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Développement durable et gestion des forêts du bassin du Congo: étude comparative des politiques forestières du Cameroun et de la République du Congo

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par Parfait Oumba
Université de Limoges - Master en Droit international et comparé de l'environnement 2007
  

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B- Les contraintes sociales

La paupérisation et le sous-développement représentent de véritables contraintes sociales à une gestion durable des forêts du bassin du Congo. En effet, la misère est pratiquement généralisée en Afrique centrale malgré le potentiel en ressources naturelles. La menace se fait plus grande encore avec le constat officiel (juillet 1999) de la diminution de 60% des avoirs extérieurs des pays de la BEAC. La pauvreté est aussi réelle en milieu urbain. En Angola, 80% de la population urbaine utilise le bois de feu. Toute la population rurale utilise le bois de feu (OAB, 1996, 10). Au Cameroun, le chiffre d'affaires du commerce de bois de chauffe était de 50 milliards, soit 2,5 fois plus grand que celui de la Société nationale d'électricité resté à 18.8 millions (Batibonak, 1994, 29). Cette demande est satisfaite par les populations rurales qui sont obligées d'entrer dans la forêt pour satisfaire une demande excédentaire. La répression ne peut se faire qu'avec mesure d'autant plus que l'Etat est en partie responsable de la condition des populations. Une action violente de l'Etat peut augmenter les tensions sociales ou encore servir les entrepreneurs politiques à l'affût. Ce qui pourrait assombrir le ciel sociopolitique.

Aussi, parce qu'elles sont conçues dans une optique exclusive, les législations forestières des pays étudiés restent avant tout répressives et donc aliénantes. Leur finalité étant de limiter l'accès de la forêt aux populations tentées de s'en servir pour leur usage. Les lois nient en cela la capacité des populations rurales à gérer convenablement les forêts. Dans ce contexte, les populations ne trouvent aucun intérêt à conduire des améliorations sylvicoles dans des forêts dont elles ne sont pas propriétaires. Il s'ensuit donc une démobilisation sociale et un désintéressement des populations qui estiment que pour résoudre les problèmes immédiats, il vaut mieux couper et brûler ce qu'on peut en évitant de se faire prendre, et en n'attendant pas que le voisin l'ait fait avant.

La mainmise des Etats sur les forêts réduit les populations à un rôle passif, dans un contexte d'affaiblissement des autorités traditionnelles. Cette déresponsabilisation des populations accélère le processus de déforestation. Au demeurant, les impératifs de protection de l'environnement et la nécessaire applicabilité des droits des populations locales et autochtones ont amené la communauté internationale à reconnaître l'importance de ces dernières dans la protection des écosystèmes, notamment les écosystèmes forestiers

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