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Problématique du coàt des services dans les microfinances au Cameroun


par Achille Landry WOMEGNE POKAHA
Institut de recherche et d'enseignement en relation internationale et européeene (IRERIE LLC) - Master II en gestion et finance 2011
  

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INTRODUCTION

Bien que la majorité de personne ait tendance à limiter l'activité de la microfinance au microcrédit, nous devons avouer qu'il est tout de mrme assez difficile de donner une explication précise de la microfinance sans nous référer à ce que d'autres en ont pensé.

Marc Labie, définit la microfinance comme « l'octroi de services financiers (généralement du crédit et /ou de l'épargne), à des personnes développant une activité productive, le plus souvent de l'artisanat ou du commerce et n'ayant pas accès aux institutions financières commerciales en raison de leur profil socio-économique (il s'agit des pauvres, sans revenus fixes, qui n'offrent aucune des garanties demandées par les institutions bancaires commerciales) ».

Le CGAP (Groupe consultatif pour l'assistance aux pauvres) définit la microfinance comme un « ensemble de services financiers et bancaires à destination des populations les plus pauvres ».

La synthèse de ces définitions nous permet de définir la microfinance comme un moyen de développement économique permettant aux personnes à faibles revenus exclues du système bancaire formel, d'améliorer leur mode de vie, d'augmenter leurs revenus, en leur offrant un ensemble de services financiers

Avec le temps, et le développement de ce secteur particulier de la finance partout dans le monde, y compris dans les pays développés, la micro finance s'est élargie pour inclure désormais une gamme de services plus large (crédit, épargne, assurances, transfert d'argent, etc. ). Dans ce sens, la microfinance ne se limite plus aujourd'hui à l'octroi de microcrédit aux pauvres, mais plus tôt à la fourniture d'un ensemble de produits financiers à tous ceux qui sont exclus du système financier classique ou formel.

En termes simples, nous pouvons définir, une Institution ou Etablissement de microfinance (IMF ou EMF) comme une organisation qui offre des services

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Réalisé et soutenu par WOMEGNE POKAHA Achille Landry

financiers à des personnes à faibles revenus et qui ont difficilement accès au secteur financier formel.

Telle que pratiquée aujourd'hui, la microfinance a été pendant longtemps, l'apanage des pays d'Asie et d'Amérique Latine et ne s'est développée en Afrique noire et particulièrement au Cameroun qu'en début des années 1990.

En effet, la grave crise économique qui a frappé l'Afrique en général et le Cameroun en particulier au milieu des années quatre vingt a eu pour conséquence sur le système financier, la restructuration voire la fermeture de nombreuses banques (S.C.B ; CAMBANK ; BIAO ; MERIDIEN BIAO ; BICIC ; etc.). C'est ainsi que de nombreuses localités se sont retrouvées sans aucune structure financière dans laquelle effectuer leurs opérations. Dans les localités où les guichets de banque ont été maintenus, les conditions d'entrée en relation ont été rendues tellement rudes que plusieurs personnes se sont retrouvées contraints de clôturer leur compte dans ces établissements. Dans le but de ne marginaliser aucune frange de la population et permettre aux couches défavorisées et éloignées des grandes métropoles (oil sont concentrées les établissements financiers restants) d'accéder aux services financiers, le gouvernement du Cameroun a décidé de promouvoir l'activité de micro finance qui jusqu'ici était l'apanage des seules provinces « dites anglophone » par la loi dite « des GIC-COOP » dans le but de stimuler et encourager la création des sociétés coopératives d'épargne et de crédit avec l'appui des bailleurs de fonds avec pour objectif à terme d'en faire un instrument privilégié de lutte contre la pauvreté.

Quoique le nombre de bénéficiaires des services de la micro finance ait été multiplié par 6 en moins d'une décennie et que l'action de ce secteur d'activité se fasse de plus en plus sentir dans les couches aussi bien défavorisées qu'auparavant abandonnées, force est de constater que de nombreuses voix ne cessent de s'élever pour décrier le coIt des services appliqués par la micro finance dès lors qu'il faut les comparer à ceux offerts par les banques classiques.

Cette comparaison devient de plus en plus récurrente surtout que la micro finance compte désormais dans son portefeuille une clientèle assez nantie qui aimerait bien se voir appliquer les mêmes conditions que celles ayant cours dans les banques ayant pignon sur rue.

Hors ces réclamations sont faites sans tenir compte du mode de fonctionnement des EMF ainsi que de l'environnement hautement sensible qui est leurs.

Notre étude après avoir présenté l'origine et l'évolution de la microfinance dans le monde et au Cameroun, situera le lecteur sur l'environnement (cadre juridique et concurrentiel) dans lequel fonctionnent les EMF (et qui est le plus déterminant dans la taxation de leur service) avant d'expliquer comment la tarification des services est déterminée dans ces EMF. Nous confluerons le présent essai en faisant quelques propositions grâce à notre expérience dans le secteur dont nous estimons que la prise en compte améliorera jà coups srs l'amélioration des conditions de vie des plus pauvres qui est et devrait rester la préoccupation majeure des EMF.

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