lamina propria ; elles se prêtent, la plupart du temps, à une résection endoscopique complétée d'instillations intra vésicales (BCG ou chimiothérapie) et à une surveillance rapprochée. À l'inverse, dès que la tumeur franchit la barrière musculaire : stade T2 ou plus, elle devient une tumeur infiltrante du muscle (TVIM). L'approche change alors radicalement : cystectomie radicale, chimiothérapie systémique ou radio-chimiothérapie combinée deviennent les options prioritaires pour espérer un contrôle durable de la maladie29.

4.1.15 1.4.2. Diagnostic avancé

L'évaluation d'un cancer de la vessie repose sur deux volets complémentaires. D'abord, un scanner thoraco-abdomino-pelvien couplé à une IRM explore avec précision l'extension loco-régionale, recherche l'envahissement ganglionnaire et détecte d'éventuelles métastases pulmonaires, hépatiques ou osseuses. Ensuite, des biopsies multiples obtenues lors de la cystoscopie font l'objet d'un examen histologique détaillé et d'une analyse immunohistochimique. Cette double lecture confirme la nature urothéliale ou non de la tumeur, attribue un grade de différenciation, identifie d'éventuelles variantes histologiques agressives et fournit des marqueurs pronostiques essentiels. Ainsi, l'imagerie et la pathologie guident conjointement la décision thérapeutique individualisée, au plus adapté à chaque profil patient29.

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