WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Réglementation prudentielle: incidence sur le capital et le risque. Etude de cas: banques tunisiennes


par Oumaima Lassoued
Universite Tunis El Manar - Masterère de recherche en sciences de gestion spécialité: finance 2016
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

Conclusion

La relation entre réglementation, capital et risque d'une banque est un sujet qui a suscité beaucoup decontroverses.Ce chapitre s'est proposé de présenterquelques travaux théoriques etempiriques défendantdes positions différentes en relation avec cette question.

Dans la première section,nous avons justifié la réglementation du capital bancaire. Les motifs de cette réglementation tels que l'assurance des dépôtset la lutte contre le risque systémique et l'imperfection de marché, sont décrits. Dans la deuxième section, nous avons défini les risques retenus par le superviseur de régulation dans le cadre de capital, ainsi leurs pondérations et leurs notations.Dans la troisième section, nous avons discuté les différents canaux par lesquels les réglementations prudentielles internationales affectent le capital et la prise de risque.Nous avons aussiprésenté quelques études empiriquesen relation avec notre problématique.

Le chapitre suivant porte sur une validation empirique de la relation entre la réglementation prudentielle, le capital et le risque. Nous utilisons un échantillon formé de neuf banques tunisiennes cotées sur la période 2005 à 2014.

Chapitre 3 

L'impact de la réglementation prudentielle sur le capital et la prise de risque : Validation empirique : le contexte Tunisien

Introduction

Dans les deux premiers chapitres, nous avons insisté sur la nécessité et le rôle de la réglementation prudentielle dans un système économique. Nous avons aussi essayé de retracer l'évolution dans le temps de cette réglementation à l'échelle internationale.Nous réservons ce chapitre à une validation empirique dans le contexte tunisien. Spécifiquement, nous testons empiriquement l'impact de la réglementation prudentielle sur le comportement des banques en matière de capital et de risque.

Les analyses empiriques sont précédées par une présentation de la réglementation prudentielle en Tunisie ainsi que son évolution à travers le temps. La deuxième section s'intéresse à l'objectif de l'étude, la collecte des données, les variables et les modèles à estimer.La troisième section estréservéeaux analyses et tests économétriques ainsi qu'aux interprétations des résultats.

Section I : L'évolution de la réglementation en Tunisie

Dans le but de mieux appréhender la régulation prudentielle en Tunisie, dans cette section nous aurons étudié précisément les règles prudentielles, les objectifs ainsi bien les normes des surveillances, l'historique et l'évolution des la surveillance prudentielle en Tunisie.

Comme toute les pays de sud (en développement) , l'industrie financière grâce à son rôle important dans l'économie Tunisienne ; devient le secteur le plus surveillé et régulé .

Le maintien et le surveille de système bancaire Tunisien devient une indigence irrésistible dans le but d'assurer des déposants, préserver la fiabilité, de banques, et toute le système financier sur l'échelle national aussi bien internationale. Concernant la Tunisie, plusieurs changements en matière de la régulation prudentielle suite de la croissance de la mondialisation et de la dérégulation.

Progression très rapide pour la régulation dans le but de se réactualiser avec les conditions mondiales et de rejoindre les mutations portées par la dérégulation et l'internationalisation de système financière.

Dan la fin de mieux appréhendé la régulation prudentielle en Tunisie, dans cette section une étude précise sur l'historique, les objectifs, l'évolution sera effectuée.

I) Les objectifs de la réglementation prudentielle :

La régulation prudentielle a pour but de maitriser la prise du risque par les établissements de crédit aussi bien de garantir un gestion efficace de marché financière ; les normes de contrôle placés par les autorités publics ( BCT et la ministère de Finance) , visent à empêcher ces risques qu'ont un impact direct sur le résultat et peuvent avoirs des conséquences néfastes sur la banque aussi bien sur les autres établissements bancaire.

**Les objectifs principaux des autorités :

+ Veiller que les ressources prélevées par les banques sert à soutenir les règles financières déterminées par l'autorité publique.

+Garantir un bon fonctionnement de l'industrie financière

+Protéger la crédibilité des banques pour les agréer de poursuivre à participer dans le financement de l'économie aussi bien d'encourager les établissements de crédits à approuver des procédés récentes de gestion et de maintien de risque.

+Harmoniser les formalités de la compétition entre les banques Tunisiennes encore plus modernisé le fonctionnement des banques pour être plus compétitive à l'échelle mondiale

+Il faut perfectionner la relation client-banque car c'est un avantage pour l'établissement

II) Le contenu des normes prudentielles en Tunisie :

La Banque Centrale de Tunisie fixe les règles de management et règles prudentielles applicables auprès des banques et institutions financières Circulaire n ° 91-24 du 17 Décembre 1991, remplacée par la circulaire aux banques n ° 2001-04 du 16 Février 2001 et la circulaire aux banques n ° 2001-12 du 4 mai 2001.

