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Production de saccharum officinarum (canne à  sucre) dans la commune de Sèmè-Podji: impacts socio-économique et environnemental


par Parfait C. Alexis AHOHOUNDO
Université d'Abomey-Calavi - Maitrise 2009
  

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CHAPITRE V

PROBLEMES ET PERSPECTIVES

CHAPITRE 5 : Problèmes et perspectives

La mise en valeur de la localité de Sèmè-Podji a travers la culture de la canne a sucre est entravée par un certain nombre de problèmes. Il importe d'y faire des suggestions.

5.1- Problèmes

5.1.1- La degradation des sols et l'usage intense d'engrais chimiques

L'accroissement de la population et la nécessité de produire davantage contraignent beaucoup de producteurs a abréger, voire supprimer la jachère. Or, sans période de régénération totale, la terre ne peut se reconstituer de la perte des éléments nutritifs qu'a provoquée la période de culture.

Cabot (1965) cite par Koutinhouin (1978) considère que le feu, a l'origine, est un moyen rapide et pratique dont se sert le paysan pour débarrasser le sol a cultiver de son couvert végétal. Le résultat le plus sensible du passage du feu est la destruction de la litière qui protege le sol des intempéries et qui est destinée a lui fournir les matières humiques (Dossou, 1996). Cette pratique, courante dans la commune, prend de plus en plus d'ampleur. Dans la plupart des cas, la végétation herbacée est incinérée sur place (photo 9).

Il est important de souligner que l'apport d'engrais chimiques permet d'accroItre la production agricole et d'obtenir de meilleurs rendements. Pour fertiliser un hectare de canne a sucre, le producteur utilise quatre (4) sacs d'engrais NPK et deux sacs d'Urée de 50 kg chacun, soit un total de six sacs (6) sacs. Les dépenses s'élèvent a 272.000FCFA. Dans le but d'obtenir de bons

rendements, les paysans augmentent parfois les doses des intrants par hectare (tableau XV).

Photo 9: La proliferation du défrichement par le feu est réelle dans le paysage.

Les paysans utilisent pour la plupart, cette méthode de defrichage des champs.
Or le brâlage réduit l'importance de la matière organique des sols.

CLICHE : AHOHOUNDO, Janvier 2007, Village de Podji

Tableau XV : Mode d'utilisation des intrants par les paysans

Nature

Dose recommandée/Ha

Coût

Pratique des

paysans

Coût

NPK

200 kg

23.000F le sac de 50 kg

400 kg

184.000FCFA

Urée

100 kg

22.000F le sac de 50 kg

200 kg

88.000FCFA

Fientes

-

2.000F

600 kg

12.000FCFA

Total

300 kg

-

600 kg

284.000FCFA

 

Sources : Enquêtes de terrain + Cecpa - Juillet 2008

Les données du tableau XV montrent que les paysans ne respectent pas les doses d'engrais recommandées et ceci concerne 100% des enquêtés. Il est urgent que des séances de formation soient davantage initiées a l'endroit des paysans pour un bon dosage des plants et par voie de conséquence, une préservation de la qualité agronomique des sols. Lorsque la terre est fraichement défrichée dans un bas-fond, elle ne nécessite généralement pas d'apports d'intrants, mais si elle a déjà été cultivée, il faut lui restituer des matières fertilisantes par le biais de l'enfouissement des pailles ou par l'apport de compost aux sols.

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