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Association cancer de la vessie et la schistosomiase a schistosoma haematobium a l'hopital general de reference IME/Kimpese de juin 2011 a novembre 2021


par Michael EBAMBE BOMBEKO
Université protestante au Congo - Docteur en médecine 2020
  

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1 RESUME

Introduction :Le cancer se caractérise par une prolifération anarchique de cellules atypiques envahissant les tissus sains. Les carcinomes, issues de la muqueuse, représentent environ 90% des cancers. Cette prolifération résulte d'interactions complexes entre facteurs génétiques et agents cancérigènes physiques, chimiques ou biologiques. À l'échelle mondiale, l'incidence et la mortalité varient selon le niveau de ressources, les progrès en dépistage étant limités en Afrique, où la bilharziose, très répandue, favorise les cancers épidermoïdes de la vessie. En RDC, le fardeau est mal documenté et exacerbé par des diagnostics tardifs et des ressources limitées.

Objectifs : L'étude vise à déterminer si un antécédent d'infection par S.H. augmente le risque de cancer de la vessie, entraîne des formes histologiques plus agressives et retarde le diagnostic chez les patients au HGR IME/Kimpese. Les objectifs spécifiques incluent la quantification de la prévalence de la bilharziose, la comparaison des caractéristiques cliniques et socio-économiques, l'évaluation du lien avec les formes agressives, l'analyse des délais diagnostiques, l'identification des facteurs d'exposition, l'impact du traitement par praziquantel, et l'élaboration de recommandations locales pour améliorer dépistage et prévention.

Méthodologie :Étude cas-témoinsrétrospectivemenée à l'HGR IME/Kimpese (2011-2021) pour explorer l'associationschistosomiaseurinaire et cancer vésical. 160 cas histologiquement confirmés appariés à 160 témoins hospitaliers selon âge, sexe, résidence. Données (dossiers, registres laboratoire-anapath) collectées via grille standardisée. Analyses descriptives (fréquence, médiane) des variables puis multivariées (Odds ratio, ÷², régression logistique) sous STATA ; biais contrôlés, confidentialité respectée, strictement.

Résultats :Cancer de la vessie touche surtout hommes âgés (médiane 65 ans), résidents zones bilharziose, souvent agriculteurs exposés à eau infestée. Antécédent schistosomiase associé au risque élevé (OR ajusté 10,52), exposition chimique aussi (OR 2,37). Tabagisme non significatif ici. Symptômes dominés par hématurie, carcinome épidermoïde fréquent. Traitements chirurgicaux courants, suivi difficile.

Conclusion : Le profil des patients, majoritairement hommes âgés, agriculteurs en zone endémique bilharzienne, reflète une exposition prolongée et des vulnérabilités sociales. L'antécédent de schistosomiase multiplie par 11 le risque de cancer vésical, accentué par une prévention insuffisante. Le retard au diagnostic, l'accès limité aux traitements, et l'insuffisance du suivi exacerbent la gravité et la mortalité.

Mots clés :Schistosoma Haematobium; Schistosomiase urinaire ; Hématurie ; Cancer de la vessie ; IME/Kimpese ; Zone d'endémicité ; Carcinome épidermoïde ; Praziquantel ;Dépistage.

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