Ces normes concernant:

· L'usage des fonds propres,

· Les ratios entre les fonds propres et les engagements,

· La réserve obligatoire,

· Les ratios de liquidité,

· Les concours accordés par les établissements de crédits à leurs filiales,

· Les risques en général.

1) La norme de surveillance

Selon les normes internationales le ratio de solvabilité est « le ratio Cooke » qu'est estimé par le rapport entre les capitaux propres nets et la pondération totale des risques.

Ratio Cooke a été fixé à 8% le 31 décembre 1999 (article 4 nouveau de la circulaire n°99-04 du 19 mars 1999)

Il faut noter que les fonds propres pour tout établissement bancaire devraient représenter 8% de son propre actif pondéré en fonction des risques.

Ø cette règle a été déterminée par la banque des règlements Internationaux (BRI) et fixée dans la régulation prudentielle tunisienne

Ce ratio est caractérisé de façon simple encore plus la banque à la liberté de déterminer la composition de son portefeuille :

Ratio de couverture des risques (Ratio de solvabilité) :
Fonds propres nets Total des actifs pondérés en fonction des risques encourus

> ou = 8%

2) Norme de liquidité

Déjà connu que le risque de liquidité est le risque le plus dangereux pour les établissements financiers, Concrètement, le risque apparaît lorsque les retraits exigent la banque pour obtenir les fonds à un coût plus élevé que l'habitude.

D'après la circulaire 91-24 du 17/12/1991, les institutions de crédits sont retenues de poursuivre au classement de tous ses actifs sauf les créances détenues sur l'Etat et la BCT. Il faut que toute banque classe ses créances en deux classes :

· Les créances courantes : sont les créances desquels l'encaissement complet dans les délais est incontestable (certain).

· Les créances classées : sont celles qui sont distribués en fonction du degré du risque d'impayé en quatre classes :

Classe 1 : les actifs qui sont détenus sur des entreprises (les risques sans provisions)

Classe 2 : les créances dont lesquelles les retards de paiements d'intérêt et de montant principale sont dans l'intervalle de [90 jours et 180 jours] (provisions de risque est 2%)

Classe 3 : sont les mêmes actifs or que la période ca diffère d'où l'intervalle est [180 jours jusqu'à 360 jours](dont la provision est 50%)

Classe 4 : les créances qui dépassent un an

3) Les normes de division de risque :

Trois regels à suivre :

Selon l'article premier de la circulaire (91-24).Les risques en vue de clients majeurs : la somme des risques encourus sur les bénéficiaires desquelles les risques sont au dessus ou égaux à 5% des capitaux propres nets de l'institution financière pour chacun d'entre eux ; il faut qu'on ne dépasse pas 10 fois ses capitaux.

Selon le troisième article de même circulaire : les risques encourus sur les dirigeants gestionnaires et les propriétaires ne devraient pas excéder trois fois les capitaux propres de l'établissement bancaires.

 Les risques sur le même attributaire : ceux-ci il faut que ne dépassent pas 25% des capitaux propres nets de la banque (article 2 de la circulaire 99-04).

Tableau 4 : Les Ratios de concentration et de division des risques 

Ratio de concentration des risques:
Risques encourus sur un même bénéficiaire/Fonds Propres Nets

< ou = 25%

Ratio de division des risques:
- Total des risques encourus sur les bénéficiaires dont les risques encourus pour chacun d'entre eux sont supérieurs ou égaux à 5% des Fonds Propres Nets (FPN)

- Total des risques encourus sur les bénéficiaires dont les risques encourus pour chacun d'entre eux sont supérieurs ou égaux à 15% des Fonds Propres Nets (FPN)

< ou = 5 fois les FPN


< ou = 2 fois les FPN

Limite des concours accordés aux actionnaires, dirigeants et administrateurs

< ou = 3 fois les FPN

Suivi des engagements :

En vertu des dispositions de l'article 2 de la circulaire n° 2001-12 du 4 Mai 2001 aux banques, les banques sont tenues d'exiger, pour le suivi de leurs concours financiers aux entreprises dont les risques encourus dépassent 10% de leurs fonds propres ; un rapport d'audit externe.

Surveillance prudentielle:

La surveillance bancaire se devise en deux parties une surveillance interne et une autre externe.

