WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

La créativité en musicothérapie auprès de personnes schizophrènes comme re-création de soi d'un point de vue phénoménologique


par Aude Cassina
Université des Arts de Zurich (Suisse) - Master of Advanced Studies en musicothérapie clinique 2010
  

précédent sommaire suivant

1.6.2 Schizophrénie hébéphrénique (ou désorganisée)

Décrite par Hecker, elle représente 20% des formes de schizophrénies. Le syndrome autistique prédomine sur les deux autres. Cette forme débute chez le sujet jeune (Hébé faisant référence à la déesse grecque de la jeunesse), et semble correspondre cliniquement à la démence précoce de Kraeplin. On relève un aspect déficitaire global de l'individu avec notamment les symptômes suivants : une attitude générale de repli, une pensée magique et régressive, de l'aboulie, de l'apathie, de l'athymhormie (atteinte globale de la vigueur du moi, Dide et Guiraud, 1922) et une perte d'intérêt. Le délire n'étant pas au premier plan, le sujet ne l'exprime que difficilement. Cette forme répond mal aux neuroleptiques et évolue de manière progressive et insidieuse avec des phases d'exacerbation. Elle est répertoriée et appelée schizophrénie désorganisée dans le DSMIV-TR (295.10), répertoriée et nommée schizophrénie hébéphrénique dans la CIM-10 (F20.1).

1.6.3 Schizophrénie catatonique

Fréquente au début du siècle passé, elle n'est actuellement que peu dénombrée et les cas cités sont historiques. Comme son nom l'indique, un syndrome dissociatif (moteur) prédomine, avec pour symptômes des troubles moteurs, des troubles du langage, un maniérisme ou une inertie, ainsi qu'un syndrome cataleptique. Peuvent survenir des épisodes d'extrême violence marqués par des épisodes d'agitation avec agressivité au cours de l'immobilisme catatonique. Il s'agit de crises majeures du comportement. La schizophrénie catatonique est répertoriée dans le DSM-IV-TR (295.20) et dans la CIM10 (F20.2).

1.6.4 Schizophrénie « simple »

L'existence de cette forme est discutée, certains praticiens contestant la réalité clinique de ce type de schizophrénie. Décrite par Berze en 1929, cette forme se caractérisait par un affaiblissement intellectuel et affectif, une diminution des capacités d'attention et de concentration, d'intérêt et d'autonomie amenant à une dégénérescence mentale. Actuellement, elle est décrite de la manière suivante : pas de délire, ou peu important, dissociation lente et insidieuse, personnalité schizoïde4, froideur affective, bizarrerie, qui se traduisent parfois par un vagabondage et une désinsertion professionnelle. La schizophrénie simple est aussi appelée psychose blanche en raison du peu de signes symptomatologiques désignés. Elle n'est pas répertoriée dans le DSM-IV-TR mais dans la CIM-10 (F20.6).

précédent sommaire suivant