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La créativité en musicothérapie auprès de personnes schizophrènes comme re-création de soi d'un point de vue phénoménologique

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par Aude Cassina
Université des Arts de Zurich (Suisse) - Master of Advanced Studies en musicothérapie clinique 2010
  

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1.6.5 Schizophrénie dysthymique (ou psychose aiguë schizo-affective)

C'est Kasanin, en 1933, qui propose le terme de psychose aigüe schizo-affective pour décrire un tableau clinique dans lequel se mélangent des symptômes schizophréniques tels que le délire, l'hallucination, la dissociation avec des troubles majeurs de l'humeur (dépressifs, maniaques ou mixtes) congruent ou non au délire. La clinique démontre que les troubles schizo-affectifs durent de trois à quatre mois et sont généralement suivis de périodes d'accalmie pendant lesquelles ne subsistent qu'une symptomatologie résiduelle, voire aucun trouble psychique majeur. Actuellement, en raison des intervalles libres de symptômes psychiatriques, la clinique moderne inclut les tableaux schizo-affectifs dans la psychose bipolaire (maniaco-dépressive) ou en constitue une entité distincte intermédiaire entre les troubles schizophréniques et les troubles bipolaires maniaco-dépressifs. Les troubles schizo-affectifs sont répertoriés dans le DSM-IV-TR (295.70) et dans la CIM-10 (F25.x).

1.6.6 Autres formes

4 Selon Kretschmer, toute personnalité possède 2 pôles. Le tempérament schizoïde se meut entre hyperesthésie et anesthésie affective, et le sujet éprouve les 2 effets de manière simultanée. Il est à la fois trop sensible et trop froid. (Minkowski, 1997, p.25.)

a) Schizophrénie pseudo-psychopathique (ou héboïdophrénique)

Kahlbäum, dans une publication de 1889, propose le terme d'héboïdophrénie pour désigner une forme de schizophrénie désormais controversée. Elle indique une affection touchant le sujet jeune qui présente des comportements d'opposition à son entourage, à sa famille et à la société. Il développe progressivement des troubles du cours de la pensée et présente des symptômes délirants souvent masqués par son asocialité, sa marginalité et sa violence. L'évolution de cette forme amène à des troubles du comportement (actes auto et hétéro agressif, consommation excessive d'alcool et de stupéfiants) avec un vécu psychopathique agrémentés d'épisodes dissociatifs. La schizophrénie pseudo-psychopathique n'est pas répertoriée dans le DSM-IV-TR ni dans la CIM-10 qui préfèrent privilégier la comorbidité comme trouble psychotique de la personnalité avec comportement borderline.

b) Schizophrénie pseudo-névrotique

Il s'agit des pseudo-névroses schizophréniques décrites par Hoch et Polatin à partir de 1949 et nommées précédemment schizoses par Claude (1939). Elles désignent la symptomatologie suivante : crises délirantes aiguës, explosives et fugaces avec désorganisation conceptuelle, dépersonnalisation, automatisme mental, (crises désignées de schizomanies par Claude) sur fond de névrose grave marquée par des mécanismes de fabulation, des thèmes érotiques et mystiques. Cette forme de schizophrénie n'est pas reconnue de tous les cliniciens et rappelle certains tableaux de névroses hystériques graves. La schizophrénie pseudo-névrotique n'est actuellement répertoriée ni dans le DSM-IV-TR ni dans la CIM-10.

c) Schizophrénie indifférenciée

Cette forme comprend les tableaux cliniques répondant aux critères A des schizophrénies selon la classification du DSM-IV5. La schizophrénie indifférenciée est répertoriée dans le DSM-IV-TR (295.90) et dans la CIM-10 (F20.3) pour laquelle cette forme correspond aux critères de schizophrénie mais ne pouvant être classée comme aucune autre forme clinique précédemment décrite (Haouzir, Bernoussi, 2005).

d) Schizophrénie résiduelle

5 Cf. 1.2 Signes cliniques, lettre A, p.9.

Cette forme désigne une évolution de négatifs (aboulie, athymhormie, avolition) comportements ou discours désorganisés résiduelle est répertoriée dans le DSM

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