· Surveillance externe :

La loi n° 2001- 65 du 10 juillet 2001 a confié à la Banque Centrale de Tunisie le pouvoir de contrôler les établissements de crédit,

· Surveillance interne :

D'examiner à ce que les outils adaptés de contrôle interne soient implantés par l'établissement

Modifier tout relevé de l'établissement avant son dépôt aux contrôleurs de surveillance, étudier tous investissements ou démarches susceptibles de mettre en difficulté la situation financière.

Les banques devraient placées un système adéquat de contrôle interne qui assure l'évaluation persistante des instructions internes.

Les institutions financières redoivent disposées d'un système de contrôle de la conformité, concédé par le conseil de surveillance.

III) L'historique de la surveillance en Tunisie

 « La réglementation prudentielle n'est que la conséquence de la libéralisation financière de l'activité bancaire »   Imène Ben Fredj : « LA PERFORMANCE DU SECTEUR BANCAIRE TUNISIEN À L'EPREUVE »

L'instauration de la régulation prudentielle par la BCT est l'un des outils de contrôle des établissements bancaires se note dans le contexte de programme d'ajustement structurel Cette réglementation est mise en exécution en 1987 par la circulaire 87-47 du 23 décembre 1987 et qui avait été consolidé par la circulaire 91-24 du 17 décembre 1991.

A. BOURI & A.BEN HMIDA révèlent que. «The prudential regulation was thus born in Tunisia really with the circular of the Central Bank n° 91-24 of December 17th, 1991»

Des distincts circulaires seront remplacées en fait, admettant une amélioration de la réglementation et intervenant tant à son mutation.

La législation de régulation l'activité bancaire en Tunisie se résume dans les lois suivantes :

· Loi n°58-90 du 19 septembre 1958 portant création et organisation de la Banque Centrale de Tunisie telle que modifiée par la loi n° 2006-26 du 15 mai 2006.

· Loi n°85-108 du 6 décembre 1985 portant encouragement d'organismes financiers et bancaires travaillant essentiellement avec les non-résidents,

· Loi n°94-89 du 26 juillet 1994 relative au leasing,

· Loi n°2001-65 du 10 juillet 2001, relative aux établissements de crédit, qui abroge et remplace la loi n° 67-51 du 7 décembre 1967 réglementant la profession bancaire modifiée notamment par la loi n° 94-25 du 7 février 1994 et la loi n°2006-19 du 2 mai 2006.

· Loi n°2005-96 du 18 octobre 2005 relative au renforcement de la sécurité des relations financières.

· Textes à caractère réglementaire de la Banque Centrale de Tunisie.

IV) L'évolution de la réglementation prudentielle en Tunisie

Depuis 1987, et tout en conservant les règles de précaution, la BCT s'est impliquée dans une politique caractérisée par une importante libéralisation et décontraction des opérations en annulant la structure de surveillance qui se posait sur les autorisations antérieures et la régularité de réescompte. C'est particulièrement pour but de responsabiliser plus les établissements de crédit. Une procédure de surveillance à postériori plus flexible et adéquate mise en place pour remplacer celle à priori.

Le suivi de la libéralisation de 1987 : Simultanément que la libéralisation de l'activité bancaire, des normes de couverture et de division des risques fondées sur des normes acceptées à l'échelle internationale, par exemple le ratio Cooke, ont été optés au début de l'année 1988 par la circulaire de la BCT no 87-46 du 18 décembre 1987.

Les mesures prudentielles du décembre 1991 : « naissance réelle de la réglementation prudentielle  en Tunisie » :

La réglementation prudentielle a vu le jour en Tunisie réellement avec la circulaire de la BCT n° 91-24 du 17 Décembre 1991. Les dispositions de cette circulaire s'inspirent des règlements implantées à partir de 1988 par le Comité de Bâle, appliquées en Tunisie depuis le 02 janvier 1992.

Selon l'article 4 de la circulaire, les fonds propres nets de la banque doivent présenter en permanence, un rapport de 5 % du total de son actif (bilan et hors bilan) pondéré en fonction des risques encourus.

En ce qui concerne la concentration des risques, les risques encourus sur un même bénéficiaire ne doivent pas dépasser 40 % des fonds propres nets. Les risques encourus sur les dirigeants, les administrateurs et les actionnaires dont la participation au capital est supérieure à 10 % ne doivent pas dépasser trois fois le montant des fonds propres nets.

En outre les normes en matière de concentration des risques, les banques sont soumises, depuis le 17 décembre 1991, à des normes de classification de tous leurs actifs et doivent respecter les règles relatives aux cotisations minimales de provisionnement de la BCT.

Ces principales mesures constituent un prolongement et une consolidation de celles établies depuis 1987

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net

Ligue des droits de l'homme