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Les recours individuels dans le système inter-africain de contrôle: la coexistence de la cour africaine et des juridictions des communautés économiques régionales

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par Christian BAHATI BAHALAOKWIBUYE
Université Catholique de Bukavu - Licence 2011
  

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Conclusion partielle

En guise de conclusion de ce chapitre, nous disons que les conditions de recevabilité des requêtes individuelles devant la Cour africaine sont moins rigoureuses que celles requises par les Cours européenne et interaméricaine. Au niveau africain ces conditions sont adaptées et moins rigides dans la mesure où elles n'exigent pas que la requête soit présentée dans les six mois à cause de difficulté de transport que connait l'Afrique, ou que son objet ne soit pas en cours d'examen devant une autre instance internationale. Si vis-à-vis de conditions exigées par ses paires le Protocole créant la cour africaine exige des conditions souples, on ne peut manquer de souligner qu'elle soumet des requêtes étatiques à des conditions moins rigoureuses que pour celles émanant des individus et des ONG. De la lecture de l'article 40 de son Règlement final de 2010 et des paragraphes premier et deuxième de l'article 6.2 que les conditions qu'il pose ne concernent que les seules affaires portées devant la Cour par un individu ou une ONG. La question qui reste à résoudre est celle de savoir si les requêtes interétatiques ne sont soumises à aucun barrage de recevabilité pour que la Cour en connaisse.

Comparativement aux conditions prévues par les juridictions sous-régionales, la cour est difficilement accessible. Non seulement ces cours des CER ne prévoient pas la déclaration facultative, la compatibilité des demandes aux instruments de protection, les conditions de délai, elles vont jusqu'à admettre des requérants sans qu'ils n'aient saisi une seule instance interne. C'est la règle pour toutes ces CER concernant les litiges entre particuliers ; et la CJCEDEAO ne prévoit pas cette condition pour toute affaire dont elle pourra connaitre.

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"Il y a des temps ou l'on doit dispenser son mépris qu'avec économie à cause du grand nombre de nécessiteux"   Chateaubriand