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Réglementation prudentielle: incidence sur le capital et le risque. Etude de cas: banques tunisiennes


par Oumaima Lassoued
Universite Tunis El Manar - Masterère de recherche en sciences de gestion spécialité: finance 2016
  

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La révision des règles prudentielles en 1994 :

L'année 1994 a connu la promulgation d'une nouvelle loi bancaire (loi n° 94-25 du 7 février 1994 modifiant la loi n°67-51 du 7 décembre 1967). Cette nouvelle loi organise la profession bancaire et complète le processus de réformes financières et de libéralisation.

En outre, depuis le 7 février 1994, la législation bancaire interdit aux banques d'affaires d'affecter plus de 10 % de leurs fonds propres à une participation dans une même entreprise.

Cette loi a donné des nouvelles responsabilités à la BCT : cette nouvelle loi investit la Banque Centrale d'une nouvelle mission, celle d'arbitre et de régulateur du marché financier. Concrètement, la Banque Centrale exercera un contrôle prudentiel qui se manifestera que lorsqu'il y a une violation des règles de jeu mises en place ou tout autre dérapage non réglementaire.

Des règles prudentielles pour la surveillance des positions de change ont été promulguées en Mars 1994, lors de la création du marché des changes, et ont été modifiées en Mai 1997 (circulaire de la BCT du 9 mai 1997).

Les réformes de 1997 :

En janvier 1997, il a été décidé, dans le cadre de l'assainissement du secteur bancaire, la création de sociétés de recouvrement auxquelles seront transférées les dettes commerciales et financières des banques. Cette mesure vise à renforcer les bases financières des banques, et à leur permettre d'adopter une nouvelle politique de risque bancaire et d'être mieux outillées pour faire face à la concurrence étrangère.

Depuis mai 1997, les intermédiaires agréés sont désormais tenus de respecter en permanence un rapport maximum de 10 % entre le montant de la position de change dans chaque devise et le montant des fonds propres nets, ainsi qu'un rapport maximum de 20 % entre le montant de la position de change globale et le montant des fonds propres nets. Jusque-là, la position de change par devise était limitée à 5 % des fonds propres nets. De plus, l'obligation relative à la tenue d'une position de change par opérateur a été levée. Par ailleurs, depuis 1994, l'intermédiaire agréé qui accuse une perte de change d'au moins 3 % de sa position de change dans une devise est obligé de solder cette position et d'avertir la banque centrale. Depuis mai 1997, cette mesure ne s'applique que lorsque la position de change en une devise est supérieure ou égale à 200 000 dinars.

Les réformes de 1999 : « transposition du ratio Cooke » :

Les dispositions de la réforme de 1999 s'inspirent directement des règlements mis en place à partir de 1988 par le Comité de Bâle ; il s'agit notamment du ratio Cooke.

Les dispositions de la circulaire 99-04 sont appliquées par les banques Tunisiennes depuis le 31 décembre 1999 quand le ratio de couverture des risques requis passait de 5 % à 8 %, ce ratio est décrit par le rapport suivant :

Fonds propres nets / Total des actifs pondérés en fonction des risques encourus = 8%

Les fonds propres nets sont constitués des fonds propres nets de base et des fonds propres complémentaires et c'est conformément aux dispositions de comité de Bâle.

Le décalage entre la norme internationale et la norme Tunisienne (8 % et 5 %) était lourd de conséquences, La Tunisie ne pouvait plus donc se permettre de rester à un ratio Cooke de 5% alors que la plupart des pays émergents concurrents ont adopté un ratio Cooke de 8%.